27 septembre 2009
UPVD: en voie vers une privatisation des savoirs...
En route vers la privatisation des savoirs…
La rentrée universitaire s’annonce très mal pour la communauté universitaire. En effet, jeudi dernier, l’université de Perpignan a signé sa première fondation universitaire avec le crédit agricole sud méditerranée en présence de Jean Benkelil, président de l’UPVD et Gérard Bréchet, directeur général du crédit agricole Sud Méditerranée. Ce dispositif de “fondation” permettra la mise en place de filières, subventionnées par le privé, lesquelles entreront en compétition avec les filières publiques d'autres universités; ces filières largement subventionnées, pourront entre autre se permettre d'opérer une sélection et d'augmenter des frais d'inscriptions (ceci sera fixé plus tard, par décret). Petites soeurs des fondations à caractère scientifique instituées par le Pacte de la Recherche, lesquelles remplacent le manque de financement public par des financements privés), ces fondations permettront le financement privé des universités.
Ces fondations universitaires sont la conséquence de la loi LRU dite « loi Pécresse », très combattue par les étudiants, adoptée par la majorité de droite et soumet ainsi notre université à la loi du marché capitaliste.
L’AUTONOMIE SOUMET LES UNIVERSITÉS AUX ENTREPRISES.
Sous prétexte de mécénat à hauteur de 150000 euros apportés à l’UPVD, la banque « investit » le domaine universitaire mais pourquoi faire ? Et quelles en seront les conséquences pour les étudiants ?
Tout d’abord, il est important de rappeler qu’aujourd’hui seul le président et le CA (soit au maximum 31 personnes), et non plus l'État, décident seuls et gèrent le mobilier et l'immobilier de leur université, ses finances et une partie de son mode de financement. La gestion des universités par contrats avec l'Etat est la base de l'autonomie: elle ouvre la voie à une différenciation de plus en plus grande entre les établissements puis à la privatisation ! De plus, la possibilité pour les universités de développer leurs ressources propres conduira au désengagement de l’État et à la soumission des universités aux bailleurs de fonds.
Ces dispositions amèneront l'essor de quelques grandes universités, de forte réputation au détriment d'autres. Ainsi une licence ou un master provenant d'une de ces universités prestigieuses aura plus de valeur qu'une licence ou un master provenant d'une université de moindre réputation.
Le président Benkelil avait déjà préparé le terrain en approuvant le 24 avril, la création d’un Diplôme universitaire assistant clientèle en partenariat avec la banque. Le seul problème est la multiplication de ces DU qui remplacent progressivement les licences, qui ont un cadrage national. Ces DU sont plus chers avec un droit d’inscription libre et pouvant atteindre 3150 euros.
Le plus aberrant dans cette histoire est la difficulté pour les étudiants inscrits en Master « Banques et assurances » à l’institut des administrations des entreprises » (IAE) de trouver un stage en banque pour valider leur année alors que notre université est déjà partenaire du crédit agricole et du crédit lyonnais. Les plus chanceux d’entre eux se retrouvent à travailler gratuitement 35h à 40h par semaine pour « la bonne santé du capitalisme »
23 septembre 2009
Contre la privatisation de la poste : un véritable référendum citoyen
Contre la privatisation de la poste : le combat continue...
Le 13 octobre toutes les organisations signataires de l’accord national et présente dans le département ont été convoquées afin de créer un comité départemental. Présents : FO- SOLUIDAIRES- FSU- LCR/NPA- PCF- JC 66- CGT UD- CGT FAPT- ADECR- UNRPA- INDECOSA Excusés : ATTAC- Confédération Paysanne- SUDptt( comité fédéral)- LDH Absents : CFTC- CFDT Poste- PS- MRC- Les Verts Décisions prises : création d’un collectif départemental"contre la privatisation de La Poste" diffusion à tous les niveaux d’une pétition commune être sur la base de l’appel commun du comité national c a d mobiliser contre la privatisation, exiger le maintien du service public postal et moderniser pour répondre aux besoins de la population et enfin ouvrir un débat public et un référendum sur le service public postal Le 21 octobre nous avons tenu une conférence de presse. FR3 a passé le reportage le soir sur les locales"pays catalan"(voir reportage sur internet(fr3), nous avions également l’Indépendant(journal local) et France Bleue Roussillon.
Mobilisation pour le réferendum sur un véritable service public postal:
MODE OPERATOIRE DE LA VOTATION CITOYENNE DU 28 SEPTEMBRE AU 3 OCTOBRE 2009
Pour le bon déroulement de la votation, certains impératifs sont à respecter, afin de garantir le caractère démocratique et légitime de notre démarche.
La période de la votation Pour un maximum d’efficacité, il sera possible de voter du 28 septembre au 3 octobre 2009 suivant les opportunités, le temps fort restant bien sur le samedi 3 octobre. Il est possible d’organiser des votations anticipées sur des lieux publics très fréquentés avant le 28 septembre, par exemple les marchés se tenant le dimanche 27 septembre et autres évènements.
Les horaires du vote Le seul impératif reste la fin du scrutin, fixée à 18 heures le samedi 3 octobre pour la remontée des résultats au niveau national. La compilation des résultats se fera au fur et à mesure, en tout état de cause le Comité national sera « de permanence » le dimanche 4 octobre 2009.
Les lieux de vote Il n’y a pas d’impératif, en mairie, sur les marchés, bien sur devant les bureaux de poste, dans ou aux abords des entreprises où cela sera possible. L’objectif étant de donner au maximum de personnes la possibilité de se prononcer. Une carte interactive est disponible en ligne sur le site du comité national avec par département les lieux de vote.
Le vote
Toute personne âgée de plus de 18 ans peut voter, quelle que soit sa nationalité, il n’est demandé aucune pièce d’identité.
Sur la feuille d’émargement, faire inscrire son nom, prénom, sa ville de résidence et sa signature
Elle pourra ensuite cocher la case de son choix sur le bulletin de vote et l’introduire dans l’urne.
Le processus pouvant être un peu long, prévoir suffisamment d’assesseurs en fonction de la fréquentation potentielle.
Dépouillement et remontée des résultats
Cas 1 : Il existe un comité dans votre département, (Comités départementaux en page d’accueil du site http://www.appelpourlaposte.fr/), c’est lui qui organise le dépouillement et la remontée des résultats sur le comité national.
Cas 2 : Il n’y a pas de comité départemental, dans ce cas le comité local ou la commune organisatrice organisent le dépouillement et remontent les résultats au comité national .
Pour toute information sur la création de comités, les communes désireuses d’organiser la votation, nous écrire à contact@appelpourlaposte.fr Des imprimés ont été diffusés aux comités départementaux pour saisir les lieux de votation en nombre
22 septembre 2009
H1N1: méfiance des infirmières
Vaccination H1N1: méfiance des infirmières
Le syndicat des infirmières SNPI CFE-CGC estime qu’une vaccination massive contre un virus grippal relativement bénin, présente des risques, du fait d’un vaccin développé trop rapidement, et d’un adjuvant susceptible de déclencher des maladies auto-immunes.
Nous invitons la population à se vacciner contre la grippe saisonnière : ce vaccin (réalisé dans des conditions normales) sera disponible dès la quatrième semaine de septembre. Cela permettra de réaliser rapidement un diagnostic différentiel en cas de syndrome grippal. Par contre, chacun doit bien mesurer le rapport bénéfice/risques du vaccin H1N1 : d’un côté une semaine de grippe, de l’autre une probabilité, faible mais définitive, d’avoir une maladie neurologique (Syndrome Guillain-Barré) ou auto-immune.
Comme nos collègues infirmières de Grande Bretagne et de Hong Kong, nous craignons que le remède risque d’être pire que le mal, et nous pensons qu’il faut savoir "raison garder". La pandémie peut causer une crise économique, et l’Etat s’est très bien organisé pour y faire face (conseils d’hygiène, masques, Tamiflu). "Mais injecter 94 millions de doses d’un produit sur lequel nous n’avons aucun recul peut poser un problème de santé publique, et il est de notre devoir d’infirmières d’informer correctement la population, pour que chacun prenne sa décision en toute connaissance de cause, par un consentement libre et éclairé, et non par une campagne de publicité et des discours alarmistes" souligne Thierry Amouroux, le Secrétaire Général du SNPI, le Syndicat National des Professionnels Infirmiers.
19 septembre 2009
Grève : hopital
Hôpital Journée de grève des secrétaires médicales et adjoints administratifs
Hier, les secrétaires médicales et les adjoints administratifs ont observé une journée ou une demi-journée de grève, selon les possibilités de chacun, et avaient rendez-vous avec le directeur, Vincent Rouvet, afin de lui faire part d'un certain nombre de leurs revendications et préoccupations. Danièle Lozano (CGT) se faisait la porte-parole des personnels inquiets, à quelques semaines du déménagement dans le nouvel hôpital : "Aucun planning n'a été négocié en concertation avec le personnel.
On a réduit notre temps de travail à 36h, il est question de porter à 1 h la pose repas qui était de demi-heure et qui est du temps rendu, nous ne pouvons poser ni congés ni RTT avant décembre, on nous donne de plus en plus de travail avec moins de temps et de personnel pour le faire", exprimait-elle. A l'issue de l'entrevue avec le directeur de l'hôpital Saint-Jean, la déléguée CGT estimait que la discussion avait été "globalement positive", certaines revendications ayant été entendues, d'autres à réviser ou à renégocier. Ainsi, le directeur est revenu à la pause repas d'une demi-heure, a assuré la délégation syndicaliste que leurs congés et RTT pourraient être pris dès après le déménagement vers le nouvel hôpital et pas seulement en décembre, et que l'encaissement des consultations par les secrétaires médicales pourrait être à négocier par chaque service. Enfin, un retour à 38 heures de travail au lieu de 36 heures pourrait faire également l'objet d'une discussion.
MGB: pour un front de gauche durable !!!
Pour un Front de gauche durable
Entretien. Marie-George Buffet s’explique sur son appel au débat adressé à toute la gauche. « Nous avons la responsabilité de reconstruire une alternative et beaucoup de celles et ceux qui résistent, qui construisent à gauche comptent sur nous ! »
Lors de la Fête de l’Humanité, vous avez appelé à un grand débat d’idées sur ce que doit être une politique de gauche. Pensez-vous avoir été entendue ?P>
Marie-George Buffet. J’ai le sentiment que l’appel que nous avons lancé a été une initiative politique qui a parcouru les allées de la Fête. Je pense qu’elle correspond très exactement à ce qu’attendent des millions d’hommes et de femmes aujourd’hui. Je participais mercredi au rassemblement des cheminots pour la défense du fret, au Bourget. J’ai été interpellée par plusieurs d’entre eux sur cette question. Dans mon intervention, j’ai parlé du Front de gauche, de l’alternative aux politiques libérales. Je ne supporte plus que la gauche ne soit présentée que dans la rubrique des fraudes, des rivalités entre dirigeants, des clins d’oeil au Modem, alors que nous vivons une crise internationale, sociale, démocratique, écologique. Beaucoup de gens pensent comme moi. Avec cet appel, ils se disent : « Enfin du concret ».
Vous proposez que des ateliers se tiennent à l’initiative du Front de gauche et soient ouverts à toute la gauche. Jean-Luc Mélenchon a exprimé son désaccord avec une présence du PS dans ces ateliers, dans la mesure où le Front de gauche ne saurait comprendre le PS. Un communiqué du Parti de gauche a confirmé cette position. Que lui répondez-vous ?P>
Marie-George Buffet. Il faut que le Front de gauche soit durable. Quand j’ai lancé l’appel à constituer un front de gauche, en octobre 2008, c’était dans la perspective des élections européennes. Le scrutin passé, nous nous sommes dit qu’il fallait continuer. Mais il faut l’élargir. Le Front de gauche a vocation à devenir majoritaire. Mon idée est très claire. Nous proposons aux organisations fondatrices du Front de gauche de se réunir rapidement, dès la semaine prochaine, pour préparer ces ateliers. Travaillons déjà entre membres fondateurs, éventuellement même à une plate-forme partagée pour aller à ces ateliers avec des propositions communes sur les grands sujets. Mais invitons bien toutes les autres organisations à en débattre, et surtout toutes les femmes et les hommes de gauche. Et attachons-nous bien à ancrer cette confrontation d’idées à partir des grandes revendications et des exigences portées par le mouvement social.
Il y a urgence non seulement parce que nous avons l’échéance des élections régionales de 2010, mais aussi parce que les hommes et les femmes qui sont aujourd’hui en lutte, en pleine crise du capitalisme, porteuse de tous les dangers démocratiques, sociaux et écologiques, ont besoin de raisons concrètes d’espérer. S’ils ont l’impression qu’à gauche rien ne bouge, qu’elle ne sortira pas du marasme décrit à la une des médias, qu’elle ne répond pas à leurs revendications et à leurs aspirations, l’horizon est bouché. Je dis à nos amis du Front de gauche : travaillons ensemble et organisons ces ateliers sans tarder. Nous avons la responsabilité de reconstruire une alternative à gauche et beaucoup de celles et de ceux qui résistent, qui construisent à gauche comptent sur nous !
Vous parlez d’élargissement du Front de gauche. À qui pensez-vous plus précisément ?
Marie-George Buffet. Nous devons nous tourner vers les autres formations de gauche et écologistes. Parlons des socialistes. Des dirigeants du PS, des présidents de région se tournent vers un parti de droite appelé Modem. Hier, le Figaro mettait à la une : « Modem-socialistes, les tractations ont commencé ». Le Parisien ouvrait ses colonnes à Martine Aubry : « J’accepte volontiers de rencontrer François Bayrou », tout en disant que sa priorité est le rassemblement à gauche ! Mais il y a aussi des millions d’hommes et de femmes, des militants, des élus et des électeurs socialistes qui ont envie d’être de cette gauche que nous portons avec le Front de gauche. Doit-on, parce que certains tendent la main aux libéraux, élever des barrières entre nous et ces socialistes ? Je ne suis pas d’accord avec cela. Je pense au contraire que nous devons tendre la main à ces hommes et à ces femmes et leur dire : venez débattre avec nous. Au Front de gauche nous avons commencé à travailler sur un nouveau projet pour l’Europe, les régions, notre pays, débattons, confrontons nos points de vue. Ces débats, nous les mènerons sous les interpellations des actrices et des acteurs des mouvements sociaux et démocratiques. Le but, je veux être très précise, c’est d’adopter des plates-formes partagées. Je souhaite qu’à la fin de chaque atelier, nous prenions acte des propositions qui nous réunissent. C’est sur cette base que nous pourrons nous rassembler, au lieu d’ériger des frontières infranchissables entre nous.
Ces différences d’approche découlent de conceptions différentes du Front de gauche…
Marie-George Buffet. Nous voulons un Front qui vive et qui grandisse avec les formations qui le composent. Nous n’avons jamais souhaité que nos formations se fondent. Nous voulons faire vivre nos partis. Mais le Front de gauche doit se développer, se tourner vers d’autres. Si nous le figeons, nous le figerons à 7 %. Mon but ce n’est pas de témoigner, mais d’agir. Nos concitoyens nous diront : est-ce utile de voter pour vous si vous ne créez pas les conditions d’une majorité populaire et politique ? Le désir profond du peuple de gauche, c’est que, dans les régions, au gouvernement et au niveau européen, les conditions soient créées pour des choix en rupture avec les logiques libérales, pour de nouveaux droits aux salarié-es, aux citoyen-nes, un pouvoir qui satisfasse leurs revendications. Le front doit être une dynamique.
La gauche dirige 20 régions métropolitaines sur 22. Des communistes siègent dans les exécutifs. Quel bilan en tirez-vous ?
Marie-George Buffet. Nos élus régionaux ont porté tout au long de leur mandat les propositions qu’ils avaient défendues, certains sur des listes autonomes au premier tour, d’autres sur des listes communes avec le PS. Quand on mesure le travail de vice-présidents au transport, les réalisations concernant les TER, ou d’autres vice-présidents avec l’équipement des lycées, la culture ou le sport par exemple, de bonnes choses ont été réalisées. Mais il faut aujourd’hui franchir une nouvelle étape au niveau des ambitions pour les régions. La réforme des collectivités territoriales va être annoncée prochainement. Les régions peuvent être des lieux où les élus commencent à rompre avec les logiques libérales, et des points d’appui pour les luttes sociales. Il y a un bilan à tirer dans chaque région, et surtout des projets à construire.
Vous avez annoncé qu’à l’issue des ateliers, une offre politique serait présentée par le PCF. Pouvez-vous préciser votre proposition ?P>
Marie-George Buffet. Nous ferons une offre politique sur le rassemblement que nous souhaitons pour le premier tour lors du Conseil national du 24 octobre. Je précise d’ores et déjà que, pour le deuxième tour, la gauche sera rassemblée pour barrer la route à la droite et construire des majorités pour gérer les régions à gauche.
Et le premier tour ?
Marie-George Buffet. Nous trancherons la question à l’issue des ateliers car je ne peux pas vous dire si le Front de gauche va rester où il en est ou s’il va réussir à grandir et à prendre des couleurs. C’est cela qui nous permettra de déterminer les contours des alliances au premier tour.
Quels sont, selon vous, les points importants d’un projet d’alternative à gauche dont vous souhaitez débattre dans les ateliers ?
Marie-George Buffet. Le premier atelier commence le 10 octobre. Il y a d’abord le volet de la démocratie. La gauche doit se donner comme objectif la mise en oeuvre d’une nouvelle République. Elle doit s’engager de manière claire dans l’esprit des propositions de loi que nous avons déposées au printemps avec le Parti de gauche, visant à donner de nouveaux droits aux salariés et aux syndicats dans la gestion des entreprises. Il y a la question de l’utilisation de l’argent. Quel engagement sur les salaires ? Sur un pôle public du crédit ? Pour être plus net, il faut que la gauche s’engage à nationaliser une partie du secteur bancaire pour développer des politiques du crédit pour la recherche, la protection de l’environnement, de nouveaux progrès sociaux, une nouvelle fiscalité. La gauche doit s’engager à travailler à une nouvelle façon de produire. À une diversification des ressources énergétiques. J’insiste aussi sur l’accès au savoir, toutes les réformes de la droite sur l’école et l’université sont contestées. Engageons des états généraux sur l’école du XXIe siècle.
Enfin, la gauche, une fois au pouvoir, devra adopter rapidement une loi qui interdise aux entreprises de licencier lorsqu’elles distribuent des dividendes. Va-t-on enfin instaurer le vote des résidents étrangers, ce qui n’a pas été fait par le gouvernement Jospin entre 1997 et 2002 ? La gauche aura-t-elle du courage, de l’audace, affirmera-t-elle ses valeurs ou jouera-t-elle toujours avec les logiques libérales ? Si la gauche sort de ces ateliers avec des plates-formes communes partagées, elle sera en capacité de faire bien plus que de soutenir les manifestants sur le bord de la rue : leur donner un espoir que leurs revendications soient enfin satisfaites.
Entretien réalisé par Jean-Paul Piérot
Sources: journal l'humanité
16 septembre 2009
Soutien aux sans papiers : Une rencontre mais aucune avancée...
Aujourd'hui, plus de 100 personnes étaient réunis à l'appel de Réseau éducation sans Frontière pour apporter leurs soutiens à plusieurs familles de sans papiers. On pouvait rencontrer des militants associatives (MRAP 66), association des droits de l'homme mais aussi des militants du NPA, du PCF, des anarchistes et des jeunes communistes.
En effet, dans notre beau département, tout le monde n'est pas logé à la même enseigne, n'a pas les mêmes droits, ni le même accueil. Pendant que Mr le nouveau préfet prend ses marques, s'installent dans ces beaux locaux, des femmes , hommes et enfants vivent dans l'incertitude du lendemain, sans papiers, sans aucun droit, ni aucune protection.
Ces familles ne bénéficient pas pour l'heure d'un asile politique. D'origine serbe, albanaise, ou arménienne, ils ne peuvent être expulser dans leurs pays où le risque de représailles est important.
Les jeunes communistes du département apportent et continueront à soutenir et à lutter pour que ces familles puissent un jour vivre comme nous tous , dans la sécurité et la sérénité.
10 septembre 2009
Soutien aux sans papiers
Bientôt à la rue avec leurs enfants ?
Manifestation de soutien devant le siège de la préfecture
le mercredi 16 septembre 2009 à 18h
Soyons nombreux !!!
Le Réseau Education Sans Frontière essaye désespérément de venir en aide à deux familles de demandeurs d'asile qui, à défaut de domicile fixe, ne pourront pas scolariser leurs enfants.
Reste le cas très préoccupant de deux familles
qui doivent absolument trouver au plus vite un domicile fixe, de manière à pouvoir scolariser leurs enfants. A commencer par ce couple serbo-albanais et ses trois enfants qui, depuis le début de l'été, vivent en camping, à cinq dans une caravane prévue pour trois personnes.
Vient ensuite le cas navrant de ce jeune couple originaire d'Azerbaïdjan et d'Arménie. Dans un pays comme dans l'autre, les membres du couple risquent de grosses représailles, il ne leur reste d'alternative que de trouver une terre d'accueil. Mais là encore, il leur faut d'urgence trouver une adresse. Jusqu'ici hébergés par de bonnes âmes, ils se retrouveront bientôt à la rue. Que deviendra alors leur enfant, qui pourtant est déjà scolarisé ? Pour évoquer le problème, la correspondante de RESF, Anne-Marie Delcamp, avait pris rendez-vous avec le préfet. Seulement voilà, le Réseau vient de recevoir une fin de non-recevoir émanant de la préfecture : le rendez-vous est annulé vu l'absence provisoire du secrétaire de préfecture. Une nouvelle fois, les familles sont dans l'impasse. Il ne leur reste qu'à espérer un revirement du nouveau préfet des P.-O. ou un geste de solidarité de plus d'un citoyen acceptant de les loger...
G. B
09 septembre 2009
Rentré du PCF 66
Rentrée du PC : Positions, initiatives et stratégies
A quelques jours du grand rendez-vous de la Fête de l'Humanité, après son université d'été, le Parti communiste relance les actions et les propositions. Mardi matin, la fédération des PO, représentée par Françoise Fiter, Nicole Gaspon et Nicolas Garcia, (Photo Fred Vennarecci) précisait ses positions : "rassembler sur un vrai projet anti crise", tout en dénonçant "l'énorme opération de bluff" du gouvernement quant aux mesures prises et à l'effet d'annonce d'un début de reprise.
"Il
y a un énorme besoin de propositions tout en veillant à ne pas enfermer la gauche dans la double impasse de la primaire et de l'alliance avec le centre". Du côté des actions, dès aujourd'hui, le PC organise à 15 h 30, place Bardou-Job, une manifestation contre l'attitude des banques. Le 26 septembre, il défendra le service public de la Poste et le 17 octobre sera une grande manifestation nationale et unitaire pour les droits des femmes. Du 24 septembre au 3 octobre, dix jours de mobilisation des communistes de "colère et d'actions".
Stratégie régionale En ce qui concerne la prochaine échéance électorale des régionales, la fédération départementale veut dire "stop à Sarkozy et à la crise".
Quant au sujet des stratégies possibles, c'est très clair, une alliance avec le Modem serait rédhibitoire. Le PC lancera donc un appel envers toutes les forces de gauche (PS, NPA, Verts) pour qu'un véritable front de gauche soit en capacité de proposer une alternative avec des objectifs de vrai changement.
J.M.C.
03 septembre 2009
Immigration: 17000 reconduites à la frontière
Immigration: 17.000 reconduites à la frontière depuis janvier, annonce Besson
17000 expulsions en 7 mois
Dix-sept mille reconduites aux frontières ont été réalisées entre le 1er janvier et le 31 juillet, sur un objectif annuel de 27.000, a annoncé jeudi le ministre de l'Immigration et de l'Intégration Eric Besson, lors d'un entretien à LCI.
"17.000 personnes ont été reconduites à la frontière depuis le 1er janvier", a déclaré le ministre, précisant que ces chiffres étaient arrêtés au 31 juillet dernier.
"C'est moins que l'année dernière à la même date mais c'est en ligne -- entre guillemets-- conforme aux objectifs que m'ont assignés le président de la République et le Premier ministre", a-t-il ajouté. Sur l'année, l'objectif s'élève à 27.000 reconduites aux frontières, a-t-il rappelé. "On respectera à peu près cet objectif", a-t-il dit.
Eric Besson a annoncé qu'il rendrait public, lors d'une conférence de presse prévue en fin de matinée, d'autres chiffres concernant le bilan de son ministère au cours des 6 derniers mois. Interrogé sur le séjour en centre de rétention administrative (CRA) d'enfants de parents en situation irrégulière, M. Besson a déclaré qu'il n'avait pas l'intention de les interdire.
"Non, je ne vais pas y mettre fin", a-t-il déclaré, mettant en avant plusieurs raisons : la relative rareté des cas, la courte durée des séjours, la possibilité offerte aux parents de confier leurs enfants "à l'extérieur" et le fait que la circulaire encadrant cette pratique a été rédigée par un gouvernement socialiste.
242 enfants de parents en situation irrégulière ont séjourné dans les CRA en 2007, indique jeudi le quotidien La Croix.
Perpignan: grève au Quick Palmarium
Grève Le "ras-le-bol" des salariés du restaurant Quick
Grève
Le "ras-le-bol"
des salariés
du restaurant Quick
Hier matin à l'appel de la CGT, des salariés du restaurant Quick Palmarium, situé face à la place Arago, étaient en grève (photo M.-S. H) pour dénoncer "une répression de plus en plus féroce de la direction de l'établissement contre ses employés". Depuis le changement de gestionnaire
en mars 2009, "le climat s'est dégradé" dans cette entreprise, indiquait hier le nouveau secrétaire départemental de la CGT, Pierre Place, venu soutenir les grévistes. Deux employés ont été licenciés depuis le mois de mars et des menaces pèsent sur d'autres aujourd'hui. La CGT pointe du doigt "des pressions sur les délégués du personnel" dont le délégué titulaire est convoqué aujourd'hui pour un entretien préalable au licenciement. "Depuis le mois de mars, des avertissements et des mises à pied pleuvent sur le personnel", indique la CGT qui parle de "répression", de "menaces" et de "salariés terrorisés". Hier matin, Pierre Place a prévenu : "Il y en a marre des employeurs qui ne respectent pas les lois sur le travail. La CGT sera aux côtés de tous les salariés victimes de ce type de patrons". L'enseigne Quick du centre-ville de Perpignan ne serait pas la seule touchée par ce phénomène. "Cet été, révélait Pierre Place, la CGT n'a pas pris de vacances. Nous avons été sollicités par beaucoup de salariés victimes de ce genre de traitement". Chez Quick, regrette le syndicat,
"le dialogue est impossible en réunion, tout se passe par lettres adressées aux salariés". Hier, l'une des grévistes arborait
une pancarte sutr laquelle
on pouvait lire : "Nous voulons travailler dans le respect".
Source : l'indépendant du 3 septembre 2009
















