06 décembre 2009
Conseil municipal d'Elne : Contre les jardins d'Eveil et la réforme des collectivités territoriales
Réunion du conseil municipal à Elne le 23 novembre 2009
Hé oui, cela arrive parfois ! Lors de la dernière réunion du conseil municipal, aucune voix discordante ne s’est élevée sur toutes les questions de l’ordre du jour.
Si effectivement les questions concernant les affaires administratives et financières n’appelaient pas la polémique, les motions proposées par Nicolas Garcia concernant les « jardins d’éveil » et la réforme des collectivités territoriales auraient pu divisées la majorité et les oppositions.
En effet, la motion concernant l’abandon du projet de « jardins d’éveil » fit l’unanimité et la motion sur le projet de réforme des collectivités territoriales fut adoptée avec 24 voix pour et 4 abstentions, celles des élus d’ « ensemble pour Elne » d’Henri Jonca, les conseillers de « Valeurs et tradition » du Dr Jourda rejoignant les voix de la majorité municipale.Le conseil municipal demande donc au gouvernement « l’abandon du projet des «jardins d’éveil, refuse la mise en place de ce nouveau dispositif par le maire et exige le renforcement des moyens nécessaires à une scolarisation de qualité pour leurs enfants dès l’âge de 2 ans ».
Dans la seconde motion, le conseil municipal affirme « son attachement indéfectible à la décentralisation…formule le vœu que le département et la région puissent continuer à apporter une contribution indispensable au financement des équipements et des projets municipaux…exprime son inquiétude de voir réduites les dotations versées par l’Etat…car même si le projet de loi ne menace pas directement la compétence générale des communes, la réduction des moyens financiers pour celles-ci la menace de fait…souhaite que la définition des périmètres des intercommunalités et la détermination des compétences qu’elles exercent demeurent fondées sur le libre choix des communes, la coopération intercommunale ne peut être que mutuellement avantageuse et consentie…appelle le gouvernement et les parlementaires à engager une véritable réforme des finances locales et à renforcer la solidarité territoriale et le rôle primordial des communes dans la gestion des services publics de proximité comme pilier de notre démocratie. »
Farid
source: extrait des délibérations du conseil municipal.
14 octobre 2009
Elne: les rendez-vous de l'humanitaire
Samedi 17 : 10h : Inauguration du festival - Marche des rendez vous de l'humanitaire, en présence de nombreuses associations.- Parvis de l'hôtel de ville - Discours d'inauguration - Maternité Suisse- Dimanche 18 : 15h30 - Après midi festif - Bal au profit de la Maternité Suisse, avec le groupe "Alchemist"- Salle des fêtes- Lundi 19 : 20h30 - Cinéma - Projection du film de Jean pierre Duret et Andréa Santana " Puisque nous sommes nés" - Cinéma rené vautier- Mardi 20 : 15h00 - Table ronde - Thème : " Quelles protections pour l'enfant face aux discriminations?", en présence de Jean -Claude Colombel, psychiatre pour enfance et humanitaire ( M.A.P) et Patrick Marcel ( FRANCAS) - Espace Gavroche- 20h30 : Ciné-débat - projection du film " les enfants invisibles"en partenariat avec l'UNICEF - Cinéma René Vautier- Mercredi 21 : Journée enfance-jeunesse organisée en partenariat avec les FRANCAS- Projection du dessin animé " Cyber dodo" en présence de son créateur Manuel Martin. Rencontre avec le dessinateur " PEF", ateliers conception d'objets d'arts en partenariat avec l'aile universelle - Espace Gavroche- Cinéma René Vautier- Jeudi 22 : 15h00 - Table ronde en direction des professionnels de l'enfance- Thème : " L'enfant doit béneficier de la sécurité sociale...il a droit à une alimentation, un logement, des loisirs, des soins médicaux..."état des lieux aujourd'hui, en présence d'un juge pour enfantdu TGI de Perpignan et de la directrice de l'IDEA d'Elne- Espace Gavroche- 20h30 : Débat " Droit de l'enfant 20 ans après?" En partenariat avec le mouvement de la paix, en présence de Raoul Alonso du Bureau National du Mouvement de la Paix et des enseignants pour la paix. - Cinéma René Vautier- Vendredi 23 : 20h30 : Théâtre " A la découverte des droits de l'enfant" Mis en secène par Mme Barnabé - Garrido avec la participation des élèves de la classe de CM2 de l'école primaire Joseph Néo d'Elne- Cine René Vautier- Du 15 au 23 octobre : Projections de films pour les scolaires Inédit : Début octobre mise en ligne du jeu des Rendez-vous de l'humanitaire sur la plateforme internationale de Cyber- Dodo ( www.cyberdodo.com) |
04 décembre 2008
la maternité d'Elne
Tristan Castanier, un historien qui oeuvre pour la mémoire.
Tout juste 25 ans, déjà auteur d'un livre important et surtout habité par une haute conscience de son rôle d'historien, Tristan Castanier était, hier, l'invité du conseil général. Actuellement en doctorat d'histoire contemporaine à Marseille, Tristan Castanier mène un travail sur l'histoire de l'aide humanitaire. Sa culture familiale et ses racines catalanes l'ont amené à s'intéresser au parcours d'Élisabeth Eidenbenz et à son action dans le département.
Comment considérez-vous le rôle d'historien aujourd'hui ?
Ce que j'aime dans l'Histoire c'est le travail de gardien de mémoire et de faire passer des histoires. Pour moi, l'Histoire est primordiale pour toute société. Ce qui m'intéresse, c'est le rôle social de l'Histoire et de participer à sa diffusion. Il faut toujours se
Qu'est-ce qui vous a amené à faire des recherches sur la maternité d'Elne ?
Il y a deux choses. Le fait de travailler sur la guerre civile espagnole et la Retirada et la chance d'habiter à côté de ce château au même moment où on redécouvrait la maternité. Je suis allé voir Nicolas Garcia, le maire d'Elne, pour lui proposer de faire les recherches historiques. On ne connaissait pas vraiment l'histoire de cette maternité, on avait juste une hagiographie. Il y avait une nécessité de vérité historique, car on peut facilement raconter n'importe quoi
Comment avez-vous procédé ?
Le principal de mon travail a été la recherche de documents, pendant plusieurs années. Il y a eu aussi mes rencontres avec Elisabeth Eidenbenz. On s'écrit une fois par mois. J'ai prospecté dans les fonds d'archives. On commence par tirer un fil et tout vient. J'ai retrouvé des lettres du quotidien. Il n'y a aucune archive en France. Je suis donc parti en Suisse et en Autriche comme pour une enquête. On part à la recherche d'une héroïne et quand on arrive chez elle, on trouve une petite femme toute simple. On a du mal à imaginer qu'elle a sauvé tant de monde.
Votre livre fait la part belle aux photographies ?
Le fond comprend près de 800 photos, le livre en compte 500. Il fallait qu'elles correspondent à mes textes et elles sont légendées par ceux d'Élisabeth. J'ai eu aussi beaucoup d'entretiens avec des personnes nées à la maternité. C'est une histoire vivante, faite d'humanité, au quotidien on rencontre les protagonistes de cette aventure.
Quel était son regard sur les événements ?
Pendant la guerre d'Espagne, elle a un peu l'attitude d'un reporter, elle témoigne. Mais quand elle est à la maternité, elle porte elle-même un regard sur son propre travail. Mon but était de retrouver ces photos, ce qu'elles veulent dire et qui sont sur ces photos.
Qu'est-ce qui vous paraît le plus marquant dans cet épisode ?
300 mètres
Je pense que c'est un lieu qui témoigne du bienfait des actions de l'homme, des gens qui ne renoncent pas. C'est un lieu de solidarité et de don. Des femmes en exil de 22 nationalités différentes ont rencontré d'autres femmes, engagées dans l'humanitaire et ensemble, elles ont résisté pour donner la vie et envisager un avenir meilleur. C'est un message formidable. La maternité est le seul lieu de mémoire de la seconde guerre mondiale où on célèbre la vie. C'est une leçon d'engagement. A mon âge, Elisabeth était déjà à
Cette notion d'action humanitaire n'est-elle pas postérieure à cette période ?
La maternité d'Elne a été le creuset de la mise en place de l'aide humanitaire moderne. L'histoire de la maternité, c'est ainsi mise en perspective avec l'action humanitaire internationale d'aujourd'hui, avec tout ce que cela comporte. Car, bien évidemment, quand Elisabeth est confrontée aux camps, elle ne peut s'empêcher de se demander si son action ne permet pas de pérenniser le système des camps.













