30 juillet 2009
Fête du TC 2009: Le mouvement des jeunes communistes 66
La JC 66
27 juillet 2009
La JC 66 sur Facebook !!!
Retrouvez les jeunes communistes 66 sur Facebook
http://www.facebook.com/home.php#/group.php?gid=99436905031&ref=ts
En effet, Nous avons constitués un groupe "jeunes communistes 66" sur Facebook.
Pour nous , il s'agit d'un moyen de renforcer notre organisation afin d'échanger avec le plus grand nombre.
J'espère que vous serez nombreux à adhérer à ce groupe et à nous rejoindre !!!
19 juillet 2009
Perpignan tout va bien : un journal de droite
La vision de la presse indépendante selon l'UMP:
"Le mail date de juin. Il a été envoyé aux conseillers généraux UMP par le permanent du groupe, Eric Touron, par ailleurs député suppléant de Jacqueline Irles. Dans ce mail intitulé "Appel à soutien financier", on peut lire qu’un média internet local doit "600 euros à son fournisseur d’accès internet" lequel le menacerait de "lui couper sa ligne".
"Compte tenu qu'il est le rare journaliste de la place perpignanaise à mouiller sa chemise, à véritablement faire de l'investigation politique et qu'au surplus, il est celui sur lequel nous pouvons compter pour diffuser nos communiqués qui jettent autant de pavés dans la marre (sic) ; j'en appelle pour lui à votre générosité", s’enflamme le permanent de l’UMP. "Si nous lui faisons chacun de nous 7 un chèque de 85 euros minimum, il sauvera son site d'une fermeture imminente."Eric Touron explique la démarche: "Le site est totalement gratuit, la moindre des choses c’est d’apporter une contribution quelle qu’elle soit. Chacun, après, apporte ce qu’il veut."
On ne sait si les conseillers généraux ont répondu oui à l’appel -président du groupe UMP au conseil général, Jean Rigual, lui, affirme que non, tout comme Henri Carbonell-, mais le site existe toujours. Ouf, l’UMP du conseil général a donc sauvé ce site -allez on vous le dit, c’est perpignan tout va bien- qui, bien sûr, ne roule pour personne."
Extrait du blog de Guillaume Clavaud
Une histoire des jeunes communistes : chapitre 3
Le Mouvement de la jeunesse communiste de France et les luttes des années 1956-1962
Toute perspective de large rassemblement sur le modèle de 1945 ou de 1936 semblant fort lointaine, l’U.J.R.F. disparaît en 1956 pour laisser la place au Mouvement de la jeunesse communiste de France (M.J.C.F.). Il est composé de quatre branches : l’Union de la jeunesse communiste de France, l’Union des jeunes filles de France, l’Union de la jeunesse agricole de France et l’Union des étudiants communistes de France. Cette dernière récupère le journal des étudiants du P.C.F., Clarté et connaît assez vite un succès notable : c’est de loin la première organisation politique à l’université. Son organe de presse, Clarté, est un outil prestigieux où de grands noms se sont illustrés. Il sert également de support pour l’organisation de rencontres culturelles de haut rang : Aragon, Sartre, Ehrenbourg défilent, parmi d’autres.
L’heure n’est pas qu’à la bataille culturelle et la J.C. est amenée à réagir face à de graves événements. En 1957, suite au réarmement allemand et à l’intégration de la République fédérale d’Allemagne (« Allemagne de l’Ouest ») dans l’O.T.A.N., un certain nombre d’anciens généraux de l’Allemagne nazie sont appelés à reprendre du service sous le casque atlantique. Parmi ceux-ci, le général Speidel, ancien chef d’état-major de Rommel, trouve vite une place de premier ordre dans l’Alliance atlantique. Tant et si bien qu’il a sous ses ordres certains jeunes communistes dont il a conduit à la mort les parents. Contre l’insupportable, la J.C. mène une importante campagne pour l’éviction de Speidel. La mobilisation permettra son déplacement.
La grande affaire de la période est toutefois ailleurs : c’est la guerre d’Algérie. 1956, avec l’envoi en Algérie du contingent, décidé par le socialiste Guy Mollet, est une date centrale pour la guerre d’Algérie. A partir de cette année-là, les « événements d’Algérie » concernent les centaines de milliers de jeunes mobilisés et envoyés combattre le peuple algérien en quête d’indépendance. L’U.J.R.F., dès 1955 avait pris une place centrale dans l’organisation du « mouvement des rappelés ». Les soldats, maintenus plus longtemps que prévu dans l’armée du fait de la guerre d’Algérie (« les rappelés »), voulaient rentrer chez eux une fois leur service terminé, nombre d’entre eux se sont révoltés et l’U.J.R.F. puis la J.C. ont animé ce mouvement touchant des dizaines de milliers de jeunes. Certains gestes, plus isolés mais particulièrement courageux furent le fait de jeunes communistes. Alban Liechti, jeune jardinier de la J.C., est ainsi le premier soldat français à avoir refusé de partir pour l’Algérie. En dépit d’une campagne de soutien de la J.C., il connaîtra la prison. La J.C. recommande toutefois de ne pas multiplier ces actes car elle estime plus efficace un jeune communiste qui, dans l’armée, exerce une influence réelle sur des dizaines voire des centaines d’autres soldats. Massivement, les jeunes communistes ont ainsi transmis, non sans péril, des tracts ou des journaux (L’Avant-Garde ou encore Soldat de France, journal clandestin des communistes à destination de l’armée) aux soldats du contingent. Hors de l’armée, les J.C. organisèrent de grandes manifestations dans les principales villes de France pendant les années du conflit. Ils participèrent également aux grandes manifestations de large rassemblement (souvent initiées par le Parti communiste français) réclamant la paix en Algérie. Là encore, les dangers n’étaient pas absents : le 8 février 1962, au niveau du métro Charonne, à Paris, on dénombra 8 morts parmi les manifestants.
Les dures années 1960
Le temps est aux rudes combats mais l’unité n’est pas à l’ordre du jour. Les socialistes organisent la guerre ; les communistes la combattent. La nouveauté, c’est qu’émerge une toute petite force bien décidée à gagner en influence : le trotskisme. Pierre Frank, dirigeant d’un des courants trotskistes (Parti communiste internationaliste), envoie plusieurs jeunes (dont Alain Krivine et son frère jumeau Hubert Krivine) infiltrer, noyauter et prendre l’Union des étudiants communistes. Du fait de l’autonomie accrue donnée aux organisations de jeunesse par le Parti communiste français conduit par Waldeck Rochet, l’U.E.C. est noyautée assez vite et sans grande difficulté. Elle opte pour des positions différentes de celles du P.C.F. et reprend de plus en plus clairement les mots d’ordre du Parti communiste internationaliste. La dernière phase de l’entrisme arrive à maturité au milieu des années 1960. L’inévitable se produit alors : sous la conduite de Roland Leroy, l’U.E.C. multiplie les exclusions. Exclus, les entristes crient à l’innocence et à l’injuste purge. Assez vite, ils créent la Jeunesse communiste révolutionnaire, qui donnera naissance, peu après, à la Ligue communiste révolutionnaire. J.C.R. et L.C.R. rassemblent peu d’adhérents et ne peuvent se mesurer à l’U.E.C. « survivante » mais celle-ci est extrêmement fragilisée, pour longtemps.
Dans le même temps, une fois la guerre d’Algérie finie, en 1962, la société de consommation naissante se tourne résolument vers les jeunes pour leur proposer Coca-Cola et twist. C’est le temps des « yé-yé ». Le M.J.C.F. cherche à être davantage en phase avec les jeunes et lance pour cela un magazine calqué sur le géant commercial vendu à plus d’un million d’exemplaire (Salut les copains), ce sera Nous les garçons et les filles (en lien avec la chanson de Françoise Hardy). Le premier numéro de N.G.F. sortira des presses : Jean-Paul Belmondo est à la une, avant Claude François, Richard Antony ou Johnny Hallyday… Cette ligne de conquête des jeunes sur une base de culture de consommation connaît un certain succès parmi les jeunes (près de 100 000 exemplaires sont vendus tous les mois) mais guère parmi les jeunes communistes qui ne disposent plus de leur journal de combat, L’Avant-Garde.
L’absence d’un journal politique, l’extrême faiblesse de l’U.E.C., la force médiatique de ses exclus plus anticommunistes que jamais, tout concourt à compliquer la tâche du M.J.C.F. pour Mai 68. Néanmoins, les jeunes communistes s’activent : dans les usines, dans les lycées, les universités, les J.C. ne se tournent pas les pouces. Ils font reparaître un numéro exceptionnel d’Avant-Garde, se battent pour des augmentations de salaires, de nouveaux droits pour les salariés. Bref, ils participent pleinement aux conquêtes majeures de Mai 68 mais, assurément, pas dans la position de force qui était la leur cinq ans plus tôt ou, a fortiori, dix ans plus tôt quand les J.C. étaient légion et presque seuls en pleine guerre d’Algérie.
11 juillet 2009
Université d'été des jeunes communistes du grand sud
Le week end du 22 et 23 aout 2009 aura lieu l’université d’été du MJC pour le grand sud. Afin que celle-ci soit un succès, il est important que le plus grand nombre de camarades y participe.
Cet événement est l’occasion d’élever le niveau politique de tous les camarades. Le planning prévoit des grandes pauses afin de mieux faire connaissance. On pourra aussi profiter de la piscine.
Nous proposons aux camarades de camper sur place le soir. Le prix de la participation sera minimal, seule une participation aux frais pour la nourriture sera demandée. J’invite chacun à voir avec sa fédération pour organiser le transport. La participation devrait être entre 15 et 20€ par personne, pour le week-end.
Des navettes pourront être organisées depuis la gare, pensez donc à le signaler, et à nous communiquer dès que possible vos horaires.
Le lieu de l’hébergement : 1 chemin de la place 31750 ESCALQUENS (30mn au sud de Toulouse).
Le programme
Vendredi après midi : Accueil, mise en place du campement. · Samedi matin - 9h30-11h30 : Quelles perspectives pour le mouvement social, étudiant et lycéen ? · Samedi après midi : 13h30- 15h30 : Discussion sur les pratiques militantes des fédérations présentes. · Samedi après midi : 16h00- 18h00 : Commission (groupe) : Le stalinisme (origines et conséquences) La Théorie économique de Marx · Apéritif. · Dimanche matin : 10h – 12h30 : L’Amérique latine en ébullition avec Juan Ortiz (selon disponibilités) Départ le dimanche début après midi après repas.
10 juillet 2009
Réunion des jeunes communistes 66
Réunion des jeunes communistes
Lundi 13 juillet à 18h30 à la fédération du parti communiste.
Ordre du jour:
Bilan fête du TC 2009
09 juillet 2009
UPVD : Accueil ou flicage des étudiants étrangers à la fac de Perpignan
L'université de Perpignan compte aujourd'hui près de 3000 étudiants étrangers de 42 nationalités differentes.
Le conseil d'administration a décidé le vendredi 3 juillet d'instaurer une nouvelle procédure d'accueil de ces étudiants internationaux pour la rentrée prochaine.
Il s'agit de leur faciliter l'accueil grâce au maintien d'un guichet unique où des titres de séjours leurs seront délivrés par deux agents détachés de la préfecture.
Mais voila:
Dans la nouvelle procédure, on voit apparaitre la mise en place de vigiles pour sécuriser le seul accès au guichet unique, Pourquoi?
Un article prévoit également que l'université communiquera les statistiques de ces étudiants étrangers à la préfecture comme l'exige les nouvelles dispositions du ministère de l'immigration.
Cela pose un vrai problème de déontologie pour une institution publique. On est en droit de se demander pourquoi un tel flicage?
J'attire l'attention sur ce fait car les étudiants étrangers sont constamment la cible des moindres difficultés universitaires .
"Les chinois sont des tricheurs" au dire de certains membres du Conseil.
"les magrébins profitent du système pour se payer des vacances en France"
Soyons vigilents !!!
histoire des jeunes communistes: chapitre 2
Une histoire des jeunes communistes : chapitre deux
De la seconde guerre mondiale à la veille de la guerre d'Algérie ...
En 1939, le développement de la J.C. est violemment interrompu. Le gouvernement du radical Daladier interdit toutes les organisations communistes ainsi que leurs journaux. Clandestine, la J.C. n’abandonne pas pour autant le combat et occupe même la première place dans la résistance à Pétain puis à l’occupant nazi. Le P.C.F. est en effet extrêmement affaibli par la répression qui s’est abattue sur lui. La J.C., sous la direction d’André Leroy en zone occupée et de Léo Figuères en zone « libre », mène les combats les plus rudes. Un groupe va se distinguer tout particulièrement dans cette lutte antinazie de la J.C. : les Bataillons de la jeunesse menés par Albert Ouzoulias, 26 ans et le colonel Fabien, 22 ans. De l’attentat contre l’aspirant de marine Moser à Paris le 21 août 1941 à celui contre le Feldkommandant de Loire-Inférieure à Nantes le 20 octobre 1941, les Bataillons de la Jeunesse s’illustrent par les actes les plus éclatants.
Les J.C. tapant fort, très fort, la répression est extrême. On connaît bien la triste aventure du jeune communiste Guy Môquet tué avec ses 26 camarades à Châteaubriant. Au-delà, c’est tout un système spécifique destiné à la traque des communistes qui est mis en place par les Allemands et les Français, dont la fine point est constituée par le Service de police anti-communiste (S.P.A.C.) qui a le mérite d’annoncer la couleur. L’efficacité de cette traque est terriblement marquante : les Bataillons de la jeunesse sont pour ainsi dire rayés de la carte en 1942. Plus largement, quand la guerre est finie, sur 40 membres du Comité central de la J.C., 23 sont morts et parmi les 17 survivants, combien sont encore dans les camps nazis, aux limites de la mort, comme Guy Ducoloné ou André Leroy !
Le temps de l’Union de la jeunesse républicaine de France (1945-1956)
De cette période héroïque de la Résistance, la J.C. sort affaiblie car elle a perdu nombre de cadres au combat mais son écho est allé croissant et elle compte en 1944 92 000 membres, le chiffre le plus important jusqu’alors. Pour amplifier encore cette dynamique et construire un grand mouvement de rassemblement des forces juvéniles de la Résistance, la J.C. décide de se fondre dans une nouvelle grande organisation de jeunesse visant au rassemblement le plus large : l’Union de la jeunesse républicaine de France. Assez vite, elle compte 250 000 membres, ce qui fait d’elle la plus grande organisation de jeunesse de l’histoire de France.
Renouant avec les logiques du Front populaire, l’U.J.R.F., sans en rabattre sur les exigences de lutte, se fait pleinement mouvement d’éducation populaire et de distraction : championnats de football, balades en mer, sorties au théâtre…
Parallèlement, les revendications ne faiblissent pas : application aux jeunes du principe « à travail égal, salaire égal », réduction de l’âge du droit de vote et d’éligibilité… Sur ce dernier point, Léo Figuères, dirigeant de l’U.J.R.F. et député à l’Assemblée constituante (qui donnera naissance à la IVe république), obtient partiellement gain de cause et réussit à faire baisser l’âge requis pour être élu et pour voter. Sur les abattements de salaire imposés aux jeunes, l’U.J.R.F. obtiendra également des avancées au cours de la période, parmi d’autres conquêtes sociales concernant les jeunes. L’U.J.R.F. participe également pleinement aux grands mouvements sociaux de l’époque. C’est ainsi qu’à l’automne 1947, Vincent Voulant, jeune membre de l’U.J.R.F., en prenant part au grand mouvement national de mobilisation sociale, perd la vie.
Au-delà de ces revendications, l’U.J.R.F. est amenée à réagir aux changements brutaux d’un monde qui bouge beaucoup. Face au peuple vietnamien bien décidé à ne plus tolérer ses chaînes, le gouvernement français choisit l’affrontement : c’est la guerre d’Indochine. L’U.J.R.F. se mobilise, non sans danger puisqu’il s’agit de braver les autorités militaires françaises : L’Avant-Garde, les tracts, les affiches, les papillons distribués dans les rues et dans les casernes jouent à nouveau un grand rôle. Les actes les plus audacieux côtoient les plus simples (mais pas forcément les moins efficaces) : la jeune Raymonde Dien s’allonge sur les rails pour empêcher les trains de partir pour l’Indochine ; Henri Martin, jeune ancien résistant et militant de l’U.J.R.F., distribue des tracts. Ce geste (presque) anodin ne l’empêche pas d’être arrêté au printemps 1950. S’ensuivra une des plus intenses campagnes du XXe siècle, c’est l’Affaire Henri Martin. Accusé de choses plus grotesques les unes que les autres par le pouvoir en place (sabotage d’un navire de guerre avec une poignée de clous…), Henri Martin subit en réalité un procès politique des plus caricaturaux. Il est condamné et emprisonné sans preuve (et pour cause, il est innocent !). Le Mouvement communiste s’empare de l’affaire et L’Humanité comme L’Avant-Garde multiplient les articles et les unes. Vite, le mouvement quitte la sphère proprement communiste et gagne, notamment, tout le monde intellectuel, communiste ou non : Jean-Paul Sartre écrit un retentissant ouvrage sur l’Affaire Henri Martin, Jacques Prévert écrit un poème, Paul Eluard fait de même, Pablo Picasso, Fernand Léger, Jean Lurçat, André Fougeron immortalisent à leur tour la figure d’Henri Martin… Une pièce de théâtre est montée par la troupe de l’U.J.R.F. (Drame à Toulon) ; elle tourne pendant deux ans (de 1951 à 1953, quand Henri Martin est en prison) et est vue par plus de 200 000 spectateurs.
Pour défendre le droit à l’indépendance des Vietnamiens et des peuples opprimés par l’impérialisme, le Mouvement communiste reste pourtant bien seul en France ; il en est d’autant plus déterminé et les procès suivent proportionnellement : L’Avant-Garde est poursuivie, dans toute la France, des militants sont inquiétés. Lorsque le 28 mai 1952, le général américain Ridgway, accusé d’utiliser des armes bactériologiques contre les Coréens, vient en France, une grande manifestation est organisée par le Mouvement communiste. L’U.J.R.F. y tient une place de premier plan. A la suite de cette violente manifestation (plusieurs n’en reviendront jamais), le gouvernement trouve là le prétexte pour tenter de décapiter le Mouvement progressiste : Jacques Duclos, n°2 du P.C.F. (mais, de fait, n°1 puisque Maurice Thorez, malade, est soigné en U.R.S.S.) est arrêté, tout comme Alain Le Léap de la C.G.T. ou encore André Stil, rédacteur en chef de L’Humanité. Côté U.J.R.F., la quasi-totalité du bureau national est condamné à des peines de prison ferme. Ses principaux dirigeants sont incarcérés : Guy Ducoloné, secrétaire général, Louis Baillot, secrétaire de la fédération de Paris, Jean Meunier, rédacteur en chef de L’Avant-Garde ou encore Paul Laurent (futur secrétaire général, en 1955). D’autres sont contraints à la clandestinité ou à l’exil, à l’image de Robert Gerber « coincé » dans les pays socialistes qui, pour l’aider à se déplacer sans être repéré par les services français, lui fournissent de faux papiers…
Cette période de l’après-guerre est également marquée par la création de la Fédération mondiale de la jeunesse démocratique en octobre 1945 pour rassembler toutes les organisations de jeunesse progressistes du monde. Dirigée par des Français (membres de l’U.J.R.F.), Guy de Boysson (1945-1950) puis Jacques Denis après 1950, la F.M.J.D. mène de nombreuses initiatives importantes parmi lesquelles, tous les ans, l’organisation de la journée internationale contre le colonialisme. Sa principale activité, toutefois, demeure le Festival mondial de la jeunesse et des étudiants. Sa première édition, en 1947, à Prague réunit des dizaines de milliers de participants de par le monde, dont 4 000 jeunes Français (principalement de l’U.J.R.F. mais aussi de la C.G.T. ou de la Ligue de l’enseignement). L’organisation de jeunesse française s’illustre le plus souvent par la richesse de sa délégation culturelle : foulards dessinés par Picasso, etc. Les festivals mondiaux sont des événements de très grand retentissement. Le plus grand de ceux-ci fut celui de Berlin, organisé en 1951, rassemblant plus d’un million de jeunes du monde entier. C’est encore à ce jour le plus grand rassemblement de jeunes jamais tenu.
Cette histoire de combats qui est celle de l’U.J.R.F. fut aussi celle d’un rapide étiolement du fait d’une contradiction liée à la guerre froide. Organisation de rassemblement, elle est prise à revers par la guerre froide qui n’est pas une époque où les rassemblements se font aisément… Assez vite, ses effectifs s’effondrent pour se stabiliser autour de 30 000.















