31 mai 2009
Europe: Meeting de Rivesaltes
Le beau printemps de Mélenchon
Par Cécile AMAR, envoyée spéciale à Rivesaltes et à Agen
Il sourit tout le temps, s'amuse, de sorties d'usine en salles remplies, rigole quand son portable n'arrête pas de sonner. Jean-Luc Mélenchon se sent libre, maintenant qu'il a quitté le PS, après trente ans de bons et loyaux services. "J'ai participé dans les années 1970 à la fondation de ce nouveau PS, se souvient-il, je l'ai connu ascendant et fraternel puis descendant, s'enfermant dans les compromissions. Aujourd'hui, je ne suis plus prisonnier des convenances."
Et depuis que les sondages le placent devant le NPA de Besancenot, lui, le "laïcard", se met à croire. Allié au PC à la tête du Front de gauche, tête de liste dans le Sud-Ouest, il vit un printemps enchanté. Mélenchon était rugueux, toujours en colère. Aujourd'hui, il est à la mode. Dans une France en crise, ses défauts deviennent des qualités, il s'indigne, gueule contre "les salopards de droite" qui vilipendent les travailleurs, fait pleurer dans les chaumières sur ces "ouvrières qui ont les doigts et les poumons bousillés", et dont les usines ferment pour délocaliser en Bulgarie. Et ça plaît.
Mélenchon et les ouvriers
L'ancien trotskiste - simple passage de jeunesse, il y a si longtemps - a même réussi à ressusciter le PC! "Il me rappelle Georges Marchais", admire un vieux communiste à la sortie de son meeting à Perpignan. Une phrase qui résonne étrangement aux oreilles du si mitterrandiste Mélenchon. Mais au fond, le sénateur sait bien que la comparaison vaut adoubement, qu'elle fleure bon la nostalgie d'une époque où la gouaille communiste comptait, où le Parti pesait. "A Carmaux, pour mon premier meeting, raconte-t-il, je voyais bien que les durs m'attendaient au tournant, ils me disaient: 'On n'a jamais voté socialiste même en 1981.'" Mais dans la ville de Jaurès, l'habile orateur les met dans sa poche en leur parlant de Waldeck Rochet, et de sa valeureuse résistance!
"Il est sincère, ce n'est pas un arriviste", disent ceux qui viennent écouter celui qui fut l'un des meilleurs orateurs du PS. Dans cette campagne européenne, Mélenchon accomplit l'un de ses rêves: il va voir les ouvriers, "cette base sociale que j'ai toujours voulu représenter", et ils l'accueillent comme un des leurs, pas comme un social-traître ; ces "retrouvailles" lui font un bien fou. "C'est un immense honneur pour moi que le collectif des travailleurs de la Celanese appelle à voter Front de gauche", lance-t-il sous les applaudissements à Rivesaltes.
"Les électeurs socialistes viennent par wagons entiers"
Mélenchon se souvient du moment où tout a basculé dans sa tête. C'était en 2005, en pleine campagne du non à la Constitution européenne. Contre la direction de son parti, il menait campagne avec Buffet, Bové et Besancenot... Un soir, à la tribune, dans la Somme, il pète un plomb, appelle à tout renverser. Révolution! Il est blême, mais la salle se lève, libérée. Mélenchon décide alors qu'il était dans le mauvais camp, dans celui qui enferme le peuple sous une chape de plomb, qui monopolise la parole. Sénateur, ministre, dirigeant socialiste, Mélenchon a déjà tout eu, "on ne peut pas m'acheter", fanfaronne-t-il.
Il veut croire que sa liberté sera contagieuse. Il retrouvera le pouvoir, mais avec la "vraie gauche" et arrachera les vrais socialistes à la direction du PS. "A tous les socialistes, je dis, aidez-nous, comme vous l'avez fait en 2005", lance-t-il en meeting. Lui qui a arpenté ces terres du Sud-Ouest lors de tous les congrès du PS cherche dans les salles les visages socialistes connus. "C'est par wagons entiers que viennent les électeurs socialistes! Ils en ont marre, j'espère que mon cheminement va donner des idées à d'autres, je suis sûr que des militants vont partir du PS." Dans ce Midi rose, Mélenchon rencontre des élus, des secrétaires de section qui lui confient : "Ici, on va tous voter pour toi", et il n'en revient pas ; comme si le succès annoncé était trop beau.
Le Sénat, ce "cul de basse-fosse de la réaction"
Et si dans ce beau printemps ensoleillé, il était en train de réussir son pari ? Il se méfie de son instinct, de cette "ambiance qui ressemble tellement à 2005". "Le meilleur boosteur, c'est le succès", lui a dit son inspirateur allemand, Oskar Lafontaine. Alors Mélenchon rêve d'un bon score le 7 juin. Un score qui lui permettra de s'envoler vers Bruxelles, de quitter ce "cul de basse-fosse de la réaction", comme il surnomme le Sénat en meeting.
Un résultat qui lui permettra de poursuivre le Front de gauche aux régionales, à la présidentielle et aux législatives... En meeting, il promet: "Quand nous serons au pouvoir, nous ferons revoter le peuple français sur le traité de Lisbonne!" La salle applaudit. "Personne ne me dit: 'Mais tu es fou, tu es à 7%!'" Cette campagne ne devrait jamais finir.
Affaire ASF: jugement le 2 juin
La repression syndicale continue...
l'affaire des ASF
Le jeudi 22 mai, un bon millier de personnes, à l’appel de la CGT, de FO, de l’UNSA et de la FSU, investissent l’autoroute à hauteur de Rivesaltes (Pyrénées-Orientales) afin de protester contre le projet gouvernemental sur les retraites. Philippe Galano - comme l’atteste un courrier électronique - avait prévenu son chef de district, Yves Verneau, de l’imminence d’une manifestation afin " de garantir la sécurité des usagers et des éventuels grévistes qui se trouveraient sur le tracé ". Puis le responsable cégétiste intervient sur place pour tenter de canaliser la foule. Au cour de celle-ci, les trois autres syndiqués sanctionnés : Jean-Claude Guy, ce jour-là en repos ; Étienne Martinville, en délégation syndicale ; Gérard Gauby, en arrêt maladie avec sorties autorisées. Pour la direction des ASF, ces quatre agents ont mis " en danger la vie d’autrui ". Jugeant cette " manifestation surréaliste et inadmissible " au regard de la sécurité routière, le directeur Jean-Marc Phéby estime " qu’on ne peut tolérer que les mauvais exemples viennent de nos salariés ". " Nous n’étions pas organisateurs, se défend Philippe Galano. On a pris nos responsabilités pour limiter les risques. " Une version appuyée par son chef dans son rapport effectué dès le lendemain : " De mon point de vue, il (Galano - NDLR) essayait principalement, avec ses moyens, de conseiller les manifestants pour éviter le pire et tentait donc de sécuriser une opération à hauts risques. " Interrogé par l’Humanité, Jean-Marc Phéby avoue du bout des lèvres que " M. Galano a eu par moment des signes pour que les manifestants n’aillent pas se jeter sur les roues des camions ". Puis son adjoint, Lionel Rossi, lâche : " À quatre, bloquer mille personnes, c’est impossible. " Conclusion tirée par la direction : " Ces quatre agents auraient dû se retirer de la manifestation. Ils ont porté atteinte aux valeurs fondamentales de l’entreprise " !
L’affaire s’envenime le 3 juin lorsque des dizaines de personnes occupent le siège d’ASF à Narbonne afin de protester contre les mesures disciplinaires à l’encontre des quatre agents. Des bureaux sont saccagés, Jean-Marc Phéby pris à partie dans son bureau. " À aucun moment, dit Philippe Galano, je ne l’ai menacé, ni même frappé. " Aujourd’hui, le directeur et son adjoint évoquent " des coups et blessures, des violences, des vols de documents et de chéquiers, des menaces de mort sur l’équipe dirigeante et leurs familles ". Et pointe du doigt une seule et unique personne : Philippe Galano, ce qui motiverait la demande de son licenciement à l’inspection du travail qui doit trancher prochainement. Les trois autres cégétistes, " par souci d’apaisement ", n’étant " que " mutés. Ils habitent la région de Perpignan. Dès le 1er août, ils pourront être envoyés à plusieurs centaines de kilomètres de leur domicile. Intenable. " Pour nous, explique Thierry Labelle, secrétaire de l’UD CGT des Pyrénées-Orientales, ce sont des licenciements déguisés. Il s’agit d’une véritable machination avec préméditation (voir ci-dessous) contre la CGT. " Un comité national de soutien vient de voir le jour avec les premières signatures de Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT, et de son homologue de l’UNSA, Alain Olive. Le syndicat entend faire de cette " affaire " un exemple.
" Ça va monter crescendo, souhaite Thierry Labelle. Et les millions de touristes qui vont emprunter les ASF vont être sollicités. " Pour la direction, pas question de lever les sanctions. " À chacun maintenant de prendre ses responsabilités ", affirme Jean-Marc Phéby. Dans une note à son supérieur hiérarchique, Yves Verneau, chef de district à Rivesaltes, avait écrit dès le 23 mai : " Si des poursuites sont engagées envers ou tout une partie de nos quatre agents, il faudra bien mesurer les enjeux, en plus bien évidemment de la solidité de notre dossier. En effet, mon vécu dans les Pyrénées-Orientales me permet d’indiquer que la CGT est extrêmement bien organisée. Au travers d’exemples récents, cet organisme a montré sa capacité à mobiliser des foules pour sauver "des martyrs" ".
Mardi 2 juin, 5 syndicalistes de la C.G.T. se présenteront devant le tribunal correctionnel de Montpellier pour avoir « séquestré » au cours des manifestations de 2003 contre la décentralisation Raffarin, la direction régionale des A.S.F.
Le mouvement des jeunes communistes 66 tient à apporter son soutien à la CGT et aux 5 syndicalistes qui subissent une repression syndicale sans précédent dans notre département.
30 mai 2009
Européenne : les femmes et l'Europe
Les droits des femmes et l'Europe !

Dans la campagne pour les élections européennes du 7 juin, une des propositions faites par le Front de Gauche est d’instituer une clause de l’Européenne la plus favorisée, promue depuis cette époque par l’association Choisir la Cause des Femmes. Mais qu’est-ce que ça veut dire ? Et comment on fait concrètement ?
En 1979, Gisèle Halimi a lancé cette idée par ces mots : «Notre objectif, je l’appellerai la Clause de la citoyenne la plus favorisée. Chaque citoyenne devra bénéficier du statut le plus progressiste, le plus juste, le plus féministe en vigueur dans un pays membre [...] Le nivellement, dans l’Europe des femmes, doit se faire par le haut». Cela ne signifie donc pas l’alignement du droit européen sur le droit national du pays membre le plus favorable aux femmes, mais l’alignement au cas par cas, pour chaque mesure, sur la législation la plus favorable. On ne peut donc pas se demander où habite l’Européenne la plus favorisée, puisqu’elle n’existe pas !
Le choix de donner la vie
L’application de la clause de l’Européenne la plus favorisée sur ce point est aujourd’hui impossible car la santé en matière de reproduction et de sexualité est du domaine de ce que l’on appelle la subsidiarité (c’est-à-dire que c’est de la compétence des États membres). Il faudrait donc commencer par faire voter une directive sur cette question, en imposant à tous les États membres d’appliquer sur chaque point la législation la plus favorable.
Par exemple, sur la contraception, dans certains pays l’accès est parfois difficile du fait du coût et de la rareté de méthodes de contraception qui sont souvent importées. L’information est également tout à fait insuffisante dans de nombreux pays (souvent marqués par l’influence catholique comme l’Irlande par exemple) où le sujet reste tabou. Dans plusieurs pays l’accès à la contraception est soumis à autorisation parentale pour les mineures. La loi la plus favorable ? Aux Pays-Bas où l’accès aux méthodes contraceptives est libre, direct et gratuit ; l’État assure l’information, la disponibilité et la gratuité pour les femmes mineures ou majeures.
Concernant le droit à l’avortement, il existe encore des pays où il est interdit (la Pologne, l’Irlande, Malte et Chypre – à noter qu’en Pologne, elle était autorisée sous le régime socialiste et a été interdite en 1997, notamment sous la pression de l’Église catholique) et la durée de grossesse jusqu’à laquelle il est autorisé diffère, là encore selon les pays : 12 semaines en France, de 18 à 24 selon des critères parfois assez restrictifs en Grèce ou en Allemagne. La loi la plus favorable ? En Suède où l’IVG est pratiquée sur simple demande de la femme jusqu’à 18 semaines de grossesse.
Concernant l’éducation sexuelle, on trouve la loi la plus favorable au Danemark où elle est obligatoire dès l’école primaire.
Le droit de la famille
En France, le droit au divorce est reconnu dans sa forme actuelle (dont notamment le consentement mutuel) depuis 1975. Mais il reste interdit à Malte (encore un pays catholique…) et soumis à une période de séparation de 4 ans en Irlande (même commentaire). La loi la plus favorable ? En Espagne où la loi ne prévoit pas de «causes» pour divorcer (il suffit que l’un des époux le demande) avec un secours alimentaire obligatoire.
La plupart des pays accordent au parent qui le demande un congé parental après le congé maternité ou paternité, d’une durée et une rémunération très variables d’un pays à l’autre. Il existe pourtant une directive européenne sur ce point, mais elle exige simplement l’existence d’un tel congé, sans aucune contrainte sur es deux aspects… On trouve donc des durées allant de 3 mois (comme à Chypre) à 3 ans (comme en France), et une rémunération qui peut être soit nulle, soit forfaitaire, soit proportionnelle au salaire. La loi la plus favorable ? En Suède où on trouve un congé parental de 480 jours (dont 60 réservés au père ! c’est aussi cela le féminisme) et rémunéré à 80% du salaire.
Concernant le mariage, la loi la plus favorable se trouve en Autriche où le mariage civil prime sur le mariage religieux. Le contrat d’union civile le plus favorable se trouve en Belgique où il donne aux couples hétérosexuels ou homosexuels un certain nombre de droits en matière de logement, de fiscalité ou de succession. Concernant l’autorité parentale, la loi la plus favorable se trouve en Estonie où cette autorité ne dépend que du fait d’être parent de l’enfant (filiation) et chacun des deux la conserve en cas de séparation.
La lutte contre les violences faites aux femmes
La violence (physique, psychologique, verbale, sexuelle…) touche un grand nombre de femmes en Europe. En Europe, la violence domestique est la première cause de mortalité et d’invalidité pour les femmes âgées de 16 à 44 ans. En France, une femme meurt tous les 3 jours, sous les coups de son compagnon. La majorité des actes de violence sont commis par des hommes, le plus souvent des partenaires ou d’anciens partenaires.
Dans un certain nombre pays existe des politiques nationales de lutte contre la violence conjugale mais le poids des traditions ou l’absence de prise de conscience politique les rend inexistantes dans d’autres… Par exemple en Italie (encore un pays catholique, décidément…) il n’y a aucun plan d’action national. La loi la plus favorable ? En Espagne (pourtant catholique, ouf !) où une loi-cadre très complète a été adoptée en 2004 (sensibilisation à l’école, formation des agents des services publics potentiellement concernés, protection d’urgence de la victime, centres d’accueil nombreux, sanctions fortes, tribunaux spéciaux).
Concernant le viol, la loi la plus favorable est celle de la France qui le considère comme un crime. Concernant la prostitution, elle est interdite en Suède où seuls les clients sont (fortement) pénalisés. La meilleure législation contre le harcèlement sexuel se trouve en Lituanie où des dispositions efficaces existent.
L’égalité professionnelle
Parmi les 27 pays de l’Union, le taux d’emploi des femmes varie de 37% à Malte à 74% au Danemark avec une moyenne de 59%. Le travail à temps partiel subi touche en premier lieu mes femmes avec un taux moyen de 31%, variant de 2,7% en Bulgarie à 75% aux Pays-Bas. L’écart salarial moyen entre hommes et femmes est de 17%, avec des pics à 30% en Estonie ou 25% en Autriche. Seuls six pays interdisent explicitement la discrimination salariale (Allemagne, Grèce, Italie, Pays-Bas, Portugal et Espagne). La meilleure législation se trouve pourtant en France, que la clause retient pour son régime de retraite fondé sur la solidarité, l’obligation de présenter des bilans par sexe au niveau des entreprises, les droits économiques et sociaux qui permettent des garanties collectives aux femmes.
L’égalité dans l’accès aux fonctions politiques
Au niveau de la représentation des femmes au Parlement Européen, Malte et Chypre sont lanternes rouges ; pour les parlements nationaux, Malte partage la «palme» avec la Hongrie, la Roumanie et la Slovénie. La Suède est championne toutes catégories. La législation la plus favorable se trouve en Belgique où la parité hommes-femmes est inscrite dans la Constitution.
Alors si vous êtes d’accord avec ces principes, il vous faut voter Front de Gauche.
À noter que malheureusement le PS ne soutient pas cette proposition, faute d’avoir trouvé un consensus sur l’avortement entre les partis européens qui composent le PSE… Dommage !
Mellal Farid
28 mai 2009
Cabestany: une journée contre les discriminations
Cabestany ouvre le Printemps des solidarités
Sur le thème "La diversité dans tous ses débats", la journée d'ouverture aura lieu ce jeudi au centre culturel. Alain Bentolila animera une conférence à 11 h sur l'illettrisme et la discrimination.
L e 2 e "Printemps des Solidarités" qui se déroulera du 28 mai au 17 juin prochain sur tout le département, débute ce jeudi à Cabestany. Invité du CML et du conseil général, le linguiste Alain Bentolila, professeur à l'université Paris V, ouvrira les conférences.
Plus d'un Français sur dix, entre 17 et 25 ans, ne sait ni lire ni écrire correctement. Ce handicap les enferme dans un véritable ghetto social et conduit à l'exclusion, à la révolte, parfois à la violence. Pourtant, ces citoyens-là ont un cerveau comme les autres, et ils ont passé douze années à l'école ! Le combat
d'Alain Bentolila
C'est son père, professeur qui, pendant son enfance, au fin fond du bled en Algérie, a fait vibrer Alain Bentolila avec les mots d'Hugo et lui a donné le goût du beau langage. Les années passées en Haïti, où il a conduit des programmes d'alphabétisation, lui ont ouvert les yeux sur le fléau de l'illettrisme qu'il ne cesse de dénoncer. "Les mots sont des armes, explique-t-il, dont chaque enfant doit être équipé. Les siens, en tout cas, sont bien ciblés". Alain Bentolila mène un autre combat et parle d'une véritable "insécurité linguistique" dans laquelle seraient plongés plus de 10 % des Français. Aujourd'hui, un certain nombre de citoyens sont moins capables que les autres d'exprimer leurs pensées avec justesse. Cela a deux conséquences : la première est que leur pouvoir sur le monde s'en trouve limité ; la seconde, c'est que cela les enferme dans un ghetto et favorise un communautarisme croissant. Cette véritable inégalité linguistique se traduit par une grave inégalité sociale.
Au programme :
9 h : allocution de bienvenue de M. Jean Vila, maire de Cabestany, conseiller général du canton de Perpignan III. – 9 h 10 : présentation de la Journée par Mme Ségolène Neuville, conseillère générale. – 9 h 30 : ouverture par M. Christian Bourquin, président du conseil général. – 10 h : "La question des discriminations d'un point de vue juridique et sociologique", par M. Dominique Sistach, maître de conférences en droit à l'Université de Perpignan. – 11 h : conférence sur "L'Illettrisme et la discrimination culturelle et sociale" de M. Alain Bentolila, vice-président de la Fondation Caisse d'Epargne pour les solidarités, linguiste (il signera son dernier ouvrage "Le verbe contre la barbarie"). - 13 h 30 : table ronde n°1 : "L'entreprise, partenaire et actrice de la lutte contre les discriminations ?". – 14 h 50 : table ronde n°2 : "Rose pour les filles, bleu pour les garçons : les discriminations de genre au quotidien". – 15 h 45 : table ronde n°3 : "Comment changer le regard sur les personnes handicapées ?"
27 mai 2009
Front de Gauche - Film officiel 2
Front de Gauche - Film officiel 2
Vidéo envoyée par frontdegauche
votez front de gauche le 7 juin !!
Front de Gauche - Film officiel 2
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Vidéo envoyée par frontdegauche
votez front de gauche le 7 juin !!
26 mai 2009
mach: un député godillot
Daniel Mach
Député UMP des Pyrénées-Orientales (1ère circonscription)
Publié le Samedi 2 Mai 2009
Plus d’infos sur les sites de l’Assemblée Nationale, Mémoire Politique, Mon-Député.fr ou Wikipedia.
Daniel Mach
député godillot des
Pyrénées-Orientales
Le godillot du jour a la voix qui porte fort et loin, il est dommage qu’elle ne serve malheureusement qu’au bavardage et à l’invective…
Travaux parlementaires depuis 2007 :
(pour un ordre de grandeur numérique comparez avec nos exemples d’anti-godillots)
- 2 interventions en séance dont une questions au gouvernement
- Aucune intervention en Commission
- Aucun rapport d’information
- 3 propositions de loi
Présence et activité sur la loi HADOPI :
- Présence pour le rappel des troupes en seconde lecture
- Aucun dépôt ou signature d’amendement
- Aucune prise de parole publique, intervention sur le fond, ni même invective n’a été consignée
Observations en séance au cours des débats sur la loi HADOPI :
Mercredi 29 Avril 2009 (séance de l’après-midi)
19H15 - En grande conversation au fond de l’hémicycle avec un petit groupe d’UMP dont Jacqueline Irles et François Calvet, se font des blagues
19H30 - Invectives non consignées en direction de l’opposition :
Bouhouh !
Mercredi 29 Avril 2009 (séance du soir)
22H50 - Arrivée en séance pour la fin de la discussion générale et l’annonce prochaine de vote par scrutin public
23H00 - Invectives en direction de l’opposition
Sources
Les faits relatés dans cette page ne sont pas fictionnels, ils se sont réellement passés en hémicycle comme en attestent nos sources :
Notes de séance de Roux, Teymour, RFlores, PI et Taziden
Front de Gauche - Film officiel 1
Front de Gauche - Film officiel 1
Vidéo envoyée par frontdegauche
clip officiel du front de gauche !!
25 mai 2009
Pour une autre Europe
S'opposer à la ratification du traité de Lisbonne
L'état des lieux
Après l'échec de la ratification du Traité Constitutionnel Européen suite aux résultats des référendums danois et français, un certain nombre de dirigeants européens, Sarkozy en tête, ont inventé un subterfuge pour contourner le vote populaire : Un mini traité modifiant les traités antérieurs, mais qui ne serait plus constitutionnel qu'on éviterait donc autant que possible de soumettre au verdict des peuples : Le traité de Lisbonne, adopté par les chefs d'état en octobre 2007 et destiné à l'origine à être adopté par tous les états avant les élections de 2009.
D'abord, il s'agit d'un texte volontairement embrouillé : il y a deux parties, mais les propositions de lois et les règles du jeu constitutionnelles sont éparpillées dans les deux parties ; on ajoute des articles à des articles ; on fractionne les thèmes, on insère des protocoles additionnels. Comme le dit un expert, Giscard d'Estaing, on a camouflé la plupart des innovations du Traité Constitutionnel en les faisant éclater en plusieurs textes. Mais c'est la même chose que le TCE
Ce traité a fait l'objet en France d'un déni de démocratie, puisque Sarkozy l'a fait passer en force, en refusant la procédure référendaire et en le faisant adopter au Parlement réuni en Congrès, grâce au vote positif et à l'abstention bienveillante de parlementaires socialistes, verts, et radicaux de gauche. Heureusement, le seul peuple à avoir été consulté par référendum, L'Irlande, à répondu par la négative. Il reste encore la république Tchèque et la signature de la Pologne que son Président lie à l'accord de l'Irlande. On s'apprête donc à faire revoter les irlandais en ajoutant un protocole additionnel leur faisant un certain nombre de concessions. Mais, l'approbation du traité ne pourra intervenir avant les élections de Juin 2009. D'où l'importance du résultat de ces élections comme signal apporté aux dirigeants européens. A noter que le Manifesto du PSE et que les Verts préconisent la ratification rapide et la mise en œuvre du traité de Lisbonne, et que le PS le considère comme « une donnée » !
La position du Front de Gauche
Elle consiste évidemment à s'opposer à ce traité qui ne fait que consolider les pratiques les plus néfastes de l'Union Européenne. Nous proposons avant tout un autre logiciel pour la construction européenne qui reposera sur les principes suivants :
- La recherche de normes communes conduisant l'Europe à rechercher une convergence par le haut, permettant un renforcement des protections juridiques accordées aux travailleurs, et non pas à s'aligner sur le plus petit dénominateur commun aux législations nationales.
- Le principe de non-régression doit le garantir : aucune mesure européenne ne pourra remettre en cause les droits sociaux et fondamentaux reconnus par telle ou telle législation nationale.
- La coopération, la solidarité et la définition démocratique des besoins et des droits sociaux doivent, seules, être des objectifs et des normes supérieures de l'Union. Ni la concurrence, ni le libre-échange, n'occuperont cette place prépondérante
Nous sommes pour une Europe-levier pour changer le monde! Pas plus que nous ne pouvons accepter le traité de Lisbonne, nous ne pouvons nous contenter des traités actuels. C'est pourquoi dès leur élection au parlement, les députés du Front, au sein du groupe de la Gauche Unitaire Européenne, qui sera un groupe de référence pour les progressistes de l'Europe et du monde, proposeront de redonner la parole aux peuples pour redéfinir un projet européen et les nouvelles institutions qui l'accompagnent. Ils demanderont de plus l'appui de toutes les organisations de progrès pour exiger la mise au point d'un véritable plan de relance européen qui profite aux salariés et non aux banques et qui soit autre chose que de la poudre aux yeux pour tenter de sauver le capitalisme destructeur
Européenne: le vote des eurodéputés socialistes
Dis moi comment tu votes , je te dirais qui tu es
Vous trouverez en lien le vote des députés socialistes au parlement européens sur de grandes questions:
Ils ont votés :
le traité de Lisbonne
l'intégration aux commandements intégrés de l'Otan
le nouveau marché transatlantique












