jeunes communistes 66

blog anticapitaliste et antilibéral

30 novembre 2008

pour une meilleure reconnaissance des étudiants étrangers

Propositions de motion pour le prochain conseil d’administration de l’U.P.V.D

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·                                 Motions 1 :

Le Conseil d'Administration réuni le 19 décembre 2008 affirme que les étudiants étrangers doivent avoir les mêmes droits que les étudiants français en matière de parcours d'études, y compris de redoublement ou de réorientation, et considère que toute décision contraire à ce principe est discriminatoire. Ce principe d'égalité est conforme aux traditions d'ouverture, d'accueil et de coopération internationale des universités françaises, ainsi qu'aux chartes européennes et à la charte universelle en matière de droits humains.

·                                 Motion 2 :

Le Conseil d'Administration estime que tout étudiant étranger admis à s'inscrire à l'université sur des critères pédagogiques doit pouvoir bénéficier d'un titre de séjour lui permettant de mener à bien les études qu'il a choisies. Le Conseil d'Administration de l'Université de Perpignan sous la présidence de M. Jean Benkélil affirme que seuls les enseignants de l'université sont compétents pour juger de la réalité et du sérieux du parcours universitaire de leurs étudiants. En conséquence il mettra tout en oeuvre pour permettre à un étudiant étranger le droit de poursuivre ses études. Dans le cas où la préfecture persisterait à refuser le titre de séjour ou son renouvellement à un étudiant malgré les recours, le Conseil d'Administration demande que l'étudiant soit autorisé à passer ses examens.

Mellal Farid, membre du C.A de l’université.

Jeune communiste.

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29 novembre 2008

Sauvons les RASED

Sauvons les RASED

(Réseaux d’Aides Spécialisées aux Élèves en Difficulté)

   

3000 professionnels de RASED vont être supprimés.

Des dizaines de milliers d’élèves seront privés d’aides spécialisées..

Créés en 1990, les RASED ont pour mission de fournir des aides spécialisées à des élèves en difficulté dans les classes ordinaires, en coopération avec les enseignants de ces classes.

Vous trouverez un lien pour signer la pétition contre la suppression des R.A.S.E.D:

http://www.sauvonslesrased.org/

Fraternellement Farid

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28 novembre 2008

Les IUT en danger

Les Dégâts de la L.R.U.

Une journée d’action fut organisée le 24 novembre dans les IUT. Des IUT qui sont très inquiets du risque que ferait peser sur leur avenir la loi sur la réforme de l’Université.

Dans la plupart des IUT, il n’y a pas ou peu eu de cours ce vendredi. Cette action a été décidée par l’association des directeurs et par les présidents. Ils entendent alerter les parents, les étudiants, les personnels et les entreprises sur l’impact négatif que comporterait la loi relative à l’autonomie des universités (loi LRU) sur le bon fonctionnement de leurs établissements. Une loi qui fera qu’à partir du 1er janvier prochain, ce sont les présidents d’université qui attribueront aux IUT leurs dotations budgétaires[1]. « Jusqu’à présent, les IUT avaient un budget fléché, directement calculé et attribué par Bercy. Ils étaient ainsi protégés. Ce ne sera plus le cas », regrette P. Bellegarde, le directeur de l’IUT de Perpignan. Les présidents d’université auront désormais le pouvoir de diminuer ou d’augmenter les crédits affectés à tel ou tel établissement ou composants. Pour les directeurs d’IUT, le risque est que les universités, qui elles-mêmes pourraient voir leurs crédits diminuer si leurs performances ne sont pas celles attendues, aient la tentation de répercuter cette baisse sur les IUT. « Si nos crédits baissent, nous serons obligés de fermer des formations », s’inquiète son adjoint Daniel Sacco. « Pourquoi changer un système qui fonctionne bien et qui a montré son efficacité ? Il serait quand même incroyable que cette autonomie donnée aux universités aboutisse à des dégâts sur les IUT. Déjà, des IUT sont mis à mal parce que des présidents d’université ont décidé de baisser les crédits qui leur étaient alloués ».

Je regrette que ce débat ait eu lieu maintenant. Lors du mouvement de grève contre la L.R.U nous avions avertis l’université et l’IUT des risques encourus. En tant que membre du C.A, j’ai réitéré cet avertissement lors de la séance du conseil d’administration du 3 octobre 2008 (voir Procès verbal).

Les DUT menacés ?

Autre inquiétude des IUT : cette réforme, en instituant une disparité des dotations, pourrait aussi avoir comme conséquence de remettre en cause le caractère national des DUT. Une pétition « DUT, une suppression programmée » a été lancée sur le site internet officiel des IUT. Autant de craintes qui font que cette première journée d’action sera très suivie. 90 % des 116 IUT de France devraient y participer. La revendication des IUT est claire et précise. « On demande une annexe à la loi qui obligerait les universités à nous garantir les moyens dont nous avons besoin ». D’autres actions plus radicales sont envisagées si satisfaction n’était pas obtenue rapidement.

Ce vendredi 28 novembre se tiendra une assemblée générale au sein du département logistique transport pour sensibiliser les étudiants au danger de la réforme Pecresse.


[1] Article L712-10

Créé par Loi n°2007-1199 du 10 août 2007 - art. 18 JORF 11 août 2007

Les unités et les services communs des universités bénéficiant des responsabilités et compétences élargies en matière budgétaire prévues à l'article L. 712-9 sont associés à l'élaboration du budget de l'établissement dont ils font partie. Ces unités et services communs reçoivent chaque année une dotation de fonctionnement arrêtée par le conseil d'administration de l'université.

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26 novembre 2008

Melenchon rejoint le P.C

Pour une gauche décomplexé…

Le sénateur Jean-Luc Mélenchon, qui a claqué la porte du PS juste avant le congrès de Reims pour former un nouveau parti, rejoint le groupe commmuniste du Sénat

"Le groupe communiste républicain et citoyen a accueilli favorablement la demande d’adhésion de Jean-Luc Mélenchon sénateur de l’Essonne", indique un communiqué du groupe.

logsenat


Ce dernier précise qu’"à cette occasion le groupe sera dorénavant dénommé "groupe Communiste, Républicain, Citoyen et des sénateurs du Parti de gauche (CRC-SPG).

Un deuxième sénateur, François Autain, élu de Loire-Atlantique, a quitté le groupe socialiste pour le groupe communiste, a-t-on appris auprès du groupe CRC. M. Mélenchon et le PCF sont notamment en discussion pour la constitution de listes communes aux prochaines élections européennes.

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25 novembre 2008

rendez-vous congrès départemental

34ème congrès P.C.F

Vendredi 28 novembre de 20h à 23h.

samedi 29 de 9h à 18h.

Le 34ème congrès départemental se  tiendra ce week-end à Elne.

Il s'agit d'un rendez vous très important pour les communistes après l'adoption de la base commune.

Ce rendez vous va nous permettre de définir l'orientation de notre fédération au congrès national.

Ce rendez-vous permettra également de choisir les membres du conseil départemental.

il sera également unh moment de convivialité et de partage entre tous les militants.

Venez nombreux ...

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21 novembre 2008

Mobilisation contre la privatisation de la Poste

Journée de Mobilsation contre la privatisation de la poste

Rendez vous Samedi 22 Novembre à 14h30

Place de Catalogne.

Vous trouverez en pièce jointe le tract du parti communiste français.

20081114_tract_poste_1

logo_poste

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20 novembre 2008

motion UNEF Perpignan

upvd

L'UNEF Perpignan déplore solennellement les conditions dans lesquelles est mise en oeuvre la réforme de la formation des enseignants. Il proteste contre un calendrier qui oblige l'université à prévoir pour 2009-2010, dans la précipitation, l'application d'une réforme des concours dont le contenu n'est toujours pas officiel à ce jour. Il s'oppose à toute réforme qui aurait pour effet de réduire dans la formation et les concours la part des savoirs disciplinaires en vue d'un allègement des épreuves qui ne fera qu'abaisser le niveau de formation
des futurs enseignants, en contradiction totale avec l'objectif affiché
par la « mastérisation ».
Il rejette l'idée de concours déclinés en « épreuves régionales » pour le recrutement des professeurs des lycées et collèges, ce qui serait contraire au principe, réaffirmé par le Ministère, de concours nationaux.
Il demande au ministère un délai de concertation de 6 mois pour une régulation disciplinaire et nationale mesurant l'impact de la mastérisation sur l'ensemble des masters.

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19 novembre 2008

masterisation: une mort annoncée des IUFM

"Sur la mastérisation des concours de recrutement des enseignants",

Par Farid Mellal pour l’UNEF Perpignan.

19 novembre 2008

Le projet de mastérisation des concours de recrutement des enseignants du premier et du second degré présenté le 13 octobre 2008 est censé répondre aux difficultés rencontrées par les jeunes professeurs (malgré la mise en place des IUFM il y a 17 ans), tout en répondant favorablement à de vieilles revendications syndicales :

— sanctionner la formation en IUFM par un diplôme, le master,

— amener de ce fait les professeurs des écoles et les titulaires du CAPES à un degré de qualification (Bac+5 au lieu de Bac+3) et de rémunération supérieur,

— améliorer la formation des enseignants grâce à l’allongement de leurs études.

Il faut d’emblée tordre le cou à ces contrevérités :

1. Les professeurs des écoles et du second degré suivent déjà au moins 5 années d’études et de formation avant d’être titularisés. Il n’y a donc aucun allongement réel.

2. Le projet prévoit la suppression de l’année de stage ; les jeunes recrutés enseigneront donc à plein temps dès leur première rentrée, sans autre formation qu’un stage limité en 2e semestre de M2 et sans autre soutien qu’un vague « compagnonnage ». On imagine déjà leur désarroi, comme celui de leurs élèves… L’idée d’un complément de formation apporté dans la première (T1) voire la deuxième année (T2) suivant le recrutement (avant la titularisation) est souvent avancée dans les IUFM, mais elle n’apparaît pas précisément dans les documents officiels. Dans tous les cas, cette formation s’ajouterait à un service d’enseignement complet. Pauvres jeunes enseignants qui devront préparer leurs cours, les assurer, corriger leurs copies avant d’aller effectuer une deuxième journée comme étudiants !

3. La revalorisation des traitements annoncée ne concerne que les débuts de carrière et n’a jamais fait l’objet d’un chiffrage précis. De plus, les étudiants devront attendre une année de plus avant d’être payés puisque l’année de stage disparaît, ce qui accroîtra les inégalités sociales (c’est peut-être pourquoi le ministère prévoit de manière bien peu républicaine qu’« en cas de difficultés de constitution d’un vivier d’étudiants de masters pour les collectivités et départements d’outre-mer, un examen spécifique sera envisagé » — l’emploi du terme « examen » au lieu de concours mérite d’être souligné). Enfin, on exigera des enseignants à 60/65 ans 42 annuités de traitement pour leur accorder une retraite à taux plein, ce que peu atteindront étant donné l’âge assez élevé des recrutés actuels. On voit donc que le gouvernement entend reprendre d’une main bien plus que ce qu’il semble généreusement accorder de l’autre.

Devant tant de mensonges, on ne s’étonne pas des absurdités contenues dans le projet ministériel :

— un calendrier de recrutement (épreuves d’admissibilité en janvier, d’admission en juin) qui réduit le M2 à un semestre de bachotage et un autre de stage, donc totalement incompatible avec un master recherche ;

— fondre master et préparation aux concours revient à marier la carpe et le lapin (l’expérience de certaines universités montre d’ailleurs que les étudiants ne parviennent pas à mener de front la préparation d’un concours et un travail de recherche) ;

— réduit à deux interrogations — l’une didactique (délirante, car comment un jeune sans expérience pourrait-il improviser un cours pour plusieurs niveaux), l’autre portant sur la « connaissance du système éducatif » —, l’oral ne laissera plus de place aux disciplines : on pourra ainsi être professeur de langue ou de musique sans avoir démontré sa capacité à s’exprimer correctement en anglais ou en italien ou à jouer d’un instrument !

— Enfin, alors qu’il s’agit officiellement d’élever le niveau de qualification des futurs enseignants, il est précisé tout aussi officiellement que le niveau d’exigence des futurs concours sera celui de la 3e année de licence !

— De même, les programmes des CAPES seront désormais ceux des collèges et des lycées, mais on ne s’est pas avisé que les questions enseignées en BTS et en classes préparatoires pouvaient varier. Mais ces absurdités n’en sont pas. Pour le comprendre, il suffit d’analyser en profondeur les motivations profondes de cette réforme pour en comprendre la logique redoutable.

1. Cette réforme s’inscrit d’abord dans une politique budgétaire, qui fait de la suppression de postes dans la fonction publique la seule variable d’ajustement du gouvernement. De 2002 à 2012, 140.000 postes devraient avoir disparu dans l’Éducation nationale, dont 35.000 entre 2007 et 2009. Or la seule suppression de l’année de stage en IUFM permettra d’économiser 15.000 postes. Pour éviter que la situation ne tourne au chaos, le ministère multiplie les expédients :

— La réforme des lycées annoncée par X. Darcos permettra de faire d’innombrables économies, notamment avec la réduction du volume horaire de cours pour les élèves (975 heures au lieu de 1100 en seconde) ; de plus, la modularisation rendra la plupart des matières optionnelles (y compris les mathématiques et l’histoire–géographie) et permettra de délivrer aux élèves des enseignements en fonction ni d’un programme national, ni de leurs attentes, mais des disponibilités locales en enseignants, rendus encore plus flexibles par la bivalence (avec une réduction probable du nombre de CAPES, actuellement 22, au moyen de fusions entre disciplines). On verra donc se renforcer un système éducatif à plusieurs vitesses, alors que V. Pécresse prétend amener 50% d’une classe d’âge au niveau licence.

— La réforme du CAPE et du CAPES est indissociable de cette politique : elle permettra de faire entrer dans les classes à la rentrée 2010 deux cohortes de nouveaux enseignants, recrutées en 2009 et en 2010 (encore qu’il soit désormais question que les enseignants recrutés en 2009 soient employés à plein temps dès leur première rentrée). Par ailleurs, on ne peut qu’être troublé par le fait que la semestrialisation du lycée ait été annoncée après le lancement de la réforme du CAPES : ne va-t-on pas faire assurer une partie des cours du 2e semestre par les stagiaires (non rémunérés) en M2 ?

Ainsi serait ouverte une brèche de plus dans les statuts de la fonction publique. Ce ne serait pas étonnant, car la mastérisation de la formation des enseignants est en fait une arme de destruction massive dirigée contre les fonctionnaires.

En effet, les directeurs d’IUFM et le gouvernement ont prévenu depuis longtemps que les masters seraient délivrés non seulement aux étudiants admis aux concours de recrutement de la fonction publique, mais aussi à d’autres ayant échoué au concours mais dont le niveau aux « partiels » correspondrait aux attentes des formateurs. Apparaîtra donc une nouvelle catégorie, les « reçus–collés » (reçus au master, collés au concours) qui, contrairement aux anciens maîtres-auxiliaires, aura reçu une forme de certification pédagogique.

On verra donc grossir considérablement le volant d’enseignants précaires, disponibles pour occuper des emplois de contractuels, recrutés en CDD de 10 mois pour effectuer 24 h de cours hebdomadaires, ou de vacataires, chassés des établissements sans droit au chômage après avoir effectué 200 h d’enseignement. Ces professeurs précaires seront recrutés directement par les établissements, dont les proviseurs et les principaux verront leurs prérogatives étendues, comme la loi LRU l’a fait pour les présidents d’université.

Dans ces conditions, le maintien de fonctionnaires dans l’Éducation nationale apparaîtra comme une anomalie à laquelle il sera facile de mettre fin, comme ce fut déjà le cas à La Poste ou à France Télécom, mais aussi dans les établissements d’enseignement de la plupart des pays d’Europe. Une mesure transitoire sera de faire basculer les nouveaux enseignants dans la fonction publique territoriale, sans garantie de poste, ce que semble annoncer le projet soutenu par la CPU de régionaliser les concours de recrutement (officiellement pour répondre au souhait des jeunes recrutés de rester dans leur région d’origine). On ne saurait donc trop insister sur le fait que la réforme des lycées et la mastérisation des concours sont liés et préparent le démantèlement de l’enseignement public en France. Les universitaires ne doivent pas croire qu’ils seront épargnés.

Faisant suite à l’intégration des IUFM aux universités, la mastérisation ressemble à un processus de fusion–acquisition, avec son cortège de suppressions de services et d’emplois :

— La concurrence entre masters professionnels « enseignement » et masters recherche risque fort de se traduire par une désertion des seconds au profit des premiers. La création annoncée ici et là de licence « Professeur des écoles » aura des conséquences semblables dans le premier cycle.

— Il sera donc possible de fermer de nombreuses formations (licences et surtout masters) ainsi que des écoles doctorales, surtout dans les universités petites et moyennes. C’est ainsi que la mastérisation permettra de redessiner la carte universitaire selon les désirs du ministère, avec 10 ou 12 universités de renommée mondiale (au moins en raison de leur taille) et plusieurs dizaines de collèges universitaires, se contentant de délivrer des licences pluridisciplinaires et des masters « professionnels », où les enseignants–chercheurs seront progressivement remplacés par des professeurs agrégés (PRAG), puisque ces derniers seront désormais destinés à enseigner en licence.

— Ces phénomènes seront renforcés par la mise en place de masters « enseignement » académiques, dans le but de contraindre les universités d’une même Académie à mutualiser leurs formations, mesure présentée par un directeur d’IUFM comme une « économie d’argent et d’intelligence », ce qui résume en fait tout l’esprit des réformes actuelles.

2. En effet, comme bien souvent, l’argument budgétaire sert de justification à une attaque généralisée contre la connaissance et ses modes de transmission.

Dans l’architecture qui prévalait jusqu’à maintenant, les futurs enseignants recevaient une formation pédagogique après avoir effectué des études et passé un concours essentiellement académiques. Ce parcours était irrigué par la recherche : à l’université (comme en partie à l’IUFM), les cours étaient prodigués par des enseignants–chercheurs ; les programmes du CAPES comme de l’agrégation tenaient compte des progrès récents de la recherche car ils étaient définis par des membres de la communauté universitaire qui siégeaient dans les jurys. Le recrutement se faisait donc selon des critères scientifiques et donnait accès à un corps de la fonction publique, avec toutes les garanties apportées par ses statuts.

Plus rien de tout cela dans la configuration projetée, qui subordonne complètement les enseignements disciplinaires à une formation professionnelle elle-même bâclée :

— les programmes des CAPES sont donc réduits à ceux du secondaire (eux-mêmes fortement appauvris depuis des années), définis par l’Inspection générale, et donc au mieux figés et coupés des découvertes récentes, au pire soumis aux lubies pédagogiques de l’inspection ou aux pressions des politiques et des puissants.

— les universitaires seront exclus des jurys au profit de la « hiérarchie » administrative (inspections et chefs d’établissements) et de « membres de la société civile » (députés, chefs d’entreprise, curés, parents de familles nombreuses, simples badauds recrutés par petites annonces ?) ;

— le contenu des études universitaires sera profondément altéré : la transmission des connaissances issues de nos recherches devra régresser au profit de formations « pré–professionnalisantes », en particulier de stages dans les établissements scolaires.

De même que les réformes en cours dans le secteur de la recherche depuis 2004, notamment la destruction programmée du CNRS, visent à instaurer un pilotage politique au nom de l’« économie de la connaissance », au prix de l’abandon de branches entières du savoir pourtant fondamentales, la réforme des lycées et la mastérisation des concours de recrutement des enseignants visent à détruire les libertés académiques, dans le secondaire comme à l’université. Partout, c’est bien une idéologie utilitariste qui est à l’œuvre. De même que les seules disciplines scientifiques légitimes seraient les sciences appliquées, les seuls enseignements légitimes seraient les formations professionnalisantes. Appliqué aux domaines du savoir dont les seules finalités institutionnelles sont l’enseignement et la recherche, ce principe idéologique implique que seuls les contenus didactiques sont légitimes, comme si l’on pouvait être un bon enseignant sans maîtriser sa (ou ses) discipline(s), absurdité malheureusement souvent répétée ces temps-ci. On comprend alors pourquoi la maquette du nouveau CAPES accorde la part du lion à la didactique, y compris à l’écrit (calqué sur celui du CAPE).

Toutes ces réformes visent donc à ôter aux chercheurs et aux enseignants toute liberté, bien loin de l’autonomie promise notamment par la loi LRU.

Cette politique repose sur une mise en concurrence généralisée des institutions et des hommes. La mastérisation et la confusion apparente qui accompagne sa mise en place visent en effet à exacerber la rivalité :

— entre les diverses universités,

— entre les diverses composantes d’une même université, les tensions latentes entre IUFM et universitaires étant notamment excitées pour détourner l’attention des responsabilités propres au gouvernement et à l’Inspection,

— voire entre les universités et des préparations privées dont la menace revient fréquemment dans les discours officiels, non seulement pour nous inciter à rendre les fameuses maquettes, mais aussi sans doute parce que leur émergence est souhaitée pour des raisons idéologiques.

On le voit donc, cette réforme :

1) n’élève pas réellement le niveau du recrutement des futurs enseignants et n’élève pas durablement leur rémunération,

2) détruit les masters recherche, affaiblit la place des savoirs disciplinaires dans les licences et prépare le remplacement des enseignants-chercheurs par des professeurs agrégés pour le premier cycle (L),

3) rend plus aiguë la concurrence entre les universités et les universitaires,

4) s’intègre dans une réforme du lycée qui réduit nombre de disciplines à des options, contribuant activement à la fin du lycée général et à l’exigence du meilleur pour tous, l’essence même du service public d’enseignement,

5) développe la précarisation généralisée des enseignants.

En conséquence, une telle réforme ne peut contribuer, à terme, qu’à tout simplement détruire l’université et elle est dangereuse non seulement pour les étudiants et les enseignants mais aussi pour tous les élèves, autrement dit pour l’ensemble de la société.

Nous demandons donc, l’arrêt de cette réforme (par un moratoire), avec l’engagement de la part des ministres concernés que les concours 2010 se tiendront selon les modalités de 2009, et l’ouverture immédiate d’une négociation avec l’ensemble des acteurs, sans préalable (autrement dit sans accord, avant discussion, sur la mastérisation).

Mellal Farid, membre du C.A à l’université de Perpignan.

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16 novembre 2008

réunion des J.C

Réunion Lundi 17 Novembre 2008.

Rendez vous à 18h30 à la Fédération du parti communiste.

Préparation du pot de rentrée des jeunes communistes.

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15 novembre 2008

manifestaion anti avortement

Manifestation anti avortement à Perpignan.

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Après les mouvements "pro life" venus des États-Unis, les mouvements anti-avortements restent très présent en France. Cette après-midi, une manifestation de ces militants s'opposant à l'interruption volontaire de grossesse (I.V.G) ont manifestés devant le palais des congrès. Au cours de ce mouvement, un jeune fut arrêté par la police alors qu'il contestait simplement les revendications pronées par ces manifestants.

Il est à noter que de nombreux militants d'extrême droite , ainsi que des membres connus pour appartenir à l'Opus Dei étaient présents parmi la foule.

Nous ne pouvons qu'etre profondement choqués par la radicalité d'un mouvement encore bien présent dans notre ville.

33 ans après la loi weil, certains n'on pas encore avalé la pilule !!!!

Posté par chavez hugo à 22:32 - divers - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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