30 novembre 2009
UNEF: Pétition pour obtenir des Bus après 20h à l'UPVD
Les transports en commun, qui pourrait devenir le premier mode de déplacement parmi les étudiants et ainsi libérer des places de parking et causer moins d’embouteillage, doit devenir une préoccupation majeure des acteurs politiques qui s’intéressent un tant soit peu aux étudiants de leur cité. Aujourd’hui, nous constatons que deux ans après une première pétition qui a recueilli 800 signatures rien n’à bouger…
Un grand nombre d’étudiants ne peuvent rentrer chez eux car ils n’ont aucun bus après 20h.
Beaucoup sèchent les cours qui peuvent durer jusqu’à 22h pour attraper le dernier Bus.
Aujourd’hui, l’UNEF tient à alerter l’agglo ainsi que le conseil général sur leur politique de transport :
Nous demandons :
· Une extension des plages horaires des Bus CTP desservant la fac.
· Un arrêt « université » pour les bus du conseil général.
· Une ligne SNCF- Université prévu dans le PDU mais non réalisé à ce jour.
Aidez-nous en signant la pétition :
22 novembre 2009
UPVD: journée de mobilisation mardi 24 novembre 2009
Quand la Région soutient l’autonomie des universités.
Petit Rappel.
Voilà plus d’un an déjà, je dénonçais par voie de presse les ravages provoqués par la loi sur l’autonomie des universités (loi LRU). Le passage progressif à l’autonomie des universités et en lien direct avec une volonté affichée de désengagement de l’Etat. L’université de Perpignan est financée à plus de 80% par l’Etat. Au jour d’aujourd’hui, l’université a un déficit de 780000 euros dans son budget de fonctionnement. Chaque département s’est vu privé de 7% de son budget de fonctionnement, ce qui handicape fortement les marges de manœuvres des directeurs de composantes et vient dégrader une fois de plus les conditions d’études des étudiants.
Aujourd’hui, nous apprenons par un article du Midi Libre que le conseil régional sous l’égide de Georges Frêches a adopté à l’unanimité le lancement de l’opération « Campus "Université de Montpellier Sud de France", avec l’Etat, le CG 34, l’Agglo et la Ville de Montpellier. Georges Frêche rappelle que la Région apportera 50 % de la contribution de l’Etat, ce qui correspond à un engagement de 162,5 M€. Et le président remercie la ministre Valérie Pécresse « qui a été correcte ».
Ceci est inacceptable pour nous car il s’agit d’ancrer officiellement un désengagement de l’Etat et d’accentuer une politique de décentralisation qui provoque chaque jour des ravages au sein de nos campus. Une majorité qui se dit de « gauche » doit refuser cette politique d’accompagnement d’un gouvernement qui brise les fondements même de l’université et l’a conduit progressivement à son « euthanasie ».
Partant de ce constat, au nom de l’UNEF, nous appelons l’ensemble des étudiants à rejoindre la journée de mobilisation qui aura lieu le mardi 24 novembre.
29 octobre 2009
UPVD: Questionnaire sur la précarité
Un questionnaire sur la précarité circule à l'UPVD
Aujourd’hui la précarité mutile la vie de milliers de personnes et déstructure le travail dans les laboratoires et les services. Elle n’est pas une fatalité, mais un choix délibéré des gouvernements successifs.
A la fin des années 70, la bataille sur les CDD a permis la titularisation de milliers de précaires. Ces dernières années dans la recherche, sous la pression syndicale, les ministères et les grandes fondations caritatives ont renoncé aux libéralités, sans que le phénomène disparaisse du fait des petites associations et des caisses noires. Aujourd'hui, la bataille menée par les syndicats et le collectif Génération Précaire a contraint le gouvernement à règlementer le recours aux stages afin d'éviter les pratiques abusives. Les luttes du printemps ont obligé le pouvoir à annoncer qu'il ne supprimerait aucun poste dans les universités et les organismes en 2010 et 2011.
Les syndicats et associations soussignés de l’enseignement supérieur et de la recherche veulent faire de l’année universitaire 2009-2010 une période de lutte contre la précarité, avec la participation de tous les précaires et de tous les titulaires.
Connaître les réalités pour défendre les précaires
Dans la jungle des durées et des modes de rémunération, dans la diversité des sources de financement, dans l'émiettement des situations, il faut connaître la réalité pour permettre aux précaires de se défendre, pour faire respecter leurs droits élémentaires auprès de leur employeur, pour les soutenir dans leurs demandes les plus immédiates, pour obtenir un emploi stable pour chacun d’eux. Alors que le ministère a toujours refusé de faire un recensement exhaustif, qu’il minore le problème, qu’il nie la variété des situations de souffrance, nous voulons mettre en évidence l’ampleur de la précarité. C'est pourquoi nous demandons à tous les collègues permanents et précaires de faire circuler ce questionnaire.
Une politique délibérée
Combien y a-t-il de précaires dans l'enseignement supérieur et la recherche ? Trente ou cinquante mille, voire plus ? Nous ne le savons pas. Mais il existe au moins 6000 CDD financés par l'ANR, alors que, parallèlement, le nombre des personnels statutaires du CNRS (25233) est inférieur à celui de 1993. Dans les universités, le gouvernement finance le « plan licence », une « mission d'insertion », l'équivalence TP-TD (qui devrait être appliquée à tous) sur heures complémentaires, pour ne pas créer d'emplois. De très nombreux précaires exercent des missions pérennes de nature administrative, technique, de recherche ou d'enseignement (centres de Français Langue Etrangère par exemple).Pourtant, les besoins de créations d'emplois sont immenses pour préserver le temps de recherche, comme pour assurer l'encadrement des étudiants.
La crise n’y est pour rien
Ce n'est même pas aujourd'hui une question d'argent. L'intégration dans les statuts existants de nombre de précaires ne coûterait rien à court terme car l'argent existe déjà (ANR, crédits d'établissements, etc.). De plus la création de 6000 emplois de titulaires par an ne coûterait, en Euros, que 300 millions de plus par an, alors que le gouvernement met chaque année 4 milliards pour le Crédit d'impôt recherche, sans évaluation de son efficacité en terme de développement de la recherche, 3 milliards pour diminuer la TVA sur la restauration et dilapide 15 milliards dans « le paquet fiscal ».
Une remise en cause des statuts de titulaires
La précarité n'est pas seulement un scandale social, c'est aussi le moyen d'attaquer progressivement les statuts de titulaires. Dans une pénurie organisée de postes et crédits de base, elle est la meilleure façon de faire accepter aux équipes un mode de fonctionnement sur contrats à court terme. Ce processus enlève toujours plus à chacun, établissement, laboratoire ou individu, sa marge d'initiative scientifique, tout en bureaucratisant notre système.
La précarité est l'affaire de tous
Nous appelons les responsables d'établissements et de laboratoires à faciliter la diffusion de ce questionnaire. Nous demandons aux organisations syndicales de se concerter pour organiser les précaires localement, dans les formes qu'ils souhaiteront pour faire remplir le questionnaire et intervenir pour exiger le recensement des besoins. Nous souhaitons que dans tous les conseils d'université, d'organisme, d'UFR, de laboratoire, … des motions soient proposées, demandant notamment des créations de postes programmées et à la hauteur nécessaire.
Les organisations soussignées s'adresseront aux parlementaires pour que le budget 2010 constitue une première étape dans la résorption de la précarité par des mesures d'intégration et par des créations d'emplois de titulaire.
- SNTRS-CGT, FERC-SUP CGT, CGT-INRA, CGT-IFREMER
- SNCS-FSU, SNESUP-FSU, SNASUB-FSU, SNEP-FSU, SNETAP-FSU
- SGEN-CFDT Recherche EPST
- SUP'RECHERCHE-UNSA, SNPTES-UNSA
- CFTC-Recherche
- SUD Education, SUD Recherche EPST, SUD Etudiant
- UNEF
- SLR
- SLU
11 octobre 2009
UPVD: Une nouvelle insulte faite à la communauté universitaire
Une nouvelle insulte à notre université : José manuel Barroso décoré
La Ferc-Sup CGT et un grand nombre de membres du personnel de l’UPVD, comme de leurs représentations syndicales, protestent vivement contre ce projet et envisagent toutes les actions possibles (manifestations, tribune dans la presse etc.) pour s’opposer à ce que la plus haute distinction honorifique de notre Université soit attribuée à celui que ses condisciples en politique appellent le « caméléon » pour ses revirements successifs et sa servile dévotion aux chefs d’Etat les plus puissants.
Ce sobriquet est pourtant plutôt galvaudé puisque depuis de nombreuses années, Barroso a servi avec une grande constance la droite la plus rétrograde et ultra libérale.
A la tête du mouvement des étudiants maoïstes portugais dans ses jeunes années, le MRPP (Mouvement pour la Réorganisation du Parti du Prolétariat), il s'oppose ensuite à l'accession au pouvoir du Parti communiste portugais. On soupçonne aujourd’hui le MRPP de Barroso d'avoir été financé et manipulé par la CIA.
Par la suite, il poursuit une brillante carrière d’universitaire et d’homme politique dans son pays. Premier ministre en 2002 du gouvernement portugais il se définit lui même comme « modéré, réformateur et anti-étatiste ».
En réalité, il mène une politique de rigueur et de déréglementation qui met à genoux les services publics d’Etat de son pays.
Conservateur, ouvertement pro-occidental, ostensiblement pro-sioniste et atlantiste, il est en tous points en accord avec la doctrine politique et économique des « faucons » bushistes conservateurs américains dont il soutient toutes les dérives sur la scène internationale. En mars 2003, il est le « Gentil-Organisateur » du sommet des Açores qui rassemble George W. Bush, Tony Blair et José Maria Aznar afin de décider du déclenchement de la guerre en Irak, contre l'avis de l'ONU et de l'opinion internationale, une conception de l'antidémocratisme en politique qu'il utilisera avec profit au sein de la toute puissante et non-démocratique Union européenne. Il confiera dans la foulée les aéroports et l'espace aérien portugais à la CIA qui s'en sert pour transférer secrètement et en toute illégalité quelques 700 prisonniers arabo-musulmans vers Guantanamo.
Président de la Commission européenne, Barroso prône une libéralisation totale, notamment des services publics, se prononce contre l’exception culturelle française, nommant à chacun des postes de commissaire des ultra libéraux doctrinaires. Menaçant et méprisant après le non français et néerlandais au référendum sur la Constitution européenne, il se signale encore par son soutien à la directive retour (qui bafoue les droits des étrangers) dite « directive de la honte » et de la célèbre directive Bolkestein, défend l'introduction des OGM en Europe malgré l'opposition citoyenne et les pratiques des grandes firmes céréalières qu'il connait parfaitement bien au travers de leurs groupes de pression. Soutien actif d’Israël, du Traité de Lisbonne ainsi que du projet d'une défense militaire européenne totalement intégrée à l'OTAN, et donc à la botte des Américains, Barroso se signale en 2008, comme étant l'un des derniers politiques au monde à prendre la mesure de la crise financière et économique internationale qui n’impose toujours pas selon lui, de jeter les bases d’une réglementation de la finance internationale.
A l’heure d’aujourd’hui, seule l’Université de Nice peut se targuer en Europe d’avoir offert à cet individu le titre de docteur honoris causa. Toutes les subventions du monde ne justifient pas que nous puissions nous signaler en distinguant de la sorte le symbole d’une Europe capitaliste, vendue à la finance internationale (avec les conséquences que personne ne peut plus ignorer), responsable de la casse des services publics et ses conséquences humaines (Cf. France Telecom), profondément antidémocratique.
Nous demandons à la direction de l’université de renoncer à ce projet ahurissant.
Le Président de l'UPVD est donc ainsi prêt à courber l'échine à n'importe quel prix pour obtenir quelques malheureuses subventions.
C'est une honte et une insulte portée à l'ensemble de la communauté universitaire !!
Nous nous engageons dès aujourd'hui à un travail de mobilisation et de sensibilisation envers l'ensemble des étudiants afin de réserver un accueil que M Barroso n'oubliera pas lors de sa venue prévue le 17 octobre !!!
Mellal Farid, élu au conseil d'administration de l'UPVD
27 septembre 2009
UPVD: en voie vers une privatisation des savoirs...
En route vers la privatisation des savoirs…
La rentrée universitaire s’annonce très mal pour la communauté universitaire. En effet, jeudi dernier, l’université de Perpignan a signé sa première fondation universitaire avec le crédit agricole sud méditerranée en présence de Jean Benkelil, président de l’UPVD et Gérard Bréchet, directeur général du crédit agricole Sud Méditerranée. Ce dispositif de “fondation” permettra la mise en place de filières, subventionnées par le privé, lesquelles entreront en compétition avec les filières publiques d'autres universités; ces filières largement subventionnées, pourront entre autre se permettre d'opérer une sélection et d'augmenter des frais d'inscriptions (ceci sera fixé plus tard, par décret). Petites soeurs des fondations à caractère scientifique instituées par le Pacte de la Recherche, lesquelles remplacent le manque de financement public par des financements privés), ces fondations permettront le financement privé des universités.
Ces fondations universitaires sont la conséquence de la loi LRU dite « loi Pécresse », très combattue par les étudiants, adoptée par la majorité de droite et soumet ainsi notre université à la loi du marché capitaliste.
L’AUTONOMIE SOUMET LES UNIVERSITÉS AUX ENTREPRISES.
Sous prétexte de mécénat à hauteur de 150000 euros apportés à l’UPVD, la banque « investit » le domaine universitaire mais pourquoi faire ? Et quelles en seront les conséquences pour les étudiants ?
Tout d’abord, il est important de rappeler qu’aujourd’hui seul le président et le CA (soit au maximum 31 personnes), et non plus l'État, décident seuls et gèrent le mobilier et l'immobilier de leur université, ses finances et une partie de son mode de financement. La gestion des universités par contrats avec l'Etat est la base de l'autonomie: elle ouvre la voie à une différenciation de plus en plus grande entre les établissements puis à la privatisation ! De plus, la possibilité pour les universités de développer leurs ressources propres conduira au désengagement de l’État et à la soumission des universités aux bailleurs de fonds.
Ces dispositions amèneront l'essor de quelques grandes universités, de forte réputation au détriment d'autres. Ainsi une licence ou un master provenant d'une de ces universités prestigieuses aura plus de valeur qu'une licence ou un master provenant d'une université de moindre réputation.
Le président Benkelil avait déjà préparé le terrain en approuvant le 24 avril, la création d’un Diplôme universitaire assistant clientèle en partenariat avec la banque. Le seul problème est la multiplication de ces DU qui remplacent progressivement les licences, qui ont un cadrage national. Ces DU sont plus chers avec un droit d’inscription libre et pouvant atteindre 3150 euros.
Le plus aberrant dans cette histoire est la difficulté pour les étudiants inscrits en Master « Banques et assurances » à l’institut des administrations des entreprises » (IAE) de trouver un stage en banque pour valider leur année alors que notre université est déjà partenaire du crédit agricole et du crédit lyonnais. Les plus chanceux d’entre eux se retrouvent à travailler gratuitement 35h à 40h par semaine pour « la bonne santé du capitalisme »
31 août 2009
UPVD: frais d'inscriptions illégaux
UPVD : Université de Perpignan Frais illégaux recensés : 8€ pour tous les étudiants Tous les diplômes sont concernés
· Frais payés par les étudiants à l’inscription administrative :
Lors de l’inscription tous les étudiants boursiers et non boursiers doivent s’acquitter de 8 € de frais de sport obligatoires
en plus des droits d’inscriptions nationaux.
Source : le barème des droits d’inscription de l’université
Ces droits d’inscription sont illégaux parce qu’ils sont supérieurs aux droits nationaux. Par ailleurs, ils sont
obligatoires pour tous les étudiants.
30 août 2009
UPVD en lutte contre les lois pécresses !!
Etudiant en lutte à Perpignan:
Photos de Georges Bartoli
09 juillet 2009
UPVD : Accueil ou flicage des étudiants étrangers à la fac de Perpignan
L'université de Perpignan compte aujourd'hui près de 3000 étudiants étrangers de 42 nationalités differentes.
Le conseil d'administration a décidé le vendredi 3 juillet d'instaurer une nouvelle procédure d'accueil de ces étudiants internationaux pour la rentrée prochaine.
Il s'agit de leur faciliter l'accueil grâce au maintien d'un guichet unique où des titres de séjours leurs seront délivrés par deux agents détachés de la préfecture.
Mais voila:
Dans la nouvelle procédure, on voit apparaitre la mise en place de vigiles pour sécuriser le seul accès au guichet unique, Pourquoi?
Un article prévoit également que l'université communiquera les statistiques de ces étudiants étrangers à la préfecture comme l'exige les nouvelles dispositions du ministère de l'immigration.
Cela pose un vrai problème de déontologie pour une institution publique. On est en droit de se demander pourquoi un tel flicage?
J'attire l'attention sur ce fait car les étudiants étrangers sont constamment la cible des moindres difficultés universitaires .
"Les chinois sont des tricheurs" au dire de certains membres du Conseil.
"les magrébins profitent du système pour se payer des vacances en France"
Soyons vigilents !!!
28 avril 2009
Un étudiant expulsé de la Cité U
Expulsé de la cité U en plein hiver
Le 19 février dernier, un jeune étudiant de Mayotte a été expulsé de sa chambre universitaire et hébergé d'urgence par la Croix-Rouge, à l'hôpital de Perpignan. Aujourd'hui, son avocat compte saisir la Cour Européenne des Droits de l'Homme.
Je n'étais pas destiné à faire des études. Mon père est décédé quand j'étais jeune, les conditions n'étaient pas réunies pour que je me lance dans de longues études..."
Dans la bibliothèque du cabinet d'avocats, la petite voix tente de ne pas trop trembler. Chamsoudine a accroché un sourire sur son visage, mais ses yeux trahissent son désespoir. Et les deux mains qui se tordent sous la grande table noire expriment à elles seules toute la détresse de ce jeune homme de 24 ans.
"Un bâtiment infesté de personnes indésirables"
En dépit de sa destinée, Chamsoudine est pourtant doué pour les études. Né dans l'archipel des Comores, Chamsoudine Boina est élevé à Mayotte, jusqu'à ses 13 ans où il rejoint son grand frère, installé dans l'Aveyron. Là, il obtient son bac, puis un BTS, avant de multiplier les Master.
L'an dernier, il s'inscrit en Master II, spécialité des métiers de la banque et de l'assurance, à l'université de Perpignan. Ce nouveau diplôme acquis, Chamsoudine poursuit sur sa voie. Et s'inscrit à la rentrée dernière en Master II de droit des affaires. Il intègre le bâtiment E de la résidence universitaire. Un E qui rime aujourd'hui avec enfer...
"C'est vrai, c'est un bâtiment très animé. Parfois, chez moi, j'avais quelques amis qui passaient. Une fois, nous avions mis la musique un peu fort, et un surveillant est venu nous dire de baisser le son. Et j'ai effectivement hébergé quelqu'un qui n'avait plus rien. Je ne pouvais pas le laisser dormir dans sa voiture, en plein hiver ... Mais tout le monde le fait". Un soir, c'est la directrice du logement en personne qui vient frapper à la porte de Chamsoudine. "Elle m'a dit que j'étais expulsé. Qu'il fallait nettoyer le bâtiment E, qui était infesté de personnes indésirables. Et deux jours plus tard, le 13 février, un surveillant est venu me porter une lettre pour me dire que je devais avoir quitté les lieux avant le 16 février. Je suis allé voir l'assistante sociale, qui n'a rien pu faire. Le 19 février, un employé est venu, dans l'après-midi.J'étais dans ma chambre, il m'a dit qu'il fallait que je parte". Chamsoudine se retrouve dehors. Par fierté, le jeune homme n'ose demander l'aide de personne.
Mais le soir venu, Chamsoudine ne trouve pas d'autre issue que de composer le numéro de la Croix-Rouge. Pendant plus de quinze jours, il partagera le toit du centre d'hébergement d'urgence avec les sans-abris.
"A la Croix-Rouge, une souffrance extrême"
"Vous savez, là-bas, vous dormez avec des gens qui sont dans une souffrance extrême, ils ont perdu leur famille, sont tombés dans l'alcool, crient au beau milieu de la nuit... C'est dur. Usant. Humiliant. A 7 heures le matin, vous êtes mis dehors. Tous les jours, il faut téléphoner pour réserver son lit, et être là à 17 heures sinon votre lit est attribué à d'autres..."
Entretemps, Chamsoudine a pris contact avec un avocat, Maître Pons-Serradeil. Celui-ci, face à l'urgence de la situation, commence immédiatement à rassembler des documents. "Il y a beaucoup de faits dans ce dossier qui ne respectent pas la procédure normale d'expulsion. Monsieur Boina n'a pas reçu d'autre avertissement écrit préalable comme le stipule le règlement, sinon une lettre type qui a été envoyée à tout le bâtiment. La lettre d'expulsion, qui lui a été remise en main propre je précise, reprend une à une toutes les infractions possibles au règlement intérieur, comme si monsieur Boina les avait toutes commises... Enfin, il y a ces dizaines d'attestations signées par d'autres étudiants de la résidence qui dénoncent cette décision arbitraire et décrivent monsieur Boina comme quelqu'un d'aimable et de paisible".
"Des conditions déplorables"
Trois actions sont donc immédiatement engagées par l'avocat : deux en référé, et une au fond devant le tribunal administratif de Montpellier. "Nous avons été déboutés du référé-liberté et du référé-suspension sur une argumentation très discutable. Quant à la procédure au fond, elle pourrait durer un an ou deux. Ce qui est trop long pour monsieur Boina, qui risque de perdre la bourse qui lui a été attribuée car, cette expulsion l'ayant plongé dans des conditions psychiques et physiques déplorables, il n'a pu assurer complètement sa session d'examens" . M e Pons-Serradeil a même envisagé de porter l'affaire devant le Conseil d'Etat.
Or, l'aide juridictionnelle ayant été refusée à Chamsoudine, ce recours a dû être abandonné. "Il nous reste deux solutions. Soit nous engageons un nouveau référé en suspension, en faisant valoir comme élément nouveau que monsieur Boina a raté ses examens pour des raisons évidentes. Soit nous saisissons la Cour Européenne des Droits de l'Homme".
Car pour Chamsoudine, cela ne fait pas de doute : c'est son humanité qui a été bafouée. "Nettoyer un bâtiment infesté de personnes indésirables ? On ne peut pas traiter les gens comme des insectes. Soit ils n'ont pas conscience de la situation dans laquelle ils m'ont mis, soit ils sont inhumains". Ce sera à la justice de trancher.
En attendant, d'autres personnes ont depuis été expulsées du bâtiment E.
Article l'indépendant :Barbara Gorrand
02 avril 2009
UPVD : journée de mobilisation nationale
Jeudi 2 avril : "mille manifestations" dans toute la France !
Le gouvernement finira par nous entendre !
Après 8 semaines de mobilisation, nous continuons la mobilisation !
Nous appelons tous les étudiants, personnels, chercheurs et enseignants chercheurs, à des manifestations dans toute la France pour exiger la satisfaction de toutes nos revendications :
Valérie Pécresse persiste à maintenir ses décrets, ainsi que la LRU. Cette position a conduit de nombreux chercheurs et enseignants chercheurs à démissionner de leurs responsabilités administratives. Nous exigeons de véritables négociations, sur la base des revendications du mouvement !

















