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blog anticapitaliste et antilibéral

15 novembre 2009

Régionales 2010: compte rendu de la conférence

Conférence régionale des communistes à Balaruc les Bains.

La conférence régionale qui s'est tenue ce samedi à Balaruc-les-Bains a très largement approuvé l'offre politique nationale d'un front de gauche élargi pour les élections régionales de 2010 et désigné François Liberti comme chef de file. Les adhérents voteront les 19, 20 et 21 novembre.

balaruc

Les camarades de Perpignan

Pas de surprise samedi à la Maison du Peuple de Balaruc-les-Bains où la conférence régionale des communistes du Languedoc-Roussillon a largement confirmé l'offre politique nationale de listes de "front de gauche élargi" pour les élections régionales qui auront lieu les 14 et 21 mars prochains. Par 143 voix pour, 10 contre et 9 abstentions, les délégués des cinq départements ont plébiscité la nouvelle politique de front de gauche décidé lors du congrès national du PCF à l'automne 2008, ce qui les conduit à proposer dès le premier tour de ces élections un rassemblement qui va "au delà des trois forces qui se sont rassemblées à l'élection européenne (parti communiste, Parti de gauche et Gauche unitaire)."

Dans son rapport introductif à la discussion, Martine Gayraud (secrétaire départemental du Gard)  a insisté sur la nécessité d'ouvrir une "nouvelle dynamique de rassemblement" qui tranche avec 2004. Avec elle, la grande majorité des 40 intervenants de la matinée ont en effet souligné qu'avec l'aggravation de la crise du système capitalisme et la politique menée par le gouvernement de Sarkozy, la donne n'était plus la même. "Il faut aller plus loin dans nos exigences" a insisté Bernard Deschamp, l'ancien député gardois, tandis que la plupart des délégués faisaient valoir qu'une "nouvelle ère politique s'est ouverte" avec la victoire du "non" au référendum du 29 mai 2005, puis les mobilisations sociales de ce printemps, les élections européennes et la votation citoyenne contre la privatisation de La Poste. "Faire émerger une gauche de transformation sociale et démocratique, c'est notre responsabilité de communiste" résuma l'ancien député-maire de Sète François Liberti.

Pas d'union de la gauche au 1er tour

Dans le cadre de cette nouvelle stratégie, le président du Conseil régional, Georges Frêche est jugé comme "un handicap au rassemblement à gauche sur un contenu de gauche". Ce ne sont pas seulement ses intempérances de langage qui ont été dénoncées par nombre d'intervenants, mais surtout "son implication dévastatrice dans la perte ou la non reconquête de municipalités de gauche" ainsi que "ses projets d'accompagnement et même d'anticipation de la politique libérale du gouvernement". Par exemple : l'affaire Agrexco sur le port de Sète (1), "la mission Constantin" (2), ou encore sa volonté non dissimulée "de faire de l'étang de Thau un espace de tourisme nautique" et de la Lozère "une grande chasse privée".

Sur la réforme des collectivités territoriale, autre sujet qui attise l'hostilité à Georges Frêche, la critique devient un programme. "Comme Sarkozy, il rêve de mégalopoles au détriment des collectivités de proximité avec les citoyens" explique le conseil général d'Ales, Jean-Michel Suaut, tandis que l'élu montpellierain Michel Passet, Richard Sanchez mais encore Liberti et Deschamp, mêlent leur voix pour demander que "la résistance au projet de Sarkozy et de Frêche soient au coeur de la bataille des régionales".

Colette Tignière, conseillère régionale sortante a également dénoncé une gestion de souffrance durant ses 6 dernières années , rappelant que beaucoup d'élus communistes étaient lachés, faute d'un comité régional qui ne s'est jamais réuni. Rappelons que ce conseil doit servir d'instance de reflexions, de conseils et d'expression du parti sur toutes les problématiques touchant la Région.

Bien entendu, ce sont autant de désaccords de fond qui, pour la grande majorité des délégués, rendent impossibles un nouvel accord de mandat avec Georges Frêche, comme c'était le cas en 2004. Un souhait politique pourtant défendu à la tribune par quelques délégués parmi lesquels Jean-Claude Gayssot avec le résultat que l'on connaît.

Un rassemblement à vocation majoritaire

On mesure bien, dans ces conditions, combien l'offre politique nationale adoptée hier par les délégués de cette conférence régionale du PCF prend un caractère particulier en Languedoc-Roussillon quand il s'agit de "tout faire pour battre la droite et sa politique". Sur ce terrain, François Liberti s'est montré très convaincant. "Nous devons être extrêmement offensif et construire un rassemblement à vocation majoritaire" a-t-il insisté en précisant que "la négociation (pour le premier comme pour le second tour) se joue dès maintenant avec le peuple, sur le terrain". Sur ce constat où il s'agit d'y aller "pour la gagne", l'unité s'est cristallisé autour d'un porte-drapeau en la personne de l'élu sétois plébiscité à de nombreuses reprises par les intervenants. de fait, le consensus autour de François Liberti est sans appel : 149 voix pour, contre zéro et 13 abstentions. Les communistes se sont donnés un chef de file charismatique, mais aussi, et surtout, une unité retrouvée.

C'est désormais au tour des adhérents de se prononcer. Ils seront consultés les 19, 20 et 21 novembre. Un dernier mot pour dire que cette conférence régionale a renouvelé les membres du Comité régional et élu Françoise Fiter à la tête de cette instance qui devra jouer à l'avenir un rôle de coordination plus important.

Posté par chavez hugo à 20:12 - élections régionales - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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