jeunes communistes 66

blog anticapitaliste et antilibéral

19 septembre 2009

MGB: pour un front de gauche durable !!!

Pour un Front de gauche durable

Entretien. Marie-George Buffet s’explique sur son appel au débat adressé à toute la gauche. « Nous avons la responsabilité de reconstruire une alternative et beaucoup de celles et ceux qui résistent, qui construisent à gauche comptent sur nous ! »

Lors de la Fête de l’Humanité, vous avez appelé à un grand débat d’idées sur ce que doit être une politique de gauche. Pensez-vous avoir été entendue ?P>

Marie-George Buffet. J’ai le sentiment que l’appel que nous avons lancé a été une initiative politique qui a parcouru les allées de la Fête. Je pense qu’elle correspond très exactement à ce qu’attendent des millions d’hommes et de femmes aujourd’hui. Je participais mercredi au rassemblement des cheminots pour la défense du fret, au Bourget. J’ai été interpellée par plusieurs d’entre eux sur cette question. Dans mon intervention, j’ai parlé du Front de gauche, de l’alternative aux politiques libérales. Je ne supporte plus que la gauche ne soit présentée que dans la rubrique des fraudes, des rivalités entre dirigeants, des clins d’oeil au Modem, alors que nous vivons une crise internationale, sociale, démocratique, écologique. Beaucoup de gens pensent comme moi. Avec cet appel, ils se disent : « Enfin du concret ».

Vous proposez que des ateliers se tiennent à l’initiative du Front de gauche et soient ouverts à toute la gauche. Jean-Luc Mélenchon a exprimé son désaccord avec une présence du PS dans ces ateliers, dans la mesure où le Front de gauche ne saurait comprendre le PS. Un communiqué du Parti de gauche a confirmé cette position. Que lui répondez-vous ?P>

Marie-George Buffet. Il faut que le Front de gauche soit durable. Quand j’ai lancé l’appel à constituer un front de gauche, en octobre 2008, c’était dans la perspective des élections européennes. Le scrutin passé, nous nous sommes dit qu’il fallait continuer. Mais il faut l’élargir. Le Front de gauche a vocation à devenir majoritaire. Mon idée est très claire. Nous proposons aux organisations fondatrices du Front de gauche de se réunir rapidement, dès la semaine prochaine, pour préparer ces ateliers. Travaillons déjà entre membres fondateurs, éventuellement même à une plate-forme partagée pour aller à ces ateliers avec des propositions communes sur les grands sujets. Mais invitons bien toutes les autres organisations à en débattre, et surtout toutes les femmes et les hommes de gauche. Et attachons-nous bien à ancrer cette confrontation d’idées à partir des grandes revendications et des exigences portées par le mouvement social.

Il y a urgence non seulement parce que nous avons l’échéance des élections régionales de 2010, mais aussi parce que les hommes et les femmes qui sont aujourd’hui en lutte, en pleine crise du capitalisme, porteuse de tous les dangers démocratiques, sociaux et écologiques, ont besoin de raisons concrètes d’espérer. S’ils ont l’impression qu’à gauche rien ne bouge, qu’elle ne sortira pas du marasme décrit à la une des médias, qu’elle ne répond pas à leurs revendications et à leurs aspirations, l’horizon est bouché. Je dis à nos amis du Front de gauche : travaillons ensemble et organisons ces ateliers sans tarder. Nous avons la responsabilité de reconstruire une alternative à gauche et beaucoup de celles et de ceux qui résistent, qui construisent à gauche comptent sur nous !

Vous parlez d’élargissement du Front de gauche. À qui pensez-vous plus précisément ?

Marie-George Buffet. Nous devons nous tourner vers les autres formations de gauche et écologistes. Parlons des socialistes. Des dirigeants du PS, des présidents de région se tournent vers un parti de droite appelé Modem. Hier, le Figaro mettait à la une : « Modem-socialistes, les tractations ont commencé ». Le Parisien ouvrait ses colonnes à Martine Aubry : « J’accepte volontiers de rencontrer François Bayrou », tout en disant que sa priorité est le rassemblement à gauche ! Mais il y a aussi des millions d’hommes et de femmes, des militants, des élus et des électeurs socialistes qui ont envie d’être de cette gauche que nous portons avec le Front de gauche. Doit-on, parce que certains tendent la main aux libéraux, élever des barrières entre nous et ces socialistes ? Je ne suis pas d’accord avec cela. Je pense au contraire que nous devons tendre la main à ces hommes et à ces femmes et leur dire : venez débattre avec nous. Au Front de gauche nous avons commencé à travailler sur un nouveau projet pour l’Europe, les régions, notre pays, débattons, confrontons nos points de vue. Ces débats, nous les mènerons sous les interpellations des actrices et des acteurs des mouvements sociaux et démocratiques. Le but, je veux être très précise, c’est d’adopter des plates-formes partagées. Je souhaite qu’à la fin de chaque atelier, nous prenions acte des propositions qui nous réunissent. C’est sur cette base que nous pourrons nous rassembler, au lieu d’ériger des frontières infranchissables entre nous.

Ces différences d’approche découlent de conceptions différentes du Front de gauche…

Marie-George Buffet. Nous voulons un Front qui vive et qui grandisse avec les formations qui le composent. Nous n’avons jamais souhaité que nos formations se fondent. Nous voulons faire vivre nos partis. Mais le Front de gauche doit se développer, se tourner vers d’autres. Si nous le figeons, nous le figerons à 7 %. Mon but ce n’est pas de témoigner, mais d’agir. Nos concitoyens nous diront : est-ce utile de voter pour vous si vous ne créez pas les conditions d’une majorité populaire et politique ? Le désir profond du peuple de gauche, c’est que, dans les régions, au gouvernement et au niveau européen, les conditions soient créées pour des choix en rupture avec les logiques libérales, pour de nouveaux droits aux salarié-es, aux citoyen-nes, un pouvoir qui satisfasse leurs revendications. Le front doit être une dynamique.

La gauche dirige 20 régions métropolitaines sur 22. Des communistes siègent dans les exécutifs. Quel bilan en tirez-vous ?

Marie-George Buffet. Nos élus régionaux ont porté tout au long de leur mandat les propositions qu’ils avaient défendues, certains sur des listes autonomes au premier tour, d’autres sur des listes communes avec le PS. Quand on mesure le travail de vice-présidents au transport, les réalisations concernant les TER, ou d’autres vice-présidents avec l’équipement des lycées, la culture ou le sport par exemple, de bonnes choses ont été réalisées. Mais il faut aujourd’hui franchir une nouvelle étape au niveau des ambitions pour les régions. La réforme des collectivités territoriales va être annoncée prochainement. Les régions peuvent être des lieux où les élus commencent à rompre avec les logiques libérales, et des points d’appui pour les luttes sociales. Il y a un bilan à tirer dans chaque région, et surtout des projets à construire.

Vous avez annoncé qu’à l’issue des ateliers, une offre politique serait présentée par le PCF. Pouvez-vous préciser votre proposition ?P>

Marie-George Buffet. Nous ferons une offre politique sur le rassemblement que nous souhaitons pour le premier tour lors du Conseil national du 24 octobre. Je précise d’ores et déjà que, pour le deuxième tour, la gauche sera rassemblée pour barrer la route à la droite et construire des majorités pour gérer les régions à gauche.

Et le premier tour ?

Marie-George Buffet. Nous trancherons la question à l’issue des ateliers car je ne peux pas vous dire si le Front de gauche va rester où il en est ou s’il va réussir à grandir et à prendre des couleurs. C’est cela qui nous permettra de déterminer les contours des alliances au premier tour.

Quels sont, selon vous, les points importants d’un projet d’alternative à gauche dont vous souhaitez débattre dans les ateliers ?

Marie-George Buffet. Le premier atelier commence le 10 octobre. Il y a d’abord le volet de la démocratie. La gauche doit se donner comme objectif la mise en oeuvre d’une nouvelle République. Elle doit s’engager de manière claire dans l’esprit des propositions de loi que nous avons déposées au printemps avec le Parti de gauche, visant à donner de nouveaux droits aux salariés et aux syndicats dans la gestion des entreprises. Il y a la question de l’utilisation de l’argent. Quel engagement sur les salaires ? Sur un pôle public du crédit ? Pour être plus net, il faut que la gauche s’engage à nationaliser une partie du secteur bancaire pour développer des politiques du crédit pour la recherche, la protection de l’environnement, de nouveaux progrès sociaux, une nouvelle fiscalité. La gauche doit s’engager à travailler à une nouvelle façon de produire. À une diversification des ressources énergétiques. J’insiste aussi sur l’accès au savoir, toutes les réformes de la droite sur l’école et l’université sont contestées. Engageons des états généraux sur l’école du XXIe siècle.

Enfin, la gauche, une fois au pouvoir, devra adopter rapidement une loi qui interdise aux entreprises de licencier lorsqu’elles distribuent des dividendes. Va-t-on enfin instaurer le vote des résidents étrangers, ce qui n’a pas été fait par le gouvernement Jospin entre 1997 et 2002 ? La gauche aura-t-elle du courage, de l’audace, affirmera-t-elle ses valeurs ou jouera-t-elle toujours avec les logiques libérales ? Si la gauche sort de ces ateliers avec des plates-formes communes partagées, elle sera en capacité de faire bien plus que de soutenir les manifestants sur le bord de la rue : leur donner un espoir que leurs revendications soient enfin satisfaites.

Entretien réalisé par Jean-Paul Piérot

Sources: journal l'humanité

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06 mai 2009

Election Perpignan :réponse à l'independant de Donat

Pour J. Amiel-Donat, le PC se trompe d'adversaire

Q ue pense Jacqueline Amiel- Donat de la sortie publique du PC ? Le moins que l'on puisse dire c'est que si les communistes lui mettent la pression, elle les enferme, elle, dans la cocotte-minute.
"Ils n'ont pas de nouvelles depuis 10 jours ? C'est faux ! Tout est calé avec Jacques Cresta (ndlr : premier fédéral PS) et ils l'ont vu récemment. Les communistes voudraient déjà connaître leur place, c'est assez insupportable en tant que tel. Mais d'abord, il y a le travail de fond à mener. Or ils ne participent à aucune réunion de travail". Voilà le début de la réponse. Mais le reste est à l'avenant. Ils critiquent sa manière de faire, elle leur fait remarquer que : "Je ne les entends pas contre les autres, les Alduy, les Rivière, les Codognès. Je ne les entends que contre moi. Mais enfin, ils y sont dans la liste, les négociations de parti à parti ont eu lieu. Sont-ils des godillots ? Mais non. Moi, je suis participative et démocrate, ils feraient mieux, eux, de me respecter. Enfin, pour Cap 21, je le dis, ils ne seront pas sur ma liste". Et en guise de conclusion, elle envoie, à leur adresse : "La campagne sur le terrain, ils ne connaissent pas beaucoup !".
Voilà. Pour les camarades communistes, c'est fait. Place au Parti de gauche maintenant. C'est court et concis. "Le PG met une condition pour être sur la liste, c'est qu'il n'y ait pas le CDC. Je l'ai dit à maintes reprises, je reprends les partenaires du second tour de mars 2008 qui le souhaitent".
G. C.

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Election Perpignan : conférence de presse PC 66

Le PC au PS : "Partenaires, oui godillots, non !"

On croyait l'union de la gauche (hors NPA-LO) scellée derrière Jacqueline Amiel-Donat. Mais le PC et le Parti de Gauche s'ouvrent publiquement du manque de concertation qui règne avec le PS.


A l'heure où Jacqueline Amiel-Donat (PS), tenait conférence de presse en compagnie d'Hélène Mandroux, maire PS de Montpellier (lire ci-contre), le PC, lui tenait conférence de presse dans son QG. Pourquoi ce chevauchement alors que PS et PC sont en principe alliés aux municipales de Perpignan ? Réponse du secrétaire général du PC, Nicolas Garcia : "La conférence de presse d'Hélène Mandroux, nous n'y étions pas conviés et en plus, nous avons appris par la presse qu'elle avait lieu !" Tandis que Jacqueline Amiel-Donat discourait au Boca-Boca du dynamisme du centre-ville, à la maison des communistes on avait plutôt envie de parler de liste de rassemblement à gauche, de partenariat avec le PS et de concertation obligatoire. Outre Nicolas Garcia, Jean Vila, conseiller général de Saint-Gaudérique, Françoise Fiter, secrétaire de section de Perpignan, et Nicole Gaspon et Michel Franquesa, conseillers municipaux sortants, sou haitaient "mettre sur la place publique (leurs) in terrogations et inquiétudes actuelles" quant au partenariat avec le PS de Jacqueline Amiel-Donat.

"Il y a une opportunité historique de mettre fin à 50 ans de gestion de droite, de mauvaise gouvernance, de mépris de la démocratie et de dépérissement économique. Seul le rassemblement de toutes les forces de gauche, pour lequel nous militons, peut-être à la hauteur du défi", posait en préambule Françoise Fiter. Elle enchaînait immédiatement : "Chaque partenaire doit être partie prenante dans la construction de la liste et il faut sans tarder s'atteler à ce travail. Depuis une dizaine de jours, nous n'avons plus de contacts avec le PS. Nous nous interrogeons beaucoup quant à l'avancée d'un rassemblement de gauche".

"Pas dix jours de plus"

Michel Franquesa était l'un des colistiers communistes de Jacqueline Amiel-Donat en mars 2008. L'attente lui donne sinon de l'urticaire, du moins le sens de la formule : "Nous sommes des partenaires, nous ne sommes pas des godillots. Le partenariat, c'est le respect de tous, pas la soumission".
Le manque de concertation sur la construction de la liste pèse indéniablement sur la conscience du PC.
Ce n'est cependant pas tout ce qui les inquiète. Les rumeurs sur l'agrégation à la liste de rassemblement de gauche "de personnalités qui n'ont rien à y faire, comme Cap 21, parti fondateur du Modem" , les énervent également. "Les Perpignanais réclament de la clarté politique. Une liste fourre-tout perdrait en crédibilité".

Nicolas Garcia était hier très clair. "Avec ou sans le PS, nous serons dans le débat municipal et nous n'y serons pas seuls. Initiative citoyenne s'interroge actuellement aussi. Si on nous pousse dehors, nous ne resterons pas sur la touche". Et il posait une date butoir : "Nous n'attendrons pas dix jours de plus". Les questionnements du PC sont piquants. La réponse de Jacqueline Amiel-Donat (lire ci-contre) est cinglante.

Guillaume Clavaud

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19 janvier 2009

manifestation palestine

Un rassemblement pour et dans la paix en solidarité avec le peuple palestinien

Pour poursuivre le mouvement de protestation à l'égard d'Israël sans prêter le flanc à d'éventuels écarts, un sit-in était organisé hier après-midi.


L e message est resté le même : dénoncer, avec vigueur, les bombardements de Gaza par l'armée israélienne. Mais hier, c'est la forme de la manifestation qui a changé. Plus de défilé dans les rues de Perpignan. Ainsi en avait décidé la préfecture, suite au débordement de la semaine précédente, après la dislocation du cortège. Aussi, c'est donc à un rassemblement sous forme de sit-in, place de Catalogne, que le collectif Paix et Justice pour la Palestine 66 avait convié la population. Un sit-in très encadré, tant par un service de sécurité interne bien organisé, que par un déploiement de forces de l'ordre très visible. Ce qui n'était pas au goût de tous les manifestants. "Ce n'est plus la bande de Gaza, mais la bande de Perpignan !" Farid Mellal, en simple citoyen, a participé aux manifestations depuis le début. "Au départ, c'était destiné à porter le message, à dénoncer publiquement ce qui se passe. Là-bas, à Gaza, les gens se battent pour sortir de leur ghetto, et nous, on nous y enferme ! Nous sommes derrière des grilles... Le risque, c'est qu'à terme, les manifestants ne viennent plus" . Et force est de constater que, si la révolte est toujours le moteur de ce rassemblement, elle est portée par un moins grand nombre de voix... Et au milieu d'elles, celle de Victoria. Cette jeune étudiante écossaise, qui étudie à Perpignan, rentre à peine de Cisjordanie. Elle a décidé de se joindre au rassemblement pour témoigner de ce qu'elle y a vu. "A Hébron, j'ai vu des colons prendre une maison palestinienne, sans l'accord des habitants. Je les ai vus dessiner des étoiles de David sur les tombes palestiniennes. Au check point entre Ramallah et Jérusalem, les Palestiniens sont traités comme du bétail... Pourtant, ces peuples ont pour moi la même identité. D'ailleurs, à Tel-Aviv, les gens veulent la paix. Il faut trouver une solution rapidement. Mais pour cela, il va falloir que le Hamas reconnaisse Israël. Peut-être que la paix pourra alors régner ?"

A la tribune, les adultes comme les enfants, en chantant et en récitant, ont harangué la foule en ce sens.

Source independant : article Barbara Gorrand

Posté par chavez hugo à 22:39 - Archive presse - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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