19 septembre 2009
MGB: pour un front de gauche durable !!!
Pour un Front de gauche durable
Entretien. Marie-George Buffet s’explique sur son appel au débat adressé à toute la gauche. « Nous avons la responsabilité de reconstruire une alternative et beaucoup de celles et ceux qui résistent, qui construisent à gauche comptent sur nous ! »
Lors de la Fête de l’Humanité, vous avez appelé à un grand débat d’idées sur ce que doit être une politique de gauche. Pensez-vous avoir été entendue ?P>
Marie-George Buffet. J’ai le sentiment que l’appel que nous avons lancé a été une initiative politique qui a parcouru les allées de la Fête. Je pense qu’elle correspond très exactement à ce qu’attendent des millions d’hommes et de femmes aujourd’hui. Je participais mercredi au rassemblement des cheminots pour la défense du fret, au Bourget. J’ai été interpellée par plusieurs d’entre eux sur cette question. Dans mon intervention, j’ai parlé du Front de gauche, de l’alternative aux politiques libérales. Je ne supporte plus que la gauche ne soit présentée que dans la rubrique des fraudes, des rivalités entre dirigeants, des clins d’oeil au Modem, alors que nous vivons une crise internationale, sociale, démocratique, écologique. Beaucoup de gens pensent comme moi. Avec cet appel, ils se disent : « Enfin du concret ».
Vous proposez que des ateliers se tiennent à l’initiative du Front de gauche et soient ouverts à toute la gauche. Jean-Luc Mélenchon a exprimé son désaccord avec une présence du PS dans ces ateliers, dans la mesure où le Front de gauche ne saurait comprendre le PS. Un communiqué du Parti de gauche a confirmé cette position. Que lui répondez-vous ?P>
Marie-George Buffet. Il faut que le Front de gauche soit durable. Quand j’ai lancé l’appel à constituer un front de gauche, en octobre 2008, c’était dans la perspective des élections européennes. Le scrutin passé, nous nous sommes dit qu’il fallait continuer. Mais il faut l’élargir. Le Front de gauche a vocation à devenir majoritaire. Mon idée est très claire. Nous proposons aux organisations fondatrices du Front de gauche de se réunir rapidement, dès la semaine prochaine, pour préparer ces ateliers. Travaillons déjà entre membres fondateurs, éventuellement même à une plate-forme partagée pour aller à ces ateliers avec des propositions communes sur les grands sujets. Mais invitons bien toutes les autres organisations à en débattre, et surtout toutes les femmes et les hommes de gauche. Et attachons-nous bien à ancrer cette confrontation d’idées à partir des grandes revendications et des exigences portées par le mouvement social.
Il y a urgence non seulement parce que nous avons l’échéance des élections régionales de 2010, mais aussi parce que les hommes et les femmes qui sont aujourd’hui en lutte, en pleine crise du capitalisme, porteuse de tous les dangers démocratiques, sociaux et écologiques, ont besoin de raisons concrètes d’espérer. S’ils ont l’impression qu’à gauche rien ne bouge, qu’elle ne sortira pas du marasme décrit à la une des médias, qu’elle ne répond pas à leurs revendications et à leurs aspirations, l’horizon est bouché. Je dis à nos amis du Front de gauche : travaillons ensemble et organisons ces ateliers sans tarder. Nous avons la responsabilité de reconstruire une alternative à gauche et beaucoup de celles et de ceux qui résistent, qui construisent à gauche comptent sur nous !
Vous parlez d’élargissement du Front de gauche. À qui pensez-vous plus précisément ?
Marie-George Buffet. Nous devons nous tourner vers les autres formations de gauche et écologistes. Parlons des socialistes. Des dirigeants du PS, des présidents de région se tournent vers un parti de droite appelé Modem. Hier, le Figaro mettait à la une : « Modem-socialistes, les tractations ont commencé ». Le Parisien ouvrait ses colonnes à Martine Aubry : « J’accepte volontiers de rencontrer François Bayrou », tout en disant que sa priorité est le rassemblement à gauche ! Mais il y a aussi des millions d’hommes et de femmes, des militants, des élus et des électeurs socialistes qui ont envie d’être de cette gauche que nous portons avec le Front de gauche. Doit-on, parce que certains tendent la main aux libéraux, élever des barrières entre nous et ces socialistes ? Je ne suis pas d’accord avec cela. Je pense au contraire que nous devons tendre la main à ces hommes et à ces femmes et leur dire : venez débattre avec nous. Au Front de gauche nous avons commencé à travailler sur un nouveau projet pour l’Europe, les régions, notre pays, débattons, confrontons nos points de vue. Ces débats, nous les mènerons sous les interpellations des actrices et des acteurs des mouvements sociaux et démocratiques. Le but, je veux être très précise, c’est d’adopter des plates-formes partagées. Je souhaite qu’à la fin de chaque atelier, nous prenions acte des propositions qui nous réunissent. C’est sur cette base que nous pourrons nous rassembler, au lieu d’ériger des frontières infranchissables entre nous.
Ces différences d’approche découlent de conceptions différentes du Front de gauche…
Marie-George Buffet. Nous voulons un Front qui vive et qui grandisse avec les formations qui le composent. Nous n’avons jamais souhaité que nos formations se fondent. Nous voulons faire vivre nos partis. Mais le Front de gauche doit se développer, se tourner vers d’autres. Si nous le figeons, nous le figerons à 7 %. Mon but ce n’est pas de témoigner, mais d’agir. Nos concitoyens nous diront : est-ce utile de voter pour vous si vous ne créez pas les conditions d’une majorité populaire et politique ? Le désir profond du peuple de gauche, c’est que, dans les régions, au gouvernement et au niveau européen, les conditions soient créées pour des choix en rupture avec les logiques libérales, pour de nouveaux droits aux salarié-es, aux citoyen-nes, un pouvoir qui satisfasse leurs revendications. Le front doit être une dynamique.
La gauche dirige 20 régions métropolitaines sur 22. Des communistes siègent dans les exécutifs. Quel bilan en tirez-vous ?
Marie-George Buffet. Nos élus régionaux ont porté tout au long de leur mandat les propositions qu’ils avaient défendues, certains sur des listes autonomes au premier tour, d’autres sur des listes communes avec le PS. Quand on mesure le travail de vice-présidents au transport, les réalisations concernant les TER, ou d’autres vice-présidents avec l’équipement des lycées, la culture ou le sport par exemple, de bonnes choses ont été réalisées. Mais il faut aujourd’hui franchir une nouvelle étape au niveau des ambitions pour les régions. La réforme des collectivités territoriales va être annoncée prochainement. Les régions peuvent être des lieux où les élus commencent à rompre avec les logiques libérales, et des points d’appui pour les luttes sociales. Il y a un bilan à tirer dans chaque région, et surtout des projets à construire.
Vous avez annoncé qu’à l’issue des ateliers, une offre politique serait présentée par le PCF. Pouvez-vous préciser votre proposition ?P>
Marie-George Buffet. Nous ferons une offre politique sur le rassemblement que nous souhaitons pour le premier tour lors du Conseil national du 24 octobre. Je précise d’ores et déjà que, pour le deuxième tour, la gauche sera rassemblée pour barrer la route à la droite et construire des majorités pour gérer les régions à gauche.
Et le premier tour ?
Marie-George Buffet. Nous trancherons la question à l’issue des ateliers car je ne peux pas vous dire si le Front de gauche va rester où il en est ou s’il va réussir à grandir et à prendre des couleurs. C’est cela qui nous permettra de déterminer les contours des alliances au premier tour.
Quels sont, selon vous, les points importants d’un projet d’alternative à gauche dont vous souhaitez débattre dans les ateliers ?
Marie-George Buffet. Le premier atelier commence le 10 octobre. Il y a d’abord le volet de la démocratie. La gauche doit se donner comme objectif la mise en oeuvre d’une nouvelle République. Elle doit s’engager de manière claire dans l’esprit des propositions de loi que nous avons déposées au printemps avec le Parti de gauche, visant à donner de nouveaux droits aux salariés et aux syndicats dans la gestion des entreprises. Il y a la question de l’utilisation de l’argent. Quel engagement sur les salaires ? Sur un pôle public du crédit ? Pour être plus net, il faut que la gauche s’engage à nationaliser une partie du secteur bancaire pour développer des politiques du crédit pour la recherche, la protection de l’environnement, de nouveaux progrès sociaux, une nouvelle fiscalité. La gauche doit s’engager à travailler à une nouvelle façon de produire. À une diversification des ressources énergétiques. J’insiste aussi sur l’accès au savoir, toutes les réformes de la droite sur l’école et l’université sont contestées. Engageons des états généraux sur l’école du XXIe siècle.
Enfin, la gauche, une fois au pouvoir, devra adopter rapidement une loi qui interdise aux entreprises de licencier lorsqu’elles distribuent des dividendes. Va-t-on enfin instaurer le vote des résidents étrangers, ce qui n’a pas été fait par le gouvernement Jospin entre 1997 et 2002 ? La gauche aura-t-elle du courage, de l’audace, affirmera-t-elle ses valeurs ou jouera-t-elle toujours avec les logiques libérales ? Si la gauche sort de ces ateliers avec des plates-formes communes partagées, elle sera en capacité de faire bien plus que de soutenir les manifestants sur le bord de la rue : leur donner un espoir que leurs revendications soient enfin satisfaites.
Entretien réalisé par Jean-Paul Piérot
Sources: journal l'humanité
09 mai 2009
Européenne : Jean luc Mélenchon à Auch
Une voix qui roule, bouscule tout de cette gauche hésitante qui n'est plus la sienne… Une respiration qui regonfle ces militants de gauche éparpillés et perdus dans les contradictions.
La situation locale et nationale on la connaît parfaitement. Elle est développée par Maurice Salles, Martine Meilhan et Cathy Daguerre, ces deux dernières, candidates aux côtés de Jean-Luc Mélenchon sur la liste Grand Sud européenne. Mais quand il prendra la parole, Jean-Luc Mélenchon ira directement aux racines du mal : une crise économique et un désastre écologique annoncé.
Pour surmonter le mal, il faut en revenir aux idées de liberté de 1 789, de laïcité et surtout rompre avec la routine. Cette rupture, c'est la tentative d'union des hommes de gauche, « ce ramassis de rebelles et de mauvaises têtes qui disent non ». Il a rencontré le PC et d'autres structures et regrette la passivité et les incohérences du PS. Alors comme on ne peut pas faire une politique de gauche avec le traité de Lisbonne, il recommande l'implication populaire contre ceux qui ont causé la crise et qui veulent en profiter pour recommencer sur les mêmes bases.
Jean-Luc Mélenchon avance pas à pas… il sait que la victoire est loin mais mercredi le peuple de gauche voulait y croire.
Source: Dépêche.fr
05 mai 2009
Cabestany : Réunion publique Front de Gauche
Pour une Europe démocratique, sociale, pacifique, economique !!
Réunion Publique
centre culturel de Cabestany
14 mai à 18h30
En présence de Jean Vila (maire de Cabestany), Nicolas Garcia (Maire d'Elne), Jean Marc copola (PCF), Hyacinthe Carrera (Parti de Gauche)
04 mai 2009
Front de gauche : la liste Melenchon Daguère est complète.
Européennes. Front de gauche : une paysanne lot-et-garonnaise sur la liste
« La liste pour les Européennes du Front de gauche pour changer d'Europe conduite par Jean-Luc Mélenchon et Cathy Daguerre vient d'être complétée. C'est une paysanne lot-et-garonnaise Monique Valenti, militante dans un syndicat très engagé dans la défense de l'agriculture paysanne, qui va occuper la 14e place dans la liste Jean-Luc Mélenchon (PG), Cathy Daguerre (PCF). Elle élève des chèvres dans une petite ferme du côté de Virazeil. Elle fabrique et commercialise les formages issus de son élevage sur les marchés de la région. Pour notre liste du Front de gauche, c'est une recrue de qualité car elle symbolise parfaitement l'agriculture paysanne familiale et durable, respectueuse de l'environnement et de la qualité des aliments que nos élus du Front de gauche ont l'intention de promotionner et défendre lorsqu'ils siégeront au Parlement européen. Plus les élus du Front de gauche seront nombreux, plus les chances d'infléchir les politiques européennes seront grandes. L'environnement, l'agriculture, l'emploi, la santé, la recherche et tout le secteur social ont tant besoin d'une politique européenne en rupture avec les préceptes du Traité de Lisbonne, à l'OMC, et de la Banque centrale européenne. » Dante Pontoni (de St-Robert), animateur de comité de soutien du Front de gauche.
23 avril 2009
Front de gauche : comité de soutien Cabestany
Lettre ouverte pour la constitution d’un Comité de soutien au Front de Gauche
Militants politiques, citoyens impliqués pour faire gagner le Non au Traité européen de 2005, engagés dans les mobilisations sociales, ayant déjà ou pas fait le choix de participer à la campagne du Front de Gauche pour les européennes,… … nous vous invitons à une première rencontre. Le mardi 28 avril 2009 A 18h15 A la salle de réunion du Centre culturel Ce rendez-vous est un point de départ avec un objectif simple : être plus nombreux pour mener la bataille. Après la victoire au Traité constitutionnel de 2005 où le non antilibéral a été majoritaire au sein de la gauche, dans le contexte d’un système capitaliste qui va au bout de sa logique dévastatrice malgré une crise planétaire, dans un moment où les mobilisations des citoyens résonnent dans les rues, il serait fou de ne pas tout tenter pour porter ensemble notre parole jusqu’au Parlement européen. La surdité de l’Europe nous invite à en dessiner une autre d’Europe : la notre. Une Europe sociale, écologique, démocratique, favorisant la solidarité entre les peuples et force de paix dans le monde. En faisant le choix de parapher le Traité de Lisbonne aux côtés de l’UMP, les socialistes européens et la direction du PS en France ont fait le choix de défendre coûte que coûte l’Europe libérale. Ce n’est pas notre choix. Nous pensons au contraire, qu’à l’heure où 80% des décisions françaises sont édictées par les directives européennes, il faut se libérer de la camisole imposée par les traités européens. Pour mettre en échec la politique de Sarkozy sur les services publics, sur les droits des salariés et les niveaux de rémunération, la mise en concurrence de tous contre tous, il semble évident qu’il ne faut pas entériner ces mêmes décisions prises au niveau européen. Pour agir ensemble, au-delà de nos différences, chacun a sa place dans le Front de gauche pour changer d’Europe. Soyez les bienvenus à nos côtés ! Pour constituer ce comité de soutien actif au Front de gauche !
Jean luc Melenchon au côté des JC 66
11 avril 2009
Melenchon dans les P-O
Jean-Luc Mélenchon dans les P.O.
Le 14 avril 2009 11h30 espace Gavroche Elne
Communiqué de presse
Les organisations politiques d’Initiatives Citoyennes ( la Fédération) – du Parti Communiste Français – du Parti de Gauche, vous informent de la présence de Jean Luc Mélenchon dans le département des Pyrénées Orientales ce jeudi 16 avril 2009.
Tête de liste Front de Gauche de la grande Région Sud Ouest pour les élections Européennes, Jean Luc Mélenchon donnera une conférence de presse, autour d’un petit déjeuner, au buffet de la gare SNCF de la ville de Perpignan à 9h30. Ensuite, rendez-vous est pris avec la population, les salariés, les organisations syndicales, et les élus du canton de la côte Vermeille pour une rencontre à partir de 11h30 au centre d’entretien TER de la SNCF à Cerbère. L’occasion nous sera une nouvelle fois donnée d’apporter tout notre soutien à la lutte engagée par la population et les cheminots, contre les projets de démantèlement et de délocalisation du centre d’entretien TER de Cerbère. La question de quelle Europe pour un aménagement et un développement durable des territoires se pose avec insistance.
Un point presse se tiendra à 13h pour clôturer cette visite.
Initiative Citoyenne – Parti Communiste Français – Parti de Gauche
24 mars 2009
appel du front de Gauche
Election européenne 2009
Le capitalisme traverse une crise historique. Chaque jour de nouveaux plans sociaux sont annoncés. La hausse du chômage est dramatique et sans précédent. Les services publics sont démantelés. Les droits sociaux reculent, la catastrophe écologique s'avance. Il est urgent de changer de politique !
Pourtant, l'Union européenne n'a pas su, pas voulu réagir face à la crise. Les gouvernements européens veulent faire payer la note de leur échec aux salariés, aux jeunes, aux citoyens. Ensemble nous voulons saisir l'occasion des élections européennes du 7 juin pour sanctionner les politiques libérales qui ont conduit à ce désastre. Avec le développement des luttes et les mouvements sociaux, dans notre pays comme dans toute l'Europe, le vote du 7 juin sera une nouvelle occasion de faire entendre la colère et la volonté de choix en rupture avec l'Europe libérale et ses Traités dont celui de Lisbonne. Et d'élire de nombreux députés qui, tous les jours, nous protègent et portent nos préoccupations.
Nous soutenons donc les listes du Front de Gauche pour changer d'Europe, rassemblement ouvert à tous les citoyens et les citoyennes, toutes les forces politiques et sociales, qui défendent une Europe nouvelle, solidaire, de justice et de paix, écologique, démocratique, en rupture avec les dogmes néolibéraux et les traités européens actuels.
Pour signer l'appel du Front de Gauche, cliquez sur le lien suivant:
http://www.frontdegauche.eu/index.php?option=com_petitions&view=petition&id=84&Itemid=48
Fraternellement la JC 66
















