jeunes communistes 66

blog anticapitaliste et antilibéral

31 mai 2009

Affaire ASF: jugement le 2 juin

La repression syndicale continue...

l'affaire des ASF

Le jeudi 22 mai, un bon millier de personnes, à l’appel de la CGT, de FO, de l’UNSA et de la FSU, investissent l’autoroute à hauteur de Rivesaltes (Pyrénées-Orientales) afin de protester contre le projet gouvernemental sur les retraites. Philippe Galano - comme l’atteste un courrier électronique - avait prévenu son chef de district, Yves Verneau, de l’imminence d’une manifestation afin " de garantir la sécurité des usagers et des éventuels grévistes qui se trouveraient sur le tracé ". Puis le responsable cégétiste intervient sur place pour tenter de canaliser la foule. Au cour de celle-ci, les trois autres syndiqués sanctionnés : Jean-Claude Guy, ce jour-là en repos ; Étienne Martinville, en délégation syndicale ; Gérard Gauby, en arrêt maladie avec sorties autorisées. Pour la direction des ASF, ces quatre agents ont mis " en danger la vie d’autrui ". Jugeant cette " manifestation surréaliste et inadmissible " au regard de la sécurité routière, le directeur Jean-Marc Phéby estime " qu’on ne peut tolérer que les mauvais exemples viennent de nos salariés ". " Nous n’étions pas organisateurs, se défend Philippe Galano. On a pris nos responsabilités pour limiter les risques. " Une version appuyée par son chef dans son rapport effectué dès le lendemain : " De mon point de vue, il (Galano - NDLR) essayait principalement, avec ses moyens, de conseiller les manifestants pour éviter le pire et tentait donc de sécuriser une opération à hauts risques. " Interrogé par l’Humanité, Jean-Marc Phéby avoue du bout des lèvres que " M. Galano a eu par moment des signes pour que les manifestants n’aillent pas se jeter sur les roues des camions ". Puis son adjoint, Lionel Rossi, lâche : " À quatre, bloquer mille personnes, c’est impossible. " Conclusion tirée par la direction : " Ces quatre agents auraient dû se retirer de la manifestation. Ils ont porté atteinte aux valeurs fondamentales de l’entreprise " !

L’affaire s’envenime le 3 juin lorsque des dizaines de personnes occupent le siège d’ASF à Narbonne afin de protester contre les mesures disciplinaires à l’encontre des quatre agents. Des bureaux sont saccagés, Jean-Marc Phéby pris à partie dans son bureau. " À aucun moment, dit Philippe Galano, je ne l’ai menacé, ni même frappé. " Aujourd’hui, le directeur et son adjoint évoquent " des coups et blessures, des violences, des vols de documents et de chéquiers, des menaces de mort sur l’équipe dirigeante et leurs familles ". Et pointe du doigt une seule et unique personne : Philippe Galano, ce qui motiverait la demande de son licenciement à l’inspection du travail qui doit trancher prochainement. Les trois autres cégétistes, " par souci d’apaisement ", n’étant " que " mutés. Ils habitent la région de Perpignan. Dès le 1er août, ils pourront être envoyés à plusieurs centaines de kilomètres de leur domicile. Intenable. " Pour nous, explique Thierry Labelle, secrétaire de l’UD CGT des Pyrénées-Orientales, ce sont des licenciements déguisés. Il s’agit d’une véritable machination avec préméditation (voir ci-dessous) contre la CGT. " Un comité national de soutien vient de voir le jour avec les premières signatures de Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT, et de son homologue de l’UNSA, Alain Olive. Le syndicat entend faire de cette " affaire " un exemple.

" Ça va monter crescendo, souhaite Thierry Labelle. Et les millions de touristes qui vont emprunter les ASF vont être sollicités. " Pour la direction, pas question de lever les sanctions. " À chacun maintenant de prendre ses responsabilités ", affirme Jean-Marc Phéby. Dans une note à son supérieur hiérarchique, Yves Verneau, chef de district à Rivesaltes, avait écrit dès le 23 mai : " Si des poursuites sont engagées envers ou tout une partie de nos quatre agents, il faudra bien mesurer les enjeux, en plus bien évidemment de la solidité de notre dossier. En effet, mon vécu dans les Pyrénées-Orientales me permet d’indiquer que la CGT est extrêmement bien organisée. Au travers d’exemples récents, cet organisme a montré sa capacité à mobiliser des foules pour sauver "des martyrs" ".

Mardi 2 juin, 5 syndicalistes de la C.G.T. se présenteront devant le tribunal correctionnel de Montpellier pour avoir « séquestré » au cours des manifestations de 2003 contre la décentralisation Raffarin, la direction régionale des A.S.F.

Le mouvement des jeunes communistes 66 tient à apporter son soutien à la CGT et aux 5 syndicalistes qui subissent une repression syndicale sans précédent dans notre département.

Posté par chavez hugo à 11:05 - Nos combats - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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Commentaires

Afin de soutenir nos camarades à Montpellier, un bus de la CGT partira à 9h du Parc des expositions.

Posté par Marxhilde, 31 mai 2009 à 13:24

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