29 octobre 2009
UPVD: Questionnaire sur la précarité
Un questionnaire sur la précarité circule à l'UPVD
Aujourd’hui la précarité mutile la vie de milliers de personnes et déstructure le travail dans les laboratoires et les services. Elle n’est pas une fatalité, mais un choix délibéré des gouvernements successifs.
A la fin des années 70, la bataille sur les CDD a permis la titularisation de milliers de précaires. Ces dernières années dans la recherche, sous la pression syndicale, les ministères et les grandes fondations caritatives ont renoncé aux libéralités, sans que le phénomène disparaisse du fait des petites associations et des caisses noires. Aujourd'hui, la bataille menée par les syndicats et le collectif Génération Précaire a contraint le gouvernement à règlementer le recours aux stages afin d'éviter les pratiques abusives. Les luttes du printemps ont obligé le pouvoir à annoncer qu'il ne supprimerait aucun poste dans les universités et les organismes en 2010 et 2011.
Les syndicats et associations soussignés de l’enseignement supérieur et de la recherche veulent faire de l’année universitaire 2009-2010 une période de lutte contre la précarité, avec la participation de tous les précaires et de tous les titulaires.
Connaître les réalités pour défendre les précaires
Dans la jungle des durées et des modes de rémunération, dans la diversité des sources de financement, dans l'émiettement des situations, il faut connaître la réalité pour permettre aux précaires de se défendre, pour faire respecter leurs droits élémentaires auprès de leur employeur, pour les soutenir dans leurs demandes les plus immédiates, pour obtenir un emploi stable pour chacun d’eux. Alors que le ministère a toujours refusé de faire un recensement exhaustif, qu’il minore le problème, qu’il nie la variété des situations de souffrance, nous voulons mettre en évidence l’ampleur de la précarité. C'est pourquoi nous demandons à tous les collègues permanents et précaires de faire circuler ce questionnaire.
Une politique délibérée
Combien y a-t-il de précaires dans l'enseignement supérieur et la recherche ? Trente ou cinquante mille, voire plus ? Nous ne le savons pas. Mais il existe au moins 6000 CDD financés par l'ANR, alors que, parallèlement, le nombre des personnels statutaires du CNRS (25233) est inférieur à celui de 1993. Dans les universités, le gouvernement finance le « plan licence », une « mission d'insertion », l'équivalence TP-TD (qui devrait être appliquée à tous) sur heures complémentaires, pour ne pas créer d'emplois. De très nombreux précaires exercent des missions pérennes de nature administrative, technique, de recherche ou d'enseignement (centres de Français Langue Etrangère par exemple).Pourtant, les besoins de créations d'emplois sont immenses pour préserver le temps de recherche, comme pour assurer l'encadrement des étudiants.
La crise n’y est pour rien
Ce n'est même pas aujourd'hui une question d'argent. L'intégration dans les statuts existants de nombre de précaires ne coûterait rien à court terme car l'argent existe déjà (ANR, crédits d'établissements, etc.). De plus la création de 6000 emplois de titulaires par an ne coûterait, en Euros, que 300 millions de plus par an, alors que le gouvernement met chaque année 4 milliards pour le Crédit d'impôt recherche, sans évaluation de son efficacité en terme de développement de la recherche, 3 milliards pour diminuer la TVA sur la restauration et dilapide 15 milliards dans « le paquet fiscal ».
Une remise en cause des statuts de titulaires
La précarité n'est pas seulement un scandale social, c'est aussi le moyen d'attaquer progressivement les statuts de titulaires. Dans une pénurie organisée de postes et crédits de base, elle est la meilleure façon de faire accepter aux équipes un mode de fonctionnement sur contrats à court terme. Ce processus enlève toujours plus à chacun, établissement, laboratoire ou individu, sa marge d'initiative scientifique, tout en bureaucratisant notre système.
La précarité est l'affaire de tous
Nous appelons les responsables d'établissements et de laboratoires à faciliter la diffusion de ce questionnaire. Nous demandons aux organisations syndicales de se concerter pour organiser les précaires localement, dans les formes qu'ils souhaiteront pour faire remplir le questionnaire et intervenir pour exiger le recensement des besoins. Nous souhaitons que dans tous les conseils d'université, d'organisme, d'UFR, de laboratoire, … des motions soient proposées, demandant notamment des créations de postes programmées et à la hauteur nécessaire.
Les organisations soussignées s'adresseront aux parlementaires pour que le budget 2010 constitue une première étape dans la résorption de la précarité par des mesures d'intégration et par des créations d'emplois de titulaire.
- SNTRS-CGT, FERC-SUP CGT, CGT-INRA, CGT-IFREMER
- SNCS-FSU, SNESUP-FSU, SNASUB-FSU, SNEP-FSU, SNETAP-FSU
- SGEN-CFDT Recherche EPST
- SUP'RECHERCHE-UNSA, SNPTES-UNSA
- CFTC-Recherche
- SUD Education, SUD Recherche EPST, SUD Etudiant
- UNEF
- SLR
- SLU
11 octobre 2009
UPVD: Une nouvelle insulte faite à la communauté universitaire
Une nouvelle insulte à notre université : José manuel Barroso décoré
La Ferc-Sup CGT et un grand nombre de membres du personnel de l’UPVD, comme de leurs représentations syndicales, protestent vivement contre ce projet et envisagent toutes les actions possibles (manifestations, tribune dans la presse etc.) pour s’opposer à ce que la plus haute distinction honorifique de notre Université soit attribuée à celui que ses condisciples en politique appellent le « caméléon » pour ses revirements successifs et sa servile dévotion aux chefs d’Etat les plus puissants.
Ce sobriquet est pourtant plutôt galvaudé puisque depuis de nombreuses années, Barroso a servi avec une grande constance la droite la plus rétrograde et ultra libérale.
A la tête du mouvement des étudiants maoïstes portugais dans ses jeunes années, le MRPP (Mouvement pour la Réorganisation du Parti du Prolétariat), il s'oppose ensuite à l'accession au pouvoir du Parti communiste portugais. On soupçonne aujourd’hui le MRPP de Barroso d'avoir été financé et manipulé par la CIA.
Par la suite, il poursuit une brillante carrière d’universitaire et d’homme politique dans son pays. Premier ministre en 2002 du gouvernement portugais il se définit lui même comme « modéré, réformateur et anti-étatiste ».
En réalité, il mène une politique de rigueur et de déréglementation qui met à genoux les services publics d’Etat de son pays.
Conservateur, ouvertement pro-occidental, ostensiblement pro-sioniste et atlantiste, il est en tous points en accord avec la doctrine politique et économique des « faucons » bushistes conservateurs américains dont il soutient toutes les dérives sur la scène internationale. En mars 2003, il est le « Gentil-Organisateur » du sommet des Açores qui rassemble George W. Bush, Tony Blair et José Maria Aznar afin de décider du déclenchement de la guerre en Irak, contre l'avis de l'ONU et de l'opinion internationale, une conception de l'antidémocratisme en politique qu'il utilisera avec profit au sein de la toute puissante et non-démocratique Union européenne. Il confiera dans la foulée les aéroports et l'espace aérien portugais à la CIA qui s'en sert pour transférer secrètement et en toute illégalité quelques 700 prisonniers arabo-musulmans vers Guantanamo.
Président de la Commission européenne, Barroso prône une libéralisation totale, notamment des services publics, se prononce contre l’exception culturelle française, nommant à chacun des postes de commissaire des ultra libéraux doctrinaires. Menaçant et méprisant après le non français et néerlandais au référendum sur la Constitution européenne, il se signale encore par son soutien à la directive retour (qui bafoue les droits des étrangers) dite « directive de la honte » et de la célèbre directive Bolkestein, défend l'introduction des OGM en Europe malgré l'opposition citoyenne et les pratiques des grandes firmes céréalières qu'il connait parfaitement bien au travers de leurs groupes de pression. Soutien actif d’Israël, du Traité de Lisbonne ainsi que du projet d'une défense militaire européenne totalement intégrée à l'OTAN, et donc à la botte des Américains, Barroso se signale en 2008, comme étant l'un des derniers politiques au monde à prendre la mesure de la crise financière et économique internationale qui n’impose toujours pas selon lui, de jeter les bases d’une réglementation de la finance internationale.
A l’heure d’aujourd’hui, seule l’Université de Nice peut se targuer en Europe d’avoir offert à cet individu le titre de docteur honoris causa. Toutes les subventions du monde ne justifient pas que nous puissions nous signaler en distinguant de la sorte le symbole d’une Europe capitaliste, vendue à la finance internationale (avec les conséquences que personne ne peut plus ignorer), responsable de la casse des services publics et ses conséquences humaines (Cf. France Telecom), profondément antidémocratique.
Nous demandons à la direction de l’université de renoncer à ce projet ahurissant.
Le Président de l'UPVD est donc ainsi prêt à courber l'échine à n'importe quel prix pour obtenir quelques malheureuses subventions.
C'est une honte et une insulte portée à l'ensemble de la communauté universitaire !!
Nous nous engageons dès aujourd'hui à un travail de mobilisation et de sensibilisation envers l'ensemble des étudiants afin de réserver un accueil que M Barroso n'oubliera pas lors de sa venue prévue le 17 octobre !!!
Mellal Farid, élu au conseil d'administration de l'UPVD
31 août 2009
UPVD: frais d'inscriptions illégaux
UPVD : Université de Perpignan Frais illégaux recensés : 8€ pour tous les étudiants Tous les diplômes sont concernés
· Frais payés par les étudiants à l’inscription administrative :
Lors de l’inscription tous les étudiants boursiers et non boursiers doivent s’acquitter de 8 € de frais de sport obligatoires
en plus des droits d’inscriptions nationaux.
Source : le barème des droits d’inscription de l’université
Ces droits d’inscription sont illégaux parce qu’ils sont supérieurs aux droits nationaux. Par ailleurs, ils sont
obligatoires pour tous les étudiants.
30 août 2009
UPVD en lutte contre les lois pécresses !!
Etudiant en lutte à Perpignan:
Photos de Georges Bartoli
09 juillet 2009
UPVD : Accueil ou flicage des étudiants étrangers à la fac de Perpignan
L'université de Perpignan compte aujourd'hui près de 3000 étudiants étrangers de 42 nationalités differentes.
Le conseil d'administration a décidé le vendredi 3 juillet d'instaurer une nouvelle procédure d'accueil de ces étudiants internationaux pour la rentrée prochaine.
Il s'agit de leur faciliter l'accueil grâce au maintien d'un guichet unique où des titres de séjours leurs seront délivrés par deux agents détachés de la préfecture.
Mais voila:
Dans la nouvelle procédure, on voit apparaitre la mise en place de vigiles pour sécuriser le seul accès au guichet unique, Pourquoi?
Un article prévoit également que l'université communiquera les statistiques de ces étudiants étrangers à la préfecture comme l'exige les nouvelles dispositions du ministère de l'immigration.
Cela pose un vrai problème de déontologie pour une institution publique. On est en droit de se demander pourquoi un tel flicage?
J'attire l'attention sur ce fait car les étudiants étrangers sont constamment la cible des moindres difficultés universitaires .
"Les chinois sont des tricheurs" au dire de certains membres du Conseil.
"les magrébins profitent du système pour se payer des vacances en France"
Soyons vigilents !!!
29 mars 2009
Chaine humaine pour la défense du service public
Se donner la main pour défendre le service public
Hier, malgré la pluie, ils étaient près de 300 à former une chaîne humaine le long du quai Sadi Carnot pour dénoncer la "casse" du service public, et démontrer la solidarité des secteurs touchés.
L’idée de départ était audacieuse. Former, depuis l'université de Perpignan et jusqu'à l'hôpital Saint-Jean, une chaîne humaine ininterrompue et solidaire... Malheureusement, en ce samedi après-midi, la pluie s'est invitée à la fête, brisant progressivement les maillons de la chaîne.
Michel, pourtant, ne s'est pas laissé démonter. Il est chargé du point de rendez-vous n° 11, la place Arago. Une quinzaine de personnes, membres du comité de mobilisation des personnels de l'Université de Perpignan à l'origine de l'action, membres d'organisations syndicales ou de partis politiques de gauche, se sont rassemblées autour de lui. "Qu'est-ce qu'on fait ?" lance une jeune fille, le visage à moitié dissimulé par une capuche. "On y va" répond simplement Michel, qui se met à dérouler son ruban rouge et blanc de chantier jusqu'au Castillet. Seulement, arrivé sur place, c'est la déconvenue.
Sylvain Mauran, du comité de mobilisation des personnels de l'université, est pendu au téléphone. Un à un, il appelle les responsables des 21 points de rendez-vous, pour leur signifier de se rassembler, tous, sur la place de la Victoire.
"Le temps n'est pas de la partie , lâche Sylvain dans un haussement d'épaules. On souhaitait monter une opération rapidement après la manifestation du 19 mars, et c'est pourquoi on s'était réunis dans la foulée pour organiser une convergence des luttes public / privé".
Seulement, pour cette fois, c'est raté. "Mais la mobilisation va continuer", affirme Françoise Chatard, co-secrétaire départementale de la FSU. Hier, les 300 personnes présentes ont donc formé une chaîne humaine entre la place Arago et la place de la Victoire. Et peu avant 16 heures, des ballons ont été lâchés dans le ciel. Un ciel couleur de circonstance : gris.
Article Barbara Gorrand, journaliste Indépendant
20 mars 2009
recul sur la réforme du CAPES
Le gouvernement de François FILLON recule un seconde fois face à la mobilisation de la communauté universitaire.
Ce recul se traduit par le report de la masterisation des diplomes d'enseignants.
Voir lettre de XAVIER DARCOS aux organisations syndicales ci dessous.
Cependant le combat est loin d'être fini...
13 mars 2009
UPVD, la lutte continue...
ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DE MOBILISATION
19 mars à 15h
en amphi A3 de l’Université de Perpignan
APPEL À UNE CONVERGENCE DES LUTTES DES SECTEURS
PUBLIC ET PRIVÉ
Lors de la réunion du 11 mars à l’Université de Perpignan (journée de mobilisation des Universités appelant à globaliser la mobilisation « de la Maternelle à l’Université »), des personnels et usagers de l’Education Nationale ont fait le point sur les différentes attaques que subit le service public de l’enseignement à tous les niveaux.
Les contre-réformes et les mesures communes comme celles spécifiques à chaque secteur de l’éducation vont toutes dans le même sens : un démantèlement du service public de l’enseignement et de la recherche qui remet en cause gravement la qualité de l’école publique et l’égalité d’accès à un service éducatif de qualité:
suppressions massives de postes, refonte précipitée et préjudiciable pour tous de la formation aux concours d’enseignement, diminution des budgets, précarisation des emplois,…etc.
Tous les services publics sont remis en question .
Jusqu’à présent, les différents secteurs ont mené des luttes auxquelles le gouvernement a fait la sourde oreille, au point qu’il est qualifié d’autiste :
l'éducation, la santé, la justice, le Trésor Public, les Pompiers, etc,
ont porté des revendications et organisé des mouvements de grève restés sans réponse recevable.
Afin que les revendications prennent de l’ampleur
et soient réellement entendues par les ministères concernés,
une convergence des luttes de la maternelle à l’université,
ainsi que des autres secteurs du service public
apparaît nécessaire.
Par ailleurs, contrairement à ce que voudrait faire penser le discours gouvernemental (diviser pour mieux régner) et parfois aussi celui médiatique, les intérêts du salariat du service public ne s’opposent pas à ceux du salariat du privé :
les emplois du Public et du Privé sont également menacés,
les statuts des salariés sont autant en cours de dégradation dans le Privé que dans le Public.
Ce qui est retiré aux fonctionnaires du Public n’est aucunement donné aux salariés du Privé
Il y a bien une politique globale
qui va contre l’intérêt de tous les salariés et des demandeurs d’emploi.
Privé – Public dans la même galère :
c’est pourquoi sont également invités à cette AG:
les personnels des autres services publics
ainsi que les salariés du Privé et demandeurs d’emploi
et leurs représentants.
Le gouvernement veut faire passer en force,
en nombre, et dans la précipitation ses projets, lois et divers remaniements
à tous les niveaux, y compris pour les collectivités territoriales .
Nous devons inverser le processus et rassembler nos forces
pour que cesse le massacre
et négocier de véritables réformes progressistes,
pas uniquement basées sur un principe de baisse budgétaire.
Comité de mobilisation des personnels de l’UPVD, Intersyndicale de l’Education Nationale, FCPE,UNEF.
24 février 2009
UPVD en grève
L'UNEF Perpignan appelle à une journée nationale de manifestations le jeudi 26 février 2009.
Depuis plusieurs semaines, les étudiants se mobilisent massivement dans les universités pour exprimer leur opposition à la politique universitaire du gouvernement.
Valérie Pécresse doit répondre aux mécontentements qui s’expriment
Valérie Pécresse s’est enfermée depuis plusieurs semaines dans une un silence coupable face à une mobilisation toujours forte dans la communauté universitaire. Elle refuse d’entendre les demandes d’amélioration de l’encadrement des étudiants, impliquant notamment le rétablissement des 900 postes supprimés et le gel des suppressions de poste dans l’enseignement supérieur à partir de 2010. Elle est silencieuse sur la nécessité de remettre à plat la réforme du financement des universités à la « performance » qui creuse les inégalités entre universités et va pénaliser les établissements les plus en difficulté. Elle n’apporte aucune garantie sur la nécessité de mettre en place un « paquet social étudiant » améliorant leurs conditions de vie. Elle se refuse à répondre aux demandes de modifications de la réforme de la formation des enseignants qui liquide leur formation professionnelle et accroit la sélection sociale dans l’accès à ces métiers. Dans le contexte actuel, cette stratégie du pourrissement est dangereuse. Elle suscite l’incompréhension des étudiants et des personnels mobilisés, et elle ne peut aboutir qu’à une augmentation des tensions. Par son attitude, le gouvernement porte la responsabilité des tensions actuelles dans les universités.
L’UNEF Perpignan appelle l’ensemble des étudiants à une journée de manifestation le jeudi 26 février 2009, départ à 11H de l’université.
Mellal Farid, vice-président de l’UNEF à Perpignan
04 février 2009
gréve à l'upvd
Appel à une assemblée générale
jeudi 5 février 2009 en amphi 3.
l'après midi sera banalisé pour permettre à l'ensemble des étudiants de s'informer sur le mouvement.
venez nombreux pour donner votre avis .
c'est tous ensemble que nous pourrons faire bouger les lignes.

















