03 juin 2009
ASF: jugement en appel à Montpellier
Solidarité avec les camarades de la CGT
Hier, nous étions une centaine de personnes à Montpellier pour soutenir nos camarades syndicalistes,victime d'une véritable repression syndicale qui dure depuis 2003.
Ils étaient en effet jugés en appel dans le cadre de l'affaire ASF.
Face à l'échec de cette politique libérale, on assiste de plus en plus à une véritable dérive sécuritaire.
La seule réponse que le gouvernment apporte à la montée du chômage et du mécontentement est le "toujours plus répressive".
Les syndicalistes dans ce pays sont traités de "voyous". Nous sommes en droit de nous demander :
Quelle est la vraie violence?
la réponse : celle de patrons voyous qui ne cesse de licencier des milliers de personnes chaque jour (56000 chômeurs au mois d'avril), jettant des dizaines de milliers de familles dans la précarité.
la véritable violence est celle exerçée par Sarkozy et son gouvernement qui ne cesse de nous expliquer que notre seule issue est le libéralisme !!
La CGT est une organisation syndicale qui s'est toujours battue CONTRE la privatisation et pour la défense des services publics !!
Hazard du calendrier ou pas !!
La veille du procès , nous apprenions que les ASF, Autoroutes du Sud de la France, augmentent leur tarifs de 3,1% pour les voitures et de 3,7% pour les poids-lourds dès dimanche. Justification : les travaux prévus ces prochaines années...
Article du midi libre du 3 juin 2009
L'affaire remonte à 2003 : l'entretien préalable au licenciement de salariés des Autoroutes du Sud de la France avait tourné mal. Au point de conduire la direction à poursuivre cinq personnes accusées d'exactions diverses.
Hier après-midi, le procès en appel de ces salariés et délégués syndicaux - quatre Catalans des Pyrénées-Orientales et un Narbonnais - avait créé une certaine animation devant le tribunal : deux bus en provenance de Perpignan ainsi que des délégations des différents départements de la région se sont rassemblées à Montpellier pour l'occasion.
Après un pique-nique sur place, ils ont soutenu leurs collègues, en pleine audience, une bonne partie de l'après-midi, avant de se disperser à leur sortie. Il est vrai que le jugement a été mis en délibéré.
31 mai 2009
Affaire ASF: jugement le 2 juin
La repression syndicale continue...
l'affaire des ASF
Le jeudi 22 mai, un bon millier de personnes, à l’appel de la CGT, de FO, de l’UNSA et de la FSU, investissent l’autoroute à hauteur de Rivesaltes (Pyrénées-Orientales) afin de protester contre le projet gouvernemental sur les retraites. Philippe Galano - comme l’atteste un courrier électronique - avait prévenu son chef de district, Yves Verneau, de l’imminence d’une manifestation afin " de garantir la sécurité des usagers et des éventuels grévistes qui se trouveraient sur le tracé ". Puis le responsable cégétiste intervient sur place pour tenter de canaliser la foule. Au cour de celle-ci, les trois autres syndiqués sanctionnés : Jean-Claude Guy, ce jour-là en repos ; Étienne Martinville, en délégation syndicale ; Gérard Gauby, en arrêt maladie avec sorties autorisées. Pour la direction des ASF, ces quatre agents ont mis " en danger la vie d’autrui ". Jugeant cette " manifestation surréaliste et inadmissible " au regard de la sécurité routière, le directeur Jean-Marc Phéby estime " qu’on ne peut tolérer que les mauvais exemples viennent de nos salariés ". " Nous n’étions pas organisateurs, se défend Philippe Galano. On a pris nos responsabilités pour limiter les risques. " Une version appuyée par son chef dans son rapport effectué dès le lendemain : " De mon point de vue, il (Galano - NDLR) essayait principalement, avec ses moyens, de conseiller les manifestants pour éviter le pire et tentait donc de sécuriser une opération à hauts risques. " Interrogé par l’Humanité, Jean-Marc Phéby avoue du bout des lèvres que " M. Galano a eu par moment des signes pour que les manifestants n’aillent pas se jeter sur les roues des camions ". Puis son adjoint, Lionel Rossi, lâche : " À quatre, bloquer mille personnes, c’est impossible. " Conclusion tirée par la direction : " Ces quatre agents auraient dû se retirer de la manifestation. Ils ont porté atteinte aux valeurs fondamentales de l’entreprise " !
L’affaire s’envenime le 3 juin lorsque des dizaines de personnes occupent le siège d’ASF à Narbonne afin de protester contre les mesures disciplinaires à l’encontre des quatre agents. Des bureaux sont saccagés, Jean-Marc Phéby pris à partie dans son bureau. " À aucun moment, dit Philippe Galano, je ne l’ai menacé, ni même frappé. " Aujourd’hui, le directeur et son adjoint évoquent " des coups et blessures, des violences, des vols de documents et de chéquiers, des menaces de mort sur l’équipe dirigeante et leurs familles ". Et pointe du doigt une seule et unique personne : Philippe Galano, ce qui motiverait la demande de son licenciement à l’inspection du travail qui doit trancher prochainement. Les trois autres cégétistes, " par souci d’apaisement ", n’étant " que " mutés. Ils habitent la région de Perpignan. Dès le 1er août, ils pourront être envoyés à plusieurs centaines de kilomètres de leur domicile. Intenable. " Pour nous, explique Thierry Labelle, secrétaire de l’UD CGT des Pyrénées-Orientales, ce sont des licenciements déguisés. Il s’agit d’une véritable machination avec préméditation (voir ci-dessous) contre la CGT. " Un comité national de soutien vient de voir le jour avec les premières signatures de Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT, et de son homologue de l’UNSA, Alain Olive. Le syndicat entend faire de cette " affaire " un exemple.
" Ça va monter crescendo, souhaite Thierry Labelle. Et les millions de touristes qui vont emprunter les ASF vont être sollicités. " Pour la direction, pas question de lever les sanctions. " À chacun maintenant de prendre ses responsabilités ", affirme Jean-Marc Phéby. Dans une note à son supérieur hiérarchique, Yves Verneau, chef de district à Rivesaltes, avait écrit dès le 23 mai : " Si des poursuites sont engagées envers ou tout une partie de nos quatre agents, il faudra bien mesurer les enjeux, en plus bien évidemment de la solidité de notre dossier. En effet, mon vécu dans les Pyrénées-Orientales me permet d’indiquer que la CGT est extrêmement bien organisée. Au travers d’exemples récents, cet organisme a montré sa capacité à mobiliser des foules pour sauver "des martyrs" ".
Mardi 2 juin, 5 syndicalistes de la C.G.T. se présenteront devant le tribunal correctionnel de Montpellier pour avoir « séquestré » au cours des manifestations de 2003 contre la décentralisation Raffarin, la direction régionale des A.S.F.
Le mouvement des jeunes communistes 66 tient à apporter son soutien à la CGT et aux 5 syndicalistes qui subissent une repression syndicale sans précédent dans notre département.













