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blog anticapitaliste et antilibéral

06 décembre 2009

Régionales : accord historique en vue pour "la gauche de la gauche"

Régionales : accord historique en vue pour “la gauche de la gauche”

Qui a dit que Georges Frêche était un diviseur ? Il semblerait bien au contraire qu’il soit le catalyseur d’une alliance inédite du NPA et du Front de gauche en Languedoc-Roussillon. Il reste néanmoins un point d’achoppement entre ces deux composantes : les têtes de listes. “Un accord unitaire est possible en Languedoc-Roussillon !” s’exclame cet après-midi le NPA du Languedoc-Roussillon sur son site.

Le parti anticapitaliste précise que ses militants se sont prononcés vendredi, “à une large majorité” pour “une liste unitaire de la gauche antilibérale, anticapitaliste et de l’écologie radicale en Languedoc-Roussillon” (Alternatifs, Fase, GU, Mpep, NPA, Objecteurs de croissance, PC, PG). Le NPA est donc prêt à s’allier avec le Front de gauche donc avec le PC et, à l’en croire, il aurait obtenu un certain nombre de garanties de René Revol (PG) et de Jean-Louis Bousquet (PC) en particulier sur les quatre points suivants :

“Cette liste sera indépendance de celles du PS et d’ Europe Ecologie au premier tour des régionales Cette liste avancera un programme en rupture avec le capitalisme, le libéralisme et le productivisme et proposera des mesures concrètes alternatives à une gestion sociale-libérale de notre région. Cette liste ne fusionnera pas au second tour avec celle de Georges Frèche. Ses dérives populistes et autoritaires, ses propos racistes, le disqualifient pour rassembler la gauche. Cette liste se maintiendra au second tour en proposant des fusions démocratiques aux autres listes de gauche non fréchistes à l’exclusion de toute liste de droite (Modem…).”

Même avec une “liste du PS sans Frêche” ! Cela semble clarifier les positions au second tour du PC et du PG. Car jusqu’à présent, ceux-ci avaient déclaré que leur priorité était de battre la droite donc n’avait rien exclu vis à vis de Georges Frêche (fusion politique, fusion technique, désistement). Suite à la réunion de jeudi soir entre les partenaires, les choses auraient bougé puisque la seule option envisagée est une fusion démocratique avec les “autres listes de gauche non fréchistes à l’exclusion de toute liste de droite (Modem…)”.

Cela inclut donc Europe écologie et même une “liste du PS sans Frêche” ! Le NPA est donc prêt à “aller dans les exécutifs” à condition que “des éléments significatifs et importants” du programme de premier tour soient repris dans l’accord programmatique qui sert de base à cette participation, chaque élu restant toujours libre, à tout moment, de son vote. Dans le cas contraire, les élus resteront indépendants c’est-à-dire libres de voter pour ou contre les mesures proposées”. Rappelons que c’est un peu grâce à Georges Frêche que cet accord a été rendu possible. En effet, David Hermet, celui qui vient d’être désigné pour représenter le NPA dans l’Hérault, écrivait le 27 novembre que comme “personne n’entend fusionner avec la liste Frêche, la question des exécutifs est ici purement théorique et un accord devient possible”. Alors qu’il existe “un désaccord national” entre NPA et Front de gauche. Il reste un point qui est “en attente de réponse du Front de gauche”, c’est celui des têtes de listes. Le NPA souhaite que “l’une des principales composantes (le FdG ou le NPA) [ait] la tête de liste régionale et l’autre [ait] la tête de liste départementale dans l’Hérault”. Le Front de gauche aurait, pour l’instant, proposé René Revol (PG) comme tête de liste régionale et François Liberti (PC) comme tête de liste de l’Hérault. Concernant le programme, on trouve notamment “une procédure de démocratie active”, “la gratuité des TER pour les trajets domicile-travail avec mise à contribution du patronat”, concentration des fonds publics “pour les seuls lycées publics”, refus d’Agrexco.

Les sondages

Ifop : Liste Unitaire : 16 (Verts) + 8 (FdG) + 4 (NPA) = 28 % Liste Frêche : 25 (Frêche) + 6 (Modem) = 31 % Liste Couderc (UMP) : 27 (Couderc) + 3 (Jeanjean) = 30 % Liste Alliot (FN) : 11 % BVA : Liste Unitaire : 11 (FdG) + 7 (Verts) + 7 (NPA) = 25 % Liste Frêche : 29 (Frêche) + 5 (Modem) + 5 (Drevet) = 39 % Liste Couderc : 25 (Couderc) + 2 (Jeanjean) + 9 (Jamet) = 36 %

Ces chiffres disent deux choses principales : la décision du PS de soutenir ou pas Georges Frêche est importante car dans ce cas, la fuite des voix du PS vers une liste autre que celle de Georges Frêche pourrait être plus ou moins importante et donc présenterait le risque pour Georges Frêche d’arriver troisième. Deuxième inconnue : le score du FN. S’il fait plus de 10 % et s’il se maintient au second tour, la droite a peu de chance de l’emporter. S’il fait moins et si la droite bénéficie d’un bon report de voix, ce sera plus serré.

Farid

Source: Midi Libre, site NPA

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04 décembre 2009

Frêche : une épine chez les "socios"

Frêche : une épine chez les « socios »

rose_merdique

Les militants des cinq fédérations du Languedoc-Roussillon ont largement voté jeudi pour la liste conduite par Georges Frêche, oscillant entre 87 et 91 % des suffrages. Une épine dans le pied des instances nationales socialistes, puisque le président sortant, 71 ans, a été exclu du parti en 2007, après avoir qualifié des harkis proches de l’UMP de «sous-hommes» et critiqué la composition très «black» de l'équipe de France de football.

Le 1er octobre dernier, les militants avaient plébiscité à 70% l'ancien rugbyman Didier Codorniou, homme de paille de Georges Frêche, qui avait claironné pendant toute la campagne qu’il laisserait sa place à Georges Frêche, une fois désigné en interne.


Cependant, pour
Paul Alliès, secrétaire national adjoint à la Rénovation, «ce plébiscite est un non événement». Il rappelle que, déjà au mois d’octobre, «les deux tiers des militants avaient voté pour la candidature de Georges Frêche», et que le vote de jeudi a été seulement amplifié «car ses opposants ne sont pas venus voter».

Et l’écologiste de souligner que les soutiens de l’ancien maire de Montpellier dans la région se raréfient: «Les frêchistes tiennent l’appareil, mais pas les électeurs.» Il affirme qu’en six ans, Georges Frêche «s’est mis tout le monde à dos: les écologistes, la gauche et même ses anciens adjoints».

Pour Jean Louis Roumégas « C’est quelqu’un qui a trahi toutes ses valeurs, qui est en fin de règne après quarante ans de clientélisme et de despotisme. C’est un populiste qui veut cumuler tous les pouvoirs. Il n’a pas été exclu pour rien du PS.» Il dénonce une «situation inacceptable sur le plan démocratique et sur les valeurs». (cf Midi Libre de jeudi)



Partant de cette réflexion,
les écologistes refusent catégoriquement toute alliance au second tour avec le PS si Georges Frêche est tête de liste. «Partout en France, Europe Ecologie s’alliera avec la gauche, sauf en Languedoc-Roussillon si cela signifie que Georges Frêche sera réélu à la présidence de la région»

Un dilemme

Respecter le vote des militants ou conserver la région à gauche?

La question reste donc entière malgré ce vote. La direction nationale du parti va devoir réagir, selon Paul Alliès: «Georges Frêche n’est pas la solution pour gagner contre la droite.» La décision sera prise lors de la convention nationale, qui ratifiera définitivement les listes, le 12 décembre prochain à Tours. Le PS devra alors régler le dilemme qui le taraude depuis le mois d’octobre: Faut-il respecter le vote des militants locaux, et risquer de voir passer la région à l’UMP faute d’alliance avec Europe-Ecologie ou le PCF? Ou faut-il garder ses alliances et ne pas soutenir Georges Frêche quitte à se mettre à dos ses militants locaux?

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03 décembre 2009

Régionales 2010 : Le front de Gauche déja en Campagne !!

Affiche Front de gauche régionales 2010

Affiche_PCF_Front_de_Gauche

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28 novembre 2009

NPA: un texte favorable à l'union malgré les oppositions du bureau politique

Soyons unis dans les urnes aussi, assez de sectarisme et d'anti communisme primaire!!

Malgré une forte opposition du leader du NPA et deux propositions qui disent la même chose, une union dans le front de gauche ou avec le front de gauche est possible si l'on en croit la position C proposé aux adhérents du NPA:

Position C

Pour des listes unitaires des forces antilibérales et anticapitalistes

Texte proposé par Aguirre (CPN 75), Anne (CPN 93), Anthony (CPN 51), Christian (CPN 23), Danièle (CE, 93), Edouard (CPN 75), Fanny (CPN 75), Flavia (CPN 75), France (CPN 75),Jeremy (CPN 57), Karel (CPN 59), Leila (CE, 75), Maël (CPN 75), Mireille (CPN 26), Monique (CPN 92), Morand (CPN 54), Olivier (CPN 63/93), Philippe (CPN 75), Régis (CPN 44), Robert (CPN 34), Roxane (CPN 75), Stéphanie (CPN 94), Yannick (CPN 75), Yann (CE 92).

Le NPA réaffirme sa volonté d'aboutir à des listes unitaires de la gauche antilibérale et anticapitaliste lors des élections régionales de mars 2010, à l'échelle nationale comme à l'échelle régionale.

Il existe aujourd'hui, dans la population, une volonté forte d'infliger une défaite politique à Sarkozy et à son gouvernement, mais sans pour autant cautionner la politique du Parti socialiste et d'Europe Ecologie. Cette dernière se résume en effet à vouloir limiter les excès du libéralisme plutôt que de proposer une réelle politique alternative basée sur la satisfaction des besoins sociaux et écologiques de la majorité de la population et une autre répartition des richesses. Une division des forces à la gauche du PS, dont la population attend qu'elles répondent à cette aspiration, serait incompréhensible, d'autant que dans plusieurs régions et départements, souvent en lien avec la participation commune à des mobilisations unitaires comme celle contre la privatisation de la Poste, les rencontres unitaires ont abouti à des déclarations communes et au constat que des bases politiques existent pour un accord. Les discussions qui se mènent depuis plusieurs mois entre le Front de gauche, les Alternatifs, la Fédération, le FSQP, le PCOF, le MPEP et le NPAont fait grandir l'espoir d'aboutir à l'unité. Les diverses déclarations de la direction du PCF prétendant construire des listes sans le NPA ne doivent pas nous amener à abandonner la perspective de listes unitaires avec lui et toutes les forces de la gauche antilibérale et de la gauche anticapitaliste.

Le NPA s'adresse à l'ensemble de ces forces politiques pour reprendre les discussions et lever les derniers obstacles à la constitution de listes unitaires. Des points d'accord significatifs ont d'ores et déjà été enregistrés :

    - sur la nécessité de défendre des revendications qui répondent aux exigences portées par les mobilisations et aux aspirations du plus grand nombre;

    - sur la constitution de listes indépendantes du Parti socialiste et d'Europe Ecologieau premier tour;

    - sur la fusion démocratique des listes au second tour permettant de battre la droite et de représenter nos listes à la proportionnelle;

    - sur le refus de toute liste commune au second tour en cas de présence du Modem ou d'un autre parti de droite.

La question de la participation à des exécutifs dominés par le Parti socialiste et Europe Ecologie a constitué jusqu'alors un point de blocage. Il a cependant été possible de s'accorder sur le fait qu'une participation à des exécutifs régionaux dépendrait des rapports de force politiques et sociaux; qu'il était en tout état de cause exclu de le faire avec le Modem; et que la participation n'était pas envisageable si ces exécutifs décidaient de mener des politiques d'accompagnement du libéralisme contradictoires avec les exigences défendues pendant la campagne et sur la base desquelles nos candidat-e-s auront été élu-e-s.

L'objectif qui guide la constitution de listes unitaires est de tout mettre en œuvre, dans les mobilisations comme dans les institutions, pour que les travailleur-se-s et les classes populaires puissent imposer leurs exigences. Des appréciations différentes peuvent exister quant à la façon de peser sur la politique menée dans les régions. Cela implique de garantir la liberté de vote et de parole de chacune des composantes de la liste unitaire au sein des conseils. Aucun des partenaires ne peut ainsi exiger que le NPA participe à des exécutifs contre sa volonté, et de son côté le NPA ne fait pas d'une éventuelle participation conditionnée de certains de ses partenaires à des exécutifs où le PS et Europe Ecologie seraient majoritaires un motif de rupture. Les élu-e-s du NPA conserveront leur indépendance et leur complète liberté de vote dans les conseils régionaux, sans participer aux exécutifs dominés par le PS ou Europe Ecologie.

Les militant-e-s du NPA mandatent la direction nationale, en lien avec les directions régionales, pour reprendre ou poursuivre les discussions à l'échelle nationale et dans le maximum de régions avec l'ensemble des forces politiques se situant en indépendance et à gauche du Parti socialiste pour aboutir à un accord.

    a) Sur quelques mesures que devrait mettre en œuvre un conseil régional pour rompre réellement avec la politique libérale de remise en cause de l'ensemble des acquis sociaux et des droits démocratiques, mesures que porteraient nos listes unitaires, illustrant une claire alternative aux listes du Parti socialiste et d'Europe Ecologie.

    Tourner la page des politiques de renoncement qui dilapide l'argent public pour les intérêts privés ce qui suppose de ne pas se laisser enfermer dans le carcan budgétaire et institutionnel qui risque de se durcir encore avec la réforme territoriale annoncée.

    Mobiliser les fonds publics dans le strict intérêt des classes populaires et dans le cadre d'un plan conséquent de lutte contre le réchauffement climatique.

    b) Acter qu'une participation à des exécutifs,qui ne peut être envisagée avec le Modem ou si les dits exécutifs envisagent une politique contradictoire à l'orientation défendue par les listes unitaires au premier tour, sera discutée au soir du deuxième tour. Chacune des composantes estimera alors si les conditions sont réunies pour participer ou non à un exécutif avec le Parti socialiste et Europe Ecologie (mais cette question ne pourra constituer un préalable pour aucun des partenaires). Et dans tous les cas, l'indépendance des élu-e-s du NPA et leur totale liberté de vote doivent être garanties.

c) Sur la répartition des têtes de liste et sur un protocole d'accord technique garantissant à chacune des composantes d'être représentées dans les conseils régionaux en fonction de sa réalité en cas de fusion avec la liste du Parti socialiste, ou d'Europe Ecologie, arrivée en tête au premier tour.

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23 novembre 2009

Régionales 2010: résultat du vote communiste en Languedoc Roussillon

Choix de la stratégie pour les régionales.
Option 1 offre nationale pour un Front de gauche élargi.
Option 2 : liste d’union dès le premier tour.
3225 votants, 3166 exprimés, 2777 voix pour l’option 1, 389 voix pour l’option 2.

Hérault : 
Option 1  : 92,28%.
Option 2  : 5,92%.

Pyrénées Orientales :
Option 1  : 98,57%.
Option 2  : 1,43%.

Aude :
Option 1  : 80,56%.
Option 2  : 19,44%.

Gard :
Option 1  : 80,97%.
Option 2  : 19,03%.

Lozère :
Option 1  : 59,72%.
Option 2  : 40,28%.

Le "Front de gauche élargi" est choisi à 87,71% par les communistes du Languedoc Roussillon

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15 novembre 2009

Régionales 2010: compte rendu de la conférence

Conférence régionale des communistes à Balaruc les Bains.

La conférence régionale qui s'est tenue ce samedi à Balaruc-les-Bains a très largement approuvé l'offre politique nationale d'un front de gauche élargi pour les élections régionales de 2010 et désigné François Liberti comme chef de file. Les adhérents voteront les 19, 20 et 21 novembre.

balaruc

Les camarades de Perpignan

Pas de surprise samedi à la Maison du Peuple de Balaruc-les-Bains où la conférence régionale des communistes du Languedoc-Roussillon a largement confirmé l'offre politique nationale de listes de "front de gauche élargi" pour les élections régionales qui auront lieu les 14 et 21 mars prochains. Par 143 voix pour, 10 contre et 9 abstentions, les délégués des cinq départements ont plébiscité la nouvelle politique de front de gauche décidé lors du congrès national du PCF à l'automne 2008, ce qui les conduit à proposer dès le premier tour de ces élections un rassemblement qui va "au delà des trois forces qui se sont rassemblées à l'élection européenne (parti communiste, Parti de gauche et Gauche unitaire)."

Dans son rapport introductif à la discussion, Martine Gayraud (secrétaire départemental du Gard)  a insisté sur la nécessité d'ouvrir une "nouvelle dynamique de rassemblement" qui tranche avec 2004. Avec elle, la grande majorité des 40 intervenants de la matinée ont en effet souligné qu'avec l'aggravation de la crise du système capitalisme et la politique menée par le gouvernement de Sarkozy, la donne n'était plus la même. "Il faut aller plus loin dans nos exigences" a insisté Bernard Deschamp, l'ancien député gardois, tandis que la plupart des délégués faisaient valoir qu'une "nouvelle ère politique s'est ouverte" avec la victoire du "non" au référendum du 29 mai 2005, puis les mobilisations sociales de ce printemps, les élections européennes et la votation citoyenne contre la privatisation de La Poste. "Faire émerger une gauche de transformation sociale et démocratique, c'est notre responsabilité de communiste" résuma l'ancien député-maire de Sète François Liberti.

Pas d'union de la gauche au 1er tour

Dans le cadre de cette nouvelle stratégie, le président du Conseil régional, Georges Frêche est jugé comme "un handicap au rassemblement à gauche sur un contenu de gauche". Ce ne sont pas seulement ses intempérances de langage qui ont été dénoncées par nombre d'intervenants, mais surtout "son implication dévastatrice dans la perte ou la non reconquête de municipalités de gauche" ainsi que "ses projets d'accompagnement et même d'anticipation de la politique libérale du gouvernement". Par exemple : l'affaire Agrexco sur le port de Sète (1), "la mission Constantin" (2), ou encore sa volonté non dissimulée "de faire de l'étang de Thau un espace de tourisme nautique" et de la Lozère "une grande chasse privée".

Sur la réforme des collectivités territoriale, autre sujet qui attise l'hostilité à Georges Frêche, la critique devient un programme. "Comme Sarkozy, il rêve de mégalopoles au détriment des collectivités de proximité avec les citoyens" explique le conseil général d'Ales, Jean-Michel Suaut, tandis que l'élu montpellierain Michel Passet, Richard Sanchez mais encore Liberti et Deschamp, mêlent leur voix pour demander que "la résistance au projet de Sarkozy et de Frêche soient au coeur de la bataille des régionales".

Colette Tignière, conseillère régionale sortante a également dénoncé une gestion de souffrance durant ses 6 dernières années , rappelant que beaucoup d'élus communistes étaient lachés, faute d'un comité régional qui ne s'est jamais réuni. Rappelons que ce conseil doit servir d'instance de reflexions, de conseils et d'expression du parti sur toutes les problématiques touchant la Région.

Bien entendu, ce sont autant de désaccords de fond qui, pour la grande majorité des délégués, rendent impossibles un nouvel accord de mandat avec Georges Frêche, comme c'était le cas en 2004. Un souhait politique pourtant défendu à la tribune par quelques délégués parmi lesquels Jean-Claude Gayssot avec le résultat que l'on connaît.

Un rassemblement à vocation majoritaire

On mesure bien, dans ces conditions, combien l'offre politique nationale adoptée hier par les délégués de cette conférence régionale du PCF prend un caractère particulier en Languedoc-Roussillon quand il s'agit de "tout faire pour battre la droite et sa politique". Sur ce terrain, François Liberti s'est montré très convaincant. "Nous devons être extrêmement offensif et construire un rassemblement à vocation majoritaire" a-t-il insisté en précisant que "la négociation (pour le premier comme pour le second tour) se joue dès maintenant avec le peuple, sur le terrain". Sur ce constat où il s'agit d'y aller "pour la gagne", l'unité s'est cristallisé autour d'un porte-drapeau en la personne de l'élu sétois plébiscité à de nombreuses reprises par les intervenants. de fait, le consensus autour de François Liberti est sans appel : 149 voix pour, contre zéro et 13 abstentions. Les communistes se sont donnés un chef de file charismatique, mais aussi, et surtout, une unité retrouvée.

C'est désormais au tour des adhérents de se prononcer. Ils seront consultés les 19, 20 et 21 novembre. Un dernier mot pour dire que cette conférence régionale a renouvelé les membres du Comité régional et élu Françoise Fiter à la tête de cette instance qui devra jouer à l'avenir un rôle de coordination plus important.

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27 octobre 2009

Régionales : "Pas d'alliance, ni au 1er , ni au 2nd tour"

Frêche : "pas d'alliance ni au 1er , ni au second tour"

De retour du Conseil national du PCF qui se tenait à Paris, Martine Gayraud, secrétaire de la fédération communiste du Gard a plaidé pour la constitution d'une liste distincte de celle du président de la région, Georges Frêche. « C’est un rejet systématique », dit-elle.

Avec les sept autres secrétaires fédéraux, elle estime avoir convaincu Marie-George Buffet. « Les militants estiment dans leur large majorité qu’il n’est pas possible de repartir avec Georges Frêche », ajoute Martine Gayraud.

A l'échelle nationale

Le PCF a largement voté aujourd'hui en faveur de l'autonomie vis-à-vis du PS au premier tour des régionales en souhaitant élargir le Front de gauche créé avec Jean-Luc Mélenchon, mais

des alliances à la carte avec les socialistes pourraient être décidées par les militants en région.

Selon l'"offre nationale" adoptée à 80,3% par le Conseil national, les listes, "en ouvrant un autre choix à gauche que celui porté par le PS ou Europe-Ecologie, visent à lever une dynamique de rassemblement et de victoire à gauche". Il s'agit donc de poursuivre l'alliance avec le Parti de gauche (PG) de Jean-Luc Mélenchon et la Gauche unitaire de Christian Picquet (ex-NPA) au sein du Front de gauche créé pour les européennes, et de l'ouvrir à de "nouvelles forces" issues notamment du mouvement syndical, social ou associatif.

Pour Marie-George Buffet (PCF), le Front doit être un "levier pour faire bouger le curseur à gauche". Au deuxième tour, il faut "des majorités dans les régions" en fusionnant avec PS et Europe-Ecologie mais "à l'exclusion du MoDem".  Le NPA d'Olivier Besancenot, pour qui "existent deux gauches dotées de programmes contradictoires qui interdisent de gérer ensemble les régions", semble donc écarté. Une quatrième réunion "unitaire", peut-être la dernière, se tient mercredi entre PCF, PG et NPA.

"Les amis du NPA" doivent "faire l'effort qui est attendu d'eux" et ne "plus bloquer tout le rassemblement sur la question de la participation" aux exécutifs régionaux, demande dimanche sur son blog M. Mélenchon, saluant l'offre du PCF comme une "très bonne nouvelle".  Malgré cette "offre nationale", des listes PCF-PS pourraient se constituer au premier tour car, selon les statuts du PCF, les militants doivent valider la stratégie par région, dans un parti qui compte 185 conseillers régionaux.

Des conférences régionales auront lieu les 7 et 14 novembre avant une ratification des militants par région (19-21 novembre).  Une décision délicate dans de nombreux endroits: en partant indépendamment du PS, le Front de gauche devra dépasser la barre fatidique des 5% pour pouvoir fusionner ses listes avec ses partenaires. En 2004, le PCF avait franchi ce seuil dans cinq des huit régions où il se présentait sans le PS (Picardie, Ile-de-France, Nord/Pas-de-Calais, Auvergne et Corse).

Aux européennes, les listes Front de gauche sont restées sous les 5% dans sept régions (Alsace, Basse-Normandie, Champagne-Ardennes, Franche-Comté, Lorraine, Pays-de-Loire, Poitou-Charentes). Trois dépassaient tout juste ce plancher (Bourgogne, Bretagne et Rhône-Alpes).  Ces données doivent "rentrer en compte dans la réflexion des communistes", a reconnu Mme Buffet, appelant à "faire en sorte qu'il y ait plus d'élus communistes et d'élus non communistes" du Front de gauche.

L'autonomie pourrait donc faire long feu dans plusieurs régions, d'autant que de nombreux élus n'en veulent pas. "Ce n'est pas une bonne stratégie", juge Jean-Claude Gayssot, vice-président PCF en Languedoc-Roussillon.  Soulignant le "risque de faire le jeu de la droite qui, elle, va partir unie", l'ancien ministre des Transports souhaite "poursuivre avec le PS et Georges Frêche" dans sa région. Une possibilité vivement exclue par Mme Buffet: "nous ne serons pas avec George Frêche ni au premier, ni au second tour", il faut de l'"éthique en politique".

Quant à l'Ile-de-France, où circulent les noms de Jean-Luc Mélenchon (PG), Patrick Braouezec et Pierre Laurent (PCF), Mme Buffet verrait plutôt comme tête de liste "un homme ou une femme issu du PCF".

Article Midi Libre

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24 octobre 2009

Régionales 2010 : A gauche toute pour les régionales

Régionales A gauche toute pour le PCF au 1er tour !

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Ce week-end, le parti communiste élabore sa stratégie électorale


« La situation est confuse. Je redoute que Marie-George Buffet ne soit instrumentalisée par les anti-parti socialiste et les anti-Frêche. Lorsque nous nous rencontrons, elle est toujours d’accord avec moi, mais après… Il est à craindre qu’au bout du compte nous nous retrouvions avec des communistes sur plusieurs listes. » Le moins que l’on puisse dire, c’est que Jean-Claude Gayssot, vice-président du conseil régional LR, n’est pas franchement rassuré quant à la stratégie que doit adopter le parti communiste, réuni ce week-end à Paris pour une convention nationale toute consacrée aux élections régionales.

Si la ligne de Pierre Laurent, coordinateur national aux élections, est partagée

par la majorité des délégués et de l’état-major du PCF, la convention devrait réaffirmer une seule stratégie : « le rassemblement autour d’un projet clairement à gauche, dès le premier tour ; puis l’obtention, au deuxième tour, de majorités avec le PS et Europe-Ecologie, mais sans le MoDem. L’objectif est que l’autonomie soit de mise dans un maximum de régions. » Fort des résultats des Européennes (6 % des suffrages et 4 eurodéputés), le Front de gauche « autonome » du premier tour devrait donc coaliser le parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon et la Gauche unitaire de Christian Piquet, rejoints par des courants politiques progressistes, ainsi que des mouvements syndicaux, sociaux et associatifs… sachant que le NPA d’Olivier Besancenot, qui a pourtant fait chou blanc aux Européennes, ne paraît toujours pas disposé à rallier le Front de gauche. Il convient toutefois de noter que les offres du PCF seront discutées en novembre, région par région, avec la possibilité d’alliances à la carte.


En Languedoc-Roussillon où le PCF compte plusieurs de ses 185 conseillers régionaux sortants, on attend l’issue de cette convention nationale avec impatience. Mais sans guère d’illusion. Seule certitude, elle confortera, quelles que soient ses conclusions, la singulière ligne de fracture désormais établie entre les élus (Gayssot, Boré…) qui revendiquent, « sur la seule foi du bilan, la poursuite d’une collaboration » avec le PS et Georges Frêche, et ceux (Bousquet) qui estiment que le PCF serait mieux inspiré « d’enrichir de sa valeur ajoutée » le Front de gauche ou se rapprocher, sans plus de délais, d’Europe-Ecologie.

Gérard LAUDINAS,journaliste Midi Libre

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23 octobre 2009

Régionales : le PCF veut poursuivre le front de gauche...

Info nouvelobs.com Réuni en Conseil national ce week-end, le Parti communiste appellera à la poursuite de l’alliance avec Jean-Luc Mélenchon pour les régionales.

Jean-Luc Mélenchon avec Marie-George Buffet, le 31 janvier dernier (Sipa)

Jean-Luc Mélenchon avec Marie-George Buffet, le 31 janvier dernier (Sipa)

Ce n’est pas une surprise : réuni en Conseil national ce week-end, le Parti communiste appellera à la poursuite de l’alliance avec Jean-Luc Mélenchon pour les régionales. C’est ce qu’indique "l’offre politique nationale" qui sera présentée demain place du Colonel Fabien et dont nouvelobs.com a pris connaissance : "Partout où les conditions peuvent être créées, où les forces disponibles existent", le parti communiste propose "la constitution de listes de Front de gauche de large rassemblement au premier tour". En clair : une alliance entre le PCF, le Parti de Gauche de Jean-Luc Mélenchon et la Gauche unitaire de Christian Picquet (ex NPA). Le PCF espère que le rassemblement pourra aller "très au-delà" de ces trois forces et inclure notamment "des militants du mouvement social".

Sources : nouvel Obs.

Il est important de préciser que des assemblées générales de tous les communistes se tiennent actuellement pour se prononcer quand aux stratégies à adopter lors des prochaines échéances régionales.

Il est nécessaire de rappeler que notre première adversaire est la politique de droite , très dure menée par Sarkozy.

L'utilité de multiplier  "les Fronts" de gauche est une priorité pour barrer la route aux multiples visages du capitalismes. Il est à mon sens nécessaire d'appeler l'ensemble des forces politiques et organisations syndicales à nous rejoindre lors des prochaines échéances afin d'encrer et d'imposer un ancrage encore plus à gauche dans notre région.

Agir autrement, nous conduirait à un retour de la droite à la tête de notre région et à une véritable catastrophe pour l'ensemble de nos concitoyen(ne)s.

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20 octobre 2009

Régionales : Mélenchon recadré par le PCF

Régionales: le PCF reproche à Mélenchon d'avancer sa candidature en Ile de France

Le Parti communiste français (PCF) a reproché lundi à Jean-Luc Mélenchon, président du Parti de Gauche (PG), d'évoquer sa disponibilité pour les régionales de mars en Ile-de-France, alors que les négociations sont en cours entre le PCF, le PG et le NPA sur une éventuelle alliance en vue de ce scrutin.

L'eurodéputé avait affirmé dimanche soir sur France 3, au sujet d'une candidature aux régionales en Ile-de-France: "Moi, je sais que ça m'intéresse de mener cette bataille là, et je dis : si vous voulez, j'y suis prêt".

Cette déclaration "apparaît peu acceptable du point de vue du respect mutuel du aux partenaires et à leurs militants", affirme le PCF, dans un communiqué.

Pour le parti de Marie-George Buffet, "la démocratie et la concertation sont préférables à l'auto-proclamation, elles sont aussi nécessaires à la confiance mutuelle et à celle de nos électrices et de nos électeurs". Selon le PCF, "le rassemblement ne fait pas bon ménage avec les coups de forces médiatiques".

A propos d'un accord entre le NPA, le PCF et le PG, le PCF souligne qu'"un désaccord sérieux persiste sur la volonté de construire des majorités de gauche". "Reporter cette question au soir du premier tour n'est ni possible, ni sérieux, ni efficace", ajoute-t-il.

Le désaccord entre le PCF et le NPA concerne la question des exécutifs régionaux, le parti d'Olivier Besancenot refusant toute gestion avec le Parti socialiste.

Les représentants des trois partis avaient poursuivi vendredi leurs discussions sur une éventuelle alliance aux régionales, convenant de nouvelles réunions après le Conseil national du PCF des 24-25 octobre.

Posté par chavez hugo à 18:16 - élections régionales - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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